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Il étudie le vieillissement depuis des années : voici comment ce scientifique mange, bouge et protège son sommeil pour vivre plus longtemps

Aux États-Unis, un chercheur de l’université Duke applique à son propre quotidien ses travaux sur le vieillissement pour tenter de gagner des années de vie.

James White, scientifique de la longévité à l’université Duke, en Caroline du Nord, ajuste ses repas, son activité physique et son sommeil à la lumière de ses recherches. Comme le rapporte le site santé Doctissimo à partir d’un entretien accordé à Business Insider, ce spécialiste mise sur une restriction calorique modérée, un mouvement régulier et un sommeil protégé plutôt que sur des régimes extrêmes ou des gadgets anti-âge.

Un scientifique de la longévité qui teste ses propres hypothèses

Assistant professeur de médecine à Duke, James White se concentre sur un sujet précis : comment un léger déficit de calories peut-il ralentir le vieillissement biologique, sans mettre la santé en danger ni imposer des sacrifices ingérables au quotidien.

Ses travaux portent sur la restriction calorique modérée, très loin des régimes drastiques. L’idée n’est pas de se priver en permanence, mais de créer, par moments, un petit stress pour l’organisme. Ce stress déclenche des mécanismes de réparation et de “nettoyage” dans les cellules, liés à la longévité.

Ce chercheur estime que la marge de manœuvre pour vieillir en meilleure santé se joue surtout dans l’assiette, l’activité physique régulière et la qualité du sommeil.

Contrairement à certains gourous de la longévité, il ne propose pas de solution miracle : il applique à lui-même ce qu’il observe en laboratoire et dans les études cliniques, en ajustant progressivement ses habitudes.

Comment il voit les calories : un léger manque comme signal de réparation

Dans les expériences menées sur l’animal, la réduction de l’apport calorique crée un stress faible mais contrôlé. L’organisme active alors des processus de nettoyage cellulaire associés au ralentissement du vieillissement. Chez la souris, une baisse de 30 à 40 % des calories a permis d’allonger la durée de vie d’environ 40 %. Pour un humain, ce serait l’équivalent théorique de plusieurs décennies supplémentaires, même si ce parallèle reste approximatif.

Chez l’humain, James White a participé à un essai de deux ans impliquant 220 adultes en bonne santé et non obèses. Les participants ont réduit leur apport d’environ 100 à 200 kilocalories par jour, soit près de 12 % de restriction calorique. Résultat : amélioration de la santé cardiométabolique et de marqueurs sanguins associés au vieillissement biologique. Rien ne prouve encore qu’ils vivront réellement plus longtemps, mais ces signaux vont tous dans le même sens.

Ce qu’il mange concrètement pour viser la longévité

James White ne suit pas un régime spectacle. Il part d’une base simple : une alimentation globalement équilibrée, avec de légers ajustements de calories à certains moments.

« Vous devez trouver une consommation de calories de base, sûre pour votre corps, à laquelle vous ne prenez pas de poids. Puis, de temps en temps, si vous voulez enlever quelques centaines de calories, c’est très bien », a-t-il expliqué à Business Insider.

Il insiste sur le fait que la privation permanente n’est pas nécessaire : « Vous n’avez pas besoin de vous restreindre en calories tout le temps pendant des années », explique-t-il. Selon lui, même une réduction modeste, pratiquée seulement quelques jours par semaine, peut déjà apporter des bénéfices mesurables sur certains indicateurs de santé.

Une assiette très proche du régime méditerranéen

Dans son quotidien, le scientifique privilégie :

  • des protéines maigres, comme le saumon ou d’autres poissons gras riches en oméga-3 ;
  • une large place aux légumes frais, crus ou cuits ;
  • des graisses dites “saines” (huile d’olive, oléagineux…) ;
  • des céréales complètes et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) ;
  • une limitation des glucides issus de produits ultra-transformés (biscuits industriels, sodas, snacks).

Au final, son assiette ressemble beaucoup à un régime méditerranéen, modèle alimentaire déjà associé dans de nombreuses études à un risque moindre de maladies cardiovasculaires et à une meilleure espérance de vie en bonne santé.

Ce scientifique affirme qu’il mange mieux lorsqu’il a le sentiment de « manger pour un objectif », en l’occurrence le maintien de sa santé à long terme.

Bouger, dormir et encaisser le stress : son trio de base

Pour James White, les calories ne font pas tout. Ses journées sont aussi structurées autour du mouvement, d’une veille attentive à son stress et d’une vraie priorité donnée au sommeil.

Une activité physique régulière, sans performance extrême

Le chercheur rappelle que même une augmentation modeste de l’activité améliore la santé et l’espérance de vie. Lui-même s’entraîne cinq à six jours par semaine, entre 45 et 60 minutes, en variant :

  • marche rapide ;
  • jogging ou course légère ;
  • vélo ;
  • séances de renforcement musculaire.

Il précise toutefois que trois séances hebdomadaires

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