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Une experte est formelle : cette question à se poser chaque matin au réveil favoriserait le bonheur au quotidien

Une personne se réveille le matin, l'air serein, en se posant des questions bienveillantes pour orienter sa journée vers le positif et la découverte.

En France, une thérapeute spécialiste du bonheur propose une habitude matinale très simple pour alléger le moral et profiter davantage de chaque journée.

Alors que la période de fin d’année pèse souvent sur le moral, une professionnelle française du bien-être, interrogée par le média féminin aufeminin, défend une approche accessible : modifier légèrement sa façon de commencer la journée pour rendre le quotidien plus joyeux, sans tout changer à sa vie.

Une experte du bonheur qui plaide pour des gestes simples

Raphaëlle de Foucauld est thérapeute et se présente comme experte en bonheur. Elle a publié le livre 52 clés pour prendre le temps d’être heureux : 2 minutes de bonheur, construit autour de rituels très courts à intégrer dans la vie de tous les jours. Son credo : le bonheur n’est pas une destination, encore moins un idéal inaccessible, mais une pratique quotidienne.

Interrogée par aufeminin, elle invite à revoir complètement la façon dont on définit ce fameux bonheur. Pour elle, courir après un idéal empêche souvent de profiter de ce que l’on a déjà sous les yeux.

Pour Raphaëlle de Foucauld, le bonheur n’est pas un état magique à atteindre, mais « une manière d’habiter sa vie », faite d’expériences quotidiennes à observer et à ressentir.

Cette vision s’inscrit dans une tendance de fond en psychologie positive : plutôt que de chercher à supprimer tous les problèmes, il s’agit d’augmenter les expériences agréables, même modestes, dans sa journée.

« Qu’est-ce qui va m’arriver de beau aujourd’hui ? » : la question clé du matin

Au cœur de sa méthode, une habitude très concrète à installer dès le réveil. Plutôt que de laisser défiler mentalement la liste des obligations ou des préoccupations, la thérapeute propose de se poser une série de questions orientées vers ce qui peut faire du bien.

Elle explique qu’elle-même, chaque matin, prend ce temps volontairement.

« Je me pose cette question : ‘Qu’est-ce qui va m’arriver de beau aujourd’hui ? Qu’est-ce que je vais découvrir et qu’est-ce que je vais réussir ?’ Ces petites questions m’animent et me permettent de regarder la vie du bon côté », confie-t-elle.

Cette courte séquence n’a rien d’un exercice compliqué : elle ne demande ni matériel, ni connaissance particulière, ni longue méditation. Selon elle, quelques instants suffisent pour orienter l’attention vers le positif et stimuler la dopamine, un neuromédiateur associé au plaisir et à la motivation.

Trois questions pour orienter sa journée

Les interrogations proposées par Raphaëlle de Foucauld peuvent se résumer ainsi :

  • « Qu’est-ce qui va m’arriver de beau aujourd’hui ? » : se tourner vers un événement agréable possible, même modeste.
  • « Qu’est-ce que je vais découvrir ? » : adopter une posture de curiosité, ouvrir la porte à la surprise.
  • « Qu’est-ce que je vais réussir ? » : se projeter dans une action accomplie, valorisante, même si elle paraît minime.

En pratique, ces trois questions amènent à repérer à l’avance un moment plaisant (un café partagé, une promenade, un livre, une série), une nouveauté (une information apprise, un lieu, une personne) et une action concrète que l’on aura menée à bien (terminer un dossier, ranger un endroit, appeler quelqu’un).

Penser à un « beau moment », une « découverte » et une « réussite » chaque matin donnerait une direction plus lumineuse à la journée, sans nier pour autant les difficultés.

Savoir apprécier l’instant présent sans nier les problèmes

Pour la thérapeute, l’enjeu ne consiste pas à se répéter que tout va bien. Elle insiste sur le fait que les difficultés existent et qu’il ne sert à rien de les balayer d’un revers de main.

Elle rappelle toutefois un principe souvent mis en avant par la psychologie positive : augmenter la part d’émotions agréables peut atténuer le poids des émotions désagréables.

« Les difficultés, il ne faut pas les nier, il y en a, mais je suis profondément inspirée par le fait que lorsque l’on augmente ses affects positifs, cela fait diminuer ses affects négatifs », explique-t-elle.

Autrement dit, plus on repère ce qui va bien ou ce qui pourrait aller bien dans sa journée, plus il devient possible de sortir de la focalisation permanente sur ce qui ne fonctionne pas. Elle parle d’un esprit « plus ouvert » aux jolies choses, qui évite de rester « enfermé dans sa difficulté ».

Le piège des regrets et des inquiétudes

Raphaëlle de Foucauld alerte aussi sur un écueil courant : laisser son quotidien être envahi par les regrets du passé et les peurs de l’avenir. Selon elle, ce mécanisme mental consomme énormément d’énergie.

« Il ne faut pas surcharger son quotidien des regrets d’hier et des inquiétudes de demain. Très souvent, on a la tristesse des choses que l’on n’a pas faites ou l’on garde en tête les choses que l’on nous a dites (…) Cela mange une énergie de dingue. On oublie de regarder les belles choses qui se passent dans son quotidien », prévient-elle.

La question matinale qu’elle propose agit alors comme un contrepoids : tourner son regard vers aujourd’hui, ce qui peut s’y passer de bon, plutôt que de rester prisonnier de scènes anciennes ou de scénarios catastrophes imaginés.

