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Ni sprays ni remèdes de grand-mère : l’astuce infaillible des chasseurs pour ne plus attraper de tiques en pleine nature

Chasseur portant des polaines grises serrées autour de la cheville, marchant dans des herbes hautes en terrain boisé par temps couvert

En Espagne, des chasseurs expérimentés jurent par un accessoire simple et bon marché pour éviter les tiques lors de leurs sorties.

Alors que 2025 s’annonce comme une excellente année pour la chasse au chevreuil en Espagne, le site du journal en ligne qui publie cette information met en avant une méthode très concrète pour éviter que les tiques ne gâchent la saison. Loin des remèdes maison et des sprays à l’efficacité variable, les spécialistes de la chasse misent sur un équipement basique mais redoutablement efficace pour protéger les jambes.

Pourquoi les chasseurs redoutent autant les tiques

Les tiques se cachent dans les herbes hautes, les buissons et les lisières de forêt. Il suffit qu’une jambe frôle la végétation pour qu’elles s’agrippent au pantalon, puis progressent vers la peau à la recherche d’une zone où mordre. Pour les chasseurs, qui passent des heures à marcher en terrain accidenté, l’exposition est maximale.

En Espagne, comme en France, ces parasites ne sont pas une simple gêne. Le média rappelle qu’ils peuvent transmettre des maladies telles que la fièvre boutonneuse ou la maladie de Lyme, qui peuvent entraîner des complications lourdes dans certains cas. Renoncer à une sortie en pleine saison à cause d’une piqûre infectée serait d’autant plus frustrant que la prévention reste à portée de main.

Pour les chasseurs espagnols, la meilleure arme contre les tiques n’est pas un spray, mais une protection textile qui verrouille l’accès à la peau.

Les chasseurs expérimentés expliquent ainsi qu’ils ne peuvent pas simplement éviter les zones à risque : ce sont justement celles où se trouvent les animaux. La solution passe donc par une barrière mécanique, systématique, qui empêche les tiques de grimper le long des jambes.

Le secret des chasseurs : des guêtres pour bloquer les tiques

L’article met en avant un accessoire bien connu des habitués du grand air : les polaines, plus souvent appelées « guêtres » en France. Il s’agit de protections qui recouvrent la partie inférieure de la jambe et la tige de la chaussure. Une fois en place, elles créent une enveloppe qui empêche les tiques d’atteindre la peau.

Ces polaines de chasse sont fabriquées dans des matériaux résistants, imperméables et respirants. Le principe est simple : on les enfile par-dessus le pantalon, puis on les ferme grâce à un système de velcro, de fermeture éclair ou de sangles. En serrant correctement, on obtient une jonction quasi étanche entre la chaussure et le bas de la jambe.

En scellant l’accès à la cheville et au mollet, les polaines empêchent les tiques de remonter en quête d’une zone à mordre.

Le média souligne que cet équipement ne se limite pas à la protection contre les parasites. Les polaines aident aussi à garder les pieds au sec dans les zones humides, couvertes de rosée ou boueuses. Elles évitent l’infiltration de terre, de cailloux et de brindilles, qui finissent par blesser ou gêner le marcheur.

Autre argument avancé en Espagne : le prix. Il existe des modèles de base à moins de 15 euros, avec fermeture arrière et bande élastique pour un maintien ferme. Pour les chasseurs interrogés, ce coût modeste justifie largement l’investissement face au risque sanitaire.

Comment choisir des polaines vraiment efficaces

L’article conseille de regarder plusieurs critères avant l’achat :

  • Le matériau : robuste pour résister aux ronces, imperméable mais suffisamment respirant pour éviter la transpiration excessive.
  • L’ajustement : la guêtre doit serrer correctement au niveau de la cheville et du mollet, sans laisser de jour.
  • La hauteur : un modèle trop bas protège moins des tiques et des projections de boue.
  • La résistance à l’eau : un bon niveau d’imperméabilité limite l’humidité qui remonte dans la chaussure et le bas du pantalon.

Les modèles les plus appréciés combinent donc légèreté, solidité et système de fermeture fiable, capable de tenir durant plusieurs heures de marche dans les broussailles.

Renforcer la protection : la stratégie « barrière textile + répulsif »

Les polaines constituent la base de la protection, mais les chasseurs espagnols cités par le média recommandent souvent de les associer à un répulsif. Avant de partir en battue, beaucoup appliquent un produit sur les jambes et les chaussettes pour créer une barrière chimique complémentaire.

L’article conseille de choisir un répulsif qui agit comme une barrière olfactive et désoriente les tiques, afin qu’elles soient repoussées avant même d’atteindre la peau. En combinant cette protection chimique avec la barrière textile, le risque d’accrochage est fortement réduit.

Une double défense, mécanique et chimique, diminue à un niveau minimal la probabilité qu’une tique parvienne à se fixer sur la peau.

Cette approche n’a rien d’accessoire. Les maladies transmises par les tiques peuvent passer inaperçues dans un premier temps, puis provoquer des douleurs articulaires, de la fatigue chronique ou des atteintes neurologiques. Pour les chasseurs, une simple habitude vestimentaire peut éviter des mois de complications médicales.

