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Ce pays a limité un seul ingrédient dans ses aliments : les infarctus ont chuté, voici comment repérer les graisses trans dans vos courses

Rayons de supermarché avec boîtes de biscuits, viennoiseries et produits transformés contenant potentiellement des graisses trans industrielles.

Un pays a serré la vis sur un ingrédient très courant de l’industrie agroalimentaire. Résultat : les crises cardiaques ont nettement reculé.

En s’attaquant frontalement aux graisses trans industrielles, un État a vu les infarctus diminuer de façon spectaculaire, rapporte un média en ligne spécialisé en santé publique. Cette expérience réelle sert aujourd’hui d’alerte pour les autres pays, dont la France, et pose une question très concrète : comment repérer ces graisses dans les produits que l’on met chaque semaine dans son chariot de supermarché ?

Ce pays a limité les graisses trans… et les infarctus ont chuté

Le média cité explique qu’un pays a décidé, il y a quelques années, d’encadrer strictement les graisses trans dans les aliments transformés. Les résultats de cette politique ont été analysés par des chercheurs en santé publique à partir des données d’hospitalisation pour infarctus et autres maladies cardiovasculaires.

Après la mise en place d’une limite très basse de graisses trans dans les aliments, les hospitalisations pour infarctus ont significativement diminué dans ce pays.

Les scientifiques ont comparé les années précédant la réglementation et celles qui ont suivi. Ils se sont intéressés aux admissions à l’hôpital pour infarctus du myocarde et pour certains problèmes cardiaques graves, en tenant compte de l’âge, du sexe, mais aussi d’autres facteurs de risque présents dans la population.

Les chiffres montrent une tendance nette : dans les régions où les aliments riches en graisses trans étaient auparavant très consommés, la baisse des infarctus a été la plus marquée après l’entrée en vigueur de la réglementation. Là où l’exposition était moindre au départ, l’effet apparaît plus modéré.

Pourquoi cet ingrédient cible directement le cœur

Les graisses trans industrielles sont des graisses modifiées par un procédé chimique, l’hydrogénation partielle, qui permet de solidifier une huile végétale et de la rendre très stable dans le temps. Cette texture et cette stabilité sont très appréciées de l’industrie agroalimentaire, notamment pour les biscuits, viennoiseries, plats préparés ou fritures.

Sur le plan biologique, ces graisses modifient défavorablement les lipides sanguins. Elles ont tendance à :

  • augmenter le « mauvais » cholestérol (LDL) ;
  • faire baisser le « bon » cholestérol (HDL) ;
  • favoriser l’inflammation des vaisseaux sanguins ;
  • contribuer à la formation de plaques d’athérome dans les artères.

Au fil des années, ces effets s’accumulent et finissent par favoriser la survenue d’un infarctus ou d’un accident vasculaire cérébral, surtout chez les personnes ayant déjà d’autres facteurs de risque comme le tabac, l’hypertension ou le diabète.

Graisses trans : où se cachent-elles dans les rayons ?

Pour un consommateur, la difficulté est que les graisses trans ne sont pas toujours visibles sur le devant du paquet. Elles peuvent se dissimuler dans la liste d’ingrédients sous différentes dénominations, parfois peu parlantes.

Les produits les plus concernés

Les aliments les plus susceptibles de contenir des graisses trans industrielles sont :

  • les biscuits sucrés et salés, gâteaux industriels, cookies, barres fourrées ;
  • certaines viennoiseries et pâtisseries industrielles ;
  • les margarines et pâtes à tartiner grasses de bas de gamme ;
  • les plats préparés, pizzas et quiches industrielles ;
  • les produits panés et frits prêts à réchauffer ;
  • certains snacks salés, chips aromatisées, crackers ;
  • les préparations pour potages et sauces toutes prêtes.

Ces produits n’en contiennent pas tous, mais ils font partie des catégories où les graisses trans ont longtemps été utilisées pour améliorer la texture, le croustillant ou la conservation.