Un rituel de deux minutes pour ancrer cette habitude

Son ouvrage met en avant l’idée que deux minutes suffisent pour enclencher ce changement de regard. Le matin, ces quelques instants peuvent prendre la forme d’un mini-rituel personnel, adapté à chacun.

Un lecteur peut, par exemple :

  • Rester une minute au calme au réveil, avant d’attraper son téléphone.
  • Formuler à voix haute ou mentalement les trois questions.
  • Noter rapidement, sur un carnet, une réponse à chacune d’elles.
  • Ces gestes, répétés jour après jour, créent une routine qui prépare le cerveau à chercher spontanément le positif au fil de la journée. La thérapeute parle d’un « temps pris pour être heureux », fractionné en courts instants accessibles même aux emplois du temps chargés.

    Ce que dit la recherche sur les petites habitudes positives

    Les conseils de Raphaëlle de Foucauld s’inscrivent dans un courant validé par de nombreux travaux scientifiques. Sans promettre de « bonheur garanti », ces études montrent qu’orienter volontairement son attention vers les aspects agréables de son quotidien peut renforcer le bien-être ressenti.

    Parmi les approches étudiées par les chercheurs en psychologie :

    • les exercices de gratitude, qui consistent à identifier régulièrement ce pour quoi l’on se sent reconnaissant ;
    • les journaux de réussites quotidiennes, où l’on note ce que l’on a bien fait dans la journée ;
    • les rituels d’intention du matin, proches de la question « qu’est-ce qui va m’arriver de beau aujourd’hui ? ».

    Ces pratiques ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il existe une souffrance importante, comme une dépression. Elles peuvent en revanche constituer un complément utile pour renforcer le sentiment de satisfaction chez des personnes qui vont globalement bien mais se sentent en baisse de moral, par exemple en hiver ou pendant une période chargée.

    Comment adapter ce rituel à son quotidien en France ?

    Pour un lecteur français, ce type de pratique ne nécessite aucun encadrement particulier. Il ne s’agit pas d’une thérapie officielle, mais d’un rituel de bien-être, proche de ce que proposent certains psychologues ou coachs en développement personnel.

    On peut facilement l’intégrer dans des moments déjà existants :

    Moment de la journée Façon d’appliquer les questions
    Au réveil, encore au lit Se poser mentalement les trois questions avant de se lever.
    Au petit-déjeuner Échanger sur « ce qui va être beau aujourd’hui » avec un proche.
    Dans les transports Noter sur son téléphone une découverte et une réussite possibles du jour.

    Un salarié peut par exemple décider que sa réussite du jour sera d’avancer sur un dossier en retard, qu’une belle chose pourrait être un déjeuner avec un collègue apprécié, et qu’une découverte sera le test d’une nouvelle balade en rentrant chez lui.

    Associer cette question à d’autres gestes favorables au moral

    Ce rituel du matin peut aussi se combiner à d’autres habitudes simples déjà largement mises en avant par les spécialistes : exposition à la lumière naturelle, activité physique régulière, contacts sociaux, limitation du temps passé sur les écrans le soir.

    Certains choisissent par exemple de l’accompagner :

    • d’une courte respiration profonde pour se recentrer ;
    • d’un étirement doux au bord du lit ;
    • d’un message envoyé à une personne à qui l’on souhaite une bonne journée.

    Ces gestes n’effacent pas les soucis professionnels, familiaux ou financiers, mais ils aident à préserver des espaces agréables au cœur d’un quotidien chargé. C’est dans cette logique que s’inscrit le conseil de Raphaëlle de Foucauld : prendre, chaque matin, quelques instants pour se demander ce qui pourrait arriver de beau, ce que l’on va découvrir et ce que l’on va réussir, afin de donner une chance réelle au bonheur de trouver sa place dans la journée.

    Questions fréquentes

    Combien de temps faut-il pour pratiquer ce rituel ?

    Deux minutes suffisent selon Raphaëlle de Foucauld. Le rituel peut se composer d'une minute au calme au réveil, de la formulation des trois questions et d'une note rapide de réponses sur un carnet.

    Cette méthode remplace-t-elle un suivi médical ou psychologique ?

    Non, ces pratiques ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique en cas de souffrance importante comme une dépression. Elles constituent un complément utile pour renforcer le bien-être chez les personnes qui vont globalement bien.

    Pourquoi commencer la journée par ces questions plutôt que par une liste de tâches ?

    Laisser défiler mentalement la liste des obligations surcharge le quotidien d'inquiétudes et consomme énormément d'énergie. Tourner son regard vers ce qui peut faire du bien oriente l'attention vers le positif et stimule la dopamine.

    Quelles études scientifiques soutiennent cette approche ?

    La méthode s'inscrit dans un courant validé par de nombreux travaux en psychologie positive, notamment les exercices de gratitude, les journaux de réussites quotidiennes et les rituels d'intention du matin qui montrent qu'orienter volontairement son attention vers les aspects agréables renforce le bien-être.

    Cette pratique garantit-elle le bonheur ?

    Non, elle ne promet pas un « bonheur garanti ». Elle vise plutôt à créer une habitude durable qui prépare le cerveau à chercher spontanément le positif au fil de la journée et à sortir de la focalisation permanente sur ce qui ne fonctionne pas.
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