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Une experte en relations de couple est formelle : ne vous mariez jamais si vous n’êtes pas prêt à faire ces 3 choses

Une experte en relations de couple est formelle : ne vous mariez jamais si vous n'êtes pas prêt à faire ces 3 choses

Avant le mariage, un spécialiste des relations appelle les couples à regarder leurs difficultés en face plutôt que de les ignorer.

Dans une publication relayée par la page source, dont le média et le pays de publication ne sont pas précisés, l’expert en relations de couple Jayson Gaddis livre un avertissement direct aux personnes qui envisagent une union durable. Son propos ne vise pas à décourager l’amour ou le mariage, mais à rappeler que la vie à deux met souvent à l’épreuve des fragilités personnelles longtemps restées invisibles.

Un avertissement qui ne rejette pas le mariage

« Ne vous mariez pas » : la formule peut sembler brutale. Jayson Gaddis précise pourtant qu’il aime lui-même être marié. Son message porte sur les exigences d’un engagement qui s’inscrit dans le temps, bien loin de la seule période des débuts ou de la cérémonie.

Selon lui, un partenariat durable peut compter parmi les chemins les plus difficiles. Il confronte chaque personne à ses réactions, à ses habitudes, à ses peurs et à ses compétences relationnelles. Les désaccords, les responsabilités quotidiennes et les périodes de tension peuvent révéler ce qui n’a pas encore été travaillé chez chacun.

Pour Jayson Gaddis, une relation durable met à l’épreuve les capacités des deux partenaires à se connaître, à gérer les tensions et à construire un fonctionnement commun.

L’expert estime que la relation peut aussi faire remonter des blessures de l’enfance non résolues. Dans son message publié le 31 janvier 2023, il écrit qu’un partenariat à long terme invite à affronter « tout ce qui n’a pas été aimé ni traité dans notre psychologie, notre neurobiologie et nos mécanismes de mammifères ». Il décrit cette expérience comme « un chemin spirituel ».

Les blessures anciennes peuvent peser sur la relation

La page source cite Kaytee Gillis, travailleuse sociale clinicienne, au sujet des effets possibles de traumatismes vécus durant l’enfance. Ils peuvent notamment se manifester par une peur de l’abandon, une irritabilité marquée, des disputes répétées ou, à l’inverse, un évitement systématique du conflit.

Ces réactions ne signifient pas qu’une personne ayant connu un traumatisme ne peut pas vivre une relation équilibrée. Elles invitent plutôt à identifier ses propres mécanismes. Une dispute anodine peut parfois provoquer une réaction intense si elle réactive une peur ancienne, comme celle d’être rejeté, contrôlé ou laissé de côté.

Le risque, dans un couple, vient souvent moins du désaccord que de la manière de le traiter. Se taire pour éviter toute tension peut créer de la frustration. Accuser l’autre sans chercher à comprendre ce qui se joue peut installer un cycle de reproches. À l’inverse, nommer ce qui blesse et écouter la réponse de l’autre offre un cadre plus apaisé.

Les trois engagements proposés avant de se marier

Jayson Gaddis formule trois attentes très concrètes. À ses yeux, les deux partenaires doivent accepter de les mettre en pratique avant de s’engager dans un mariage.

  • Continuer à apprendre. L’expert invite chacun à apprendre sur lui-même, sur l’autre et sur le couple. Il insiste sur le fait de ne jamais cesser de mieux se comprendre dans le cadre de la relation.
  • Faire face aux conflits et aux épreuves. Il conseille d’accepter les conflits, l’adversité et les difficultés, puis de devenir très compétent pour réparer ce qui a été abîmé et traverser ces moments ensemble.
  • Partager la conduite du couple. Les partenaires doivent collaborer, fonctionner comme des coéquipiers et répartir la charge. Jayson Gaddis reconnaît que ce partage peut être difficile, mais appelle les couples à progresser sur ce point.
  • « Apprenez. Apprenez à vous connaître, apprenez à connaître l’autre. Ne cessez jamais d’apprendre sur vous-mêmes et l’un sur l’autre dans le contexte de votre relation », écrit Jayson Gaddis.

    La première proposition demande de ne pas figer l’autre dans une image acquise au début de la relation. Les besoins, les projets et les limites évoluent au fil des années. Un couple peut traverser un déménagement, une période de chômage, un deuil, l’arrivée d’un enfant ou une maladie. Ces événements modifient parfois profondément l’équilibre quotidien.

    La deuxième règle ne revient pas à rechercher les disputes. Elle consiste à ne pas confondre paix apparente et paix réelle. Réparer un conflit peut passer par des excuses précises, la reconnaissance d’une blessure, un temps de recul ou une discussion reprise à froid. L’enjeu est de sortir du face-à-face où chacun cherche à avoir raison.