Les mentions à traquer sur les étiquettes

En France comme dans d’autres pays européens, les fabricants n’utilisent pas toujours le terme « graisses trans » sur l’emballage. En revanche, certains indices dans la liste des ingrédients doivent alerter :

  • « huiles partiellement hydrogénées » ou « graisses partiellement hydrogénées » ;
  • « matières grasses végétales hydrogénées » ;
  • « matières grasses végétales » sans précision, surtout sur des produits très bon marché et ultra-transformés ;
  • une liste d’ingrédients très longue, typique des produits ultra-transformés.
  • La mention « huile partiellement hydrogénée » est l’un des signaux les plus fiables de la présence de graisses trans industrielles.

    Les graisses trans existent aussi naturellement en très petites quantités dans certains produits animaux (beurre, lait, viande de ruminants). Dans ce cas, elles proviennent de la digestion des animaux et non d’un procédé industriel d’hydrogénation. Les autorités sanitaires s’inquiètent surtout des graisses trans industrielles, bien plus concentrées dans certains aliments transformés.

    Ce que l’expérience de ce pays change pour les autres

    Pour les chercheurs cités par le média en ligne, cette expérience nationale montre qu’une mesure ciblant spécifiquement les graisses trans peut avoir un impact concret sur la santé publique.

    En encadrant ou en interdisant ces graisses dans la production alimentaire, le pays étudié a réduit l’exposition de millions de consommateurs à un facteur de risque cardiovasculaire bien identifié. Moins de graisses trans dans les aliments du quotidien, c’est moins d’artères fragilisées au fil des années et, in fine, moins d’infarctus.

    Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large porté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui encourage les États à éliminer les graisses trans industrielles de l’alimentation. L’objectif est de les faire disparaître progressivement des produits transformés, en les remplaçant par d’autres matières grasses moins nocives.

    Pourquoi les fabricants y ont longtemps eu recours

    Pour l’industrie agroalimentaire, les graisses trans présentaient plusieurs avantages :

    • une texture solide ou semi-solide pratique pour tartiner ou donner du fondant ;
    • une excellente stabilité dans le temps, avec une durée de conservation allongée ;
    • une bonne résistance aux hautes températures pour les fritures répétées ;
    • un coût souvent inférieur à certaines matières grasses plus nobles comme le beurre ou certaines huiles végétales non transformées.

    Peu à peu, sous la pression des autorités sanitaires et des campagnes d’information, de nombreux fabricants ont revu leurs recettes. Le pays mis en avant par le média de santé a accéléré ce mouvement par une réglementation stricte, en fixant un seuil très bas de graisses trans autorisées dans les aliments.

    Que fait la France face aux graisses trans ?

    En France, le sujet des graisses trans industrielles est également surveillé. Les recommandations des autorités sanitaires vont dans le sens d’une réduction maximale de leur consommation, en particulier via les aliments ultra-transformés.

    La réglementation européenne encadre aujourd’hui la teneur maximale en graisses trans industrielles dans les produits alimentaires. Les industriels sont incités à les remplacer par d’autres types de matières grasses. Pour le consommateur français, cela signifie que les quantités présentes dans les produits vendus en grande surface ont globalement diminué par rapport aux années 1990 ou 2000.

    La stratégie française repose sur un encadrement réglementaire et sur la reformulation des produits par les industriels, mais aussi sur l’information du public.

    Le système du Nutri-Score, apposé sur de nombreux emballages, peut aider à repérer les produits très gras et très transformés, qui ont souvent une moins bonne note. Il ne fait pas apparaître spécifiquement les graisses trans, mais oriente vers des choix plus favorables à la santé cardiovasculaire.

    Pour limiter encore son exposition, un consommateur français peut :

    • privilégier la cuisine maison à partir d’ingrédients bruts ;
    • réserver les biscuits, viennoiseries industrielles et snacks à une consommation occasionnelle ;
    • choisir des huiles végétales non hydrogénées (colza, olive, tournesol…) pour la cuisson et l’assaisonnement ;
    • lire attentivement les listes d’ingrédients et éviter les mentions liées à l’hydrogénation.