Les polaines, utiles bien au-delà de la chasse

L’article ne réserve pas ce conseil aux seuls chasseurs. Toute personne qui fréquente régulièrement les sentiers, les sous-bois ou les prairies hautes est potentiellement concernée : randonneurs, photographes animaliers, cueilleurs de champignons, vététistes qui posent le pied en dehors des chemins…

Les polaines présentent, selon le média espagnol, plusieurs avantages cumulés :

  • traversée de zones humides ou couvertes de rosée sans mouiller les chaussures ;
  • protection contre la terre, les petits cailloux et les branches qui entrent dans la chaussure ;
  • isolation légère qui aide à maintenir la température de la jambe par temps frais ;
  • dans les régions où vivent des serpents, couche de protection supplémentaire contre certaines morsures.

Pour les usagers réguliers de la nature, cet accessoire finit souvent par rester en permanence dans le sac à dos ou le coffre de la voiture, au même titre qu’une veste de pluie ou une lampe frontale.

Exemple pratique d’utilisation

Sur le terrain, une sortie type se prépare de manière très simple. Le chasseur ou le randonneur enfile un pantalon long, glisse la base dans ses chaussettes, puis recouvre l’ensemble avec les polaines, bien fermées. Il applique ensuite un répulsif adapté autour des chevilles et sur le bas du pantalon. En marchant dans les herbes hautes, les tiques qui tentent de grimper se heurtent à la barrière textile et sont repoussées par l’odeur du produit.

Élément Rôle principal
Pantalon long Première couche de protection, limite l’accès direct à la peau
Polaines / guêtres Barrière physique qui empêche la remontée des tiques
Répulsif Barrière olfactive qui décourage les parasites

Ce que cela signifie pour les amateurs de nature en France

En France, la problématique est très proche de celle décrite en Espagne. Les zones boisées et les prairies de nombreuses régions abritent des tiques susceptibles de transmettre la bactérie responsable de la maladie de Lyme ou d’autres infections. Les autorités sanitaires françaises recommandent déjà l’usage de vêtements couvrants, de répulsifs adaptés et l’inspection systématique du corps après toute sortie en milieu à risque.

Les polaines, vendues dans les rayons randonnée ou chasse, s’inscrivent directement dans ces recommandations générales. Elles complètent les bottes et les pantalons longs en offrant une zone de jonction difficile à franchir pour les tiques. Chasseurs, forestiers, agriculteurs, mais aussi simples promeneurs peuvent y recourir pour renforcer leur protection.

Le principe reste le même qu’en Espagne : ne pas se contenter des sprays ou des « astuces » approximatives, et préférer un dispositif simple, mécanique, reproductible à chaque sortie. La vérification minutieuse de la peau au retour, notamment au niveau des plis, reste en parallèle une habitude à garder, même avec des polaines.

Une astuce simple, à intégrer à tous les usages du plein air

Pour un lecteur français, l’intérêt de cette méthode venue d’Espagne tient à sa simplicité : aucun changement de pratique de chasse ou de randonnée n’est nécessaire. Il suffit d’ajouter un accessoire léger à l’équipement habituel, au même titre qu’un bonnet ou des gants quand les températures baissent.

Ce type de protection s’adapte d’ailleurs à d’autres activités : surveillance de troupeaux, travaux forestiers, entretien de chemins, jardinage prolongé dans une zone très herbeuse. Dans tous ces cas, les jambes restent l’une des principales portes d’entrée des tiques. En verrouillant ce passage dès le départ, les polaines réduisent fortement le risque, sans nécessiter de connaissances médicales particulières.

Pour les personnes particulièrement inquiètes des tiques ou déjà sensibilisées à la maladie de Lyme, associer cet équipement à un répulsif homologué et à un examen systématique de la peau après sortie constitue une stratégie globale. L’astuce mise en avant par les chasseurs espagnols devient alors un maillon central d’une chaîne de prévention cohérente.

Questions fréquentes

Comment fonctionnent exactement les polaines contre les tiques ?

Les polaines recouvrent la partie inférieure de la jambe et la tige de la chaussure en créant une enveloppe étanche. Quand les tiques tentent de grimper le long du pantalon, elles se heurtent à cette barrière textile et ne peuvent pas atteindre la peau.

Quel type de polaines choisir pour une protection maximale ?

Il faut privilégier des modèles robustes, imperméables mais respirants, avec un bon système de fermeture (velcro, fermeture éclair ou sangles). L'ajustement au niveau de la cheville et du mollet doit être serré sans laisser de jour, et la hauteur suffisante pour éviter les projections de boue.

Peut-on utiliser uniquement des polaines ou faut-il ajouter un répulsif ?

Les polaines suffisent à créer une barrière physique efficace, mais les chasseurs espagnols recommandent souvent de les associer à un répulsif pour créer une double défense mécanique et chimique, ce qui réduit au minimum le risque d'accrochage.

Les polaines sont-elles utiles seulement pour les chasseurs ?

Non, tous les utilisateurs réguliers de la nature en profitent : randonneurs, cueilleurs de champignons, photographes animaliers et vététistes. Les polaines offrent également une protection contre l'humidité, la terre et les petits cailloux qui entrent dans les chaussures.

Quel est le prix d'une bonne paire de polaines ?

Il existe des modèles basiques à moins de 15 euros avec une efficacité reconnue par les chasseurs expérimentés. Ce coût modeste justifie largement l'investissement face au risque sanitaire lié aux maladies transmises par les tiques.
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