    Le partage de la charge au cœur de l’équilibre

    La troisième recommandation vise les rapports de pouvoir qui peuvent s’installer au sein du foyer. Jayson Gaddis écrit : « Partagez la conduite et collaborez. Être coéquipiers pour tout et partager la charge est crucial. Soyez honnêtes sur la difficulté qu’il y a à partager la conduite et améliorez-vous. »

    Ce partage concerne les décisions, les tâches domestiques, les dépenses, l’organisation familiale et la place laissée aux projets de chacun. Il ne suppose pas que chaque tâche soit accomplie exactement à parts égales à tout instant. Il implique que les deux personnes puissent parler de ce qui pèse sur elles et ajuster leur organisation lorsque celle-ci devient déséquilibrée.

    • Qui prend les décisions importantes et comment sont-elles discutées ?
    • Comment les tâches répétitives sont-elles réparties au quotidien ?
    • Un partenaire porte-t-il seul la charge mentale de l’organisation ?
    • Les désaccords peuvent-ils être abordés sans humiliation ni menace ?
    • Chacun conserve-t-il un espace pour ses besoins, ses liens et ses projets ?

    Ce que prévoit le mariage en France

    En France, le mariage civil se célèbre devant un officier d’état civil. Il ne se limite pas à un engagement affectif : il crée aussi des droits et des devoirs entre époux. Le Code civil prévoit notamment des devoirs de respect, de fidélité, de secours et d’assistance, ainsi qu’une communauté de vie.

    Les futurs époux peuvent choisir un contrat de mariage afin d’organiser leur régime patrimonial. Sans contrat, le régime légal s’applique. Cette question mérite d’être discutée avant la cérémonie, en particulier lorsqu’il existe un patrimoine, une activité professionnelle indépendante, des enfants issus d’une précédente union ou des écarts importants de revenus et de biens.

    Le notaire peut informer les couples sur les conséquences patrimoniales de leur choix. Pour les difficultés relationnelles, un professionnel de santé mentale ou un conseiller conjugal peut offrir un espace de dialogue. Cette démarche ne garantit pas l’absence de conflit, mais elle peut aider à mettre des mots sur des attentes qui n’ont jamais été formulées.

    Parler des sujets concrets avant la cérémonie

    Les conseils de Jayson Gaddis invitent surtout à ne pas attendre la première crise majeure pour aborder les sujets sensibles. Un projet de mariage peut être l’occasion de parler franchement de l’argent, du désir ou non d’avoir des enfants, de la place des familles, du travail, du lieu de vie, de la répartition des tâches et des limites de chacun.

    Ces conversations peuvent sembler moins romantiques que les préparatifs de la cérémonie. Elles permettent pourtant de repérer les zones de désaccord et les compromis possibles. Deux personnes n’ont pas besoin d’être identiques pour former un couple solide. Elles doivent pouvoir entendre leurs différences, négocier sans se dévaloriser et accepter de revenir sur un problème quand une première discussion n’a pas suffi.

    Jayson Gaddis va jusqu’à estimer que si les deux partenaires ne peuvent pas s’engager dans ces trois directions, leur relation ne tiendra pas. Il conseille alors de rester célibataire tant que ce travail personnel et commun n’est pas envisagé. Une position sévère, mais qui place la qualité du dialogue et la responsabilité partagée avant la promesse d’un mariage réussi.

    Questions fréquentes

    Quels sont les trois engagements que Jayson Gaddis estime essentiels avant le mariage ?

    Continuer à apprendre sur soi-même et sur l'autre sans jamais cesser de se comprendre dans le cadre de la relation, accepter les conflits et devenir compétent pour les résoudre ensemble, et partager la conduite du couple en collaborant comme des coéquipiers sur les décisions, les tâches domestiques et l'organisation familiale.

    Comment les traumatismes de l'enfance peuvent-ils affecter une relation de couple ?

    Selon Kaytee Gillis, travailleuse sociale clinicienne, les traumatismes de l'enfance peuvent se manifester par une peur de l'abandon, une irritabilité marquée, des disputes répétées ou un évitement du conflit. Une dispute anodine peut provoquer une réaction intense si elle réactive une peur ancienne comme celle d'être rejeté ou contrôlé.

    Quel est l'enjeu principal avec les conflits dans un couple ?

    Le risque vient moins du désaccord lui-même que de la manière de le traiter. Se taire crée de la frustration, tandis qu'accuser sans chercher à comprendre installe un cycle de reproches. Nommer ce qui blesse et écouter la réponse de l'autre offre un cadre plus apaisé.

    Quels sont les droits et devoirs légaux du mariage en France ?

    Le Code civil prévoit des devoirs de respect, de fidélité, de secours et d'assistance entre époux, ainsi qu'une communauté de vie. Les futurs époux peuvent aussi choisir un contrat de mariage pour organiser leur régime patrimonial, ce qui est notamment important en cas de patrimoine, d'activité professionnelle indépendante ou d'enfants issus d'une précédente union.

    Pourquoi est-il important de discuter des sujets concrets avant le mariage ?

    Un projet de mariage est l'occasion de parler franchement de sujets sensibles comme l'argent, le désir d'avoir des enfants, la place des familles et d'autres enjeux. Ne pas attendre la première crise majeure pour aborder ces questions permet d'éviter des incompréhensions fondamentales.
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