    Conseils pratiques pour faire vos courses sans graisses trans

    Le média étranger met en avant une idée simple : l’impact sur la santé commence dès le supermarché. Chaque produit laissé ou pris sur le rayon finit par s’additionner au fil des années.

    Rayon Réflexe à adopter
    Biscuits et gâteaux Limiter la fréquence, viser des recettes simples, vérifier l’absence d’huiles partiellement hydrogénées.
    Margarines et graisses à tartiner Privilégier les versions sans hydrogénation, ou utiliser modérément beurre et huiles végétales.
    Plats préparés Lire la liste d’ingrédients, privilégier ceux avec peu d’additifs et de matières grasses transformées.
    Snacks salés Éviter les produits très gras, fortement aromatisés et bon marché, souvent plus transformés.

    Une autre stratégie consiste à comparer deux produits d’une même catégorie. Celui qui affiche une liste d’ingrédients courte, avec des matières grasses clairement identifiées (huile de colza, huile de tournesol, beurre) et sans mention d’hydrogénation, sera généralement préférable pour le cœur.

    Ce qu’il faut comprendre du terme « gras » sur les emballages

    Beaucoup de consommateurs confondent encore graisses, graisses saturées et graisses trans. Or tous les lipides n’ont pas le même effet sur l’organisme.

    Les graisses insaturées, présentes dans les huiles végétales non transformées, les oléagineux (noix, amandes, noisettes) ou les poissons gras, ont tendance à protéger plutôt qu’à fragiliser le système cardiovasculaire lorsqu’elles remplacent des graisses moins favorables.

    Les graisses saturées, abondantes dans le beurre, la crème, certaines viandes grasses, doivent être consommées avec modération, surtout chez les personnes à risque cardio-vasculaire.

    Les graisses trans industrielles, elles, sont celles qui inquiètent le plus les spécialistes. Les données issues du pays cité par le média de santé montrent que leur réduction à l’échelle d’une population entière n’est pas qu’un principe théorique : elle se traduit par des infarctus en moins dans les services de cardiologie.

    Pour un lecteur français, l’expérience de ce pays sert de rappel : même si la réglementation progresse, le choix quotidien des aliments reste déterminant. Un chariot rempli majoritairement de produits bruts ou peu transformés réduit mécaniquement l’exposition aux graisses trans, et avec elle, une partie du risque cardiovasculaire à long terme.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce qu'une graisse trans industrielle et comment est-elle créée ?

    Les graisses trans industrielles sont des huiles végétales modifiées par un procédé chimique appelé hydrogénation partielle, qui les solidifie et les rend très stables dans le temps. Ce procédé est utilisé par l'industrie agroalimentaire pour améliorer la texture, le croustillant et la conservation des produits.

    Quels sont les effets des graisses trans sur la santé cardiovasculaire ?

    Les graisses trans augmentent le mauvais cholestérol (LDL) et baissent le bon cholestérol (HDL), favorisent l'inflammation des vaisseaux sanguins et contribuent à la formation de plaques d'athérome dans les artères. Au fil du temps, ces effets s'accumulent et augmentent le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral.

    Les graisses trans naturelles présentes dans le beurre ou la viande sont-elles dangereuses ?

    Les graisses trans existent naturellement en très petites quantités dans certains produits animaux comme le beurre, le lait et la viande de ruminants, provenant de la digestion des animaux. Les autorités sanitaires s'inquiètent surtout des graisses trans industrielles, bien plus concentrées dans les aliments transformés.

    Pourquoi les fabricants utilisaient-ils des graisses trans malgré les risques ?

    Les graisses trans présentaient plusieurs avantages pour l'industrie : une texture pratique, une excellente stabilité et une durée de conservation allongée, une bonne résistance aux hautes températures pour les fritures répétées, et un coût souvent inférieur à d'autres matières grasses nobles comme le beurre.

    Quelle est la situation en France concernant les graisses trans ?

    En France, les autorités sanitaires recommandent une réduction maximale de la consommation de graisses trans industrielles, particulièrement via les aliments ultra-transformés. La réglementation européenne encadre la teneur maximale en graisses trans industrielles dans les produits alimentaires et les industriels sont incités à les remplacer.
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