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Le seul endroit au monde où 4 pays se rencontrent : cette région d’Afrique abrite des parcs nationaux et une chute d’eau mythique

Le seul endroit au monde où 4 pays se rencontrent : cette région d'Afrique abrite des parcs nationaux et une chute d'eau mythique

À la frontière de la Zambie, du Zimbabwe, du Botswana et de la Namibie, un territoire singulier réunit chutes, fleuve et grands safaris.

En Afrique australe, le carrefour de Kazungula forme une zone rare, associée à quatre États et à plusieurs aires protégées majeures. Le magazine américain de voyage Travel + Leisure, qui a publié son reportage le 4 septembre 2026, raconte un itinéraire reliant les chutes Victoria, le parc national de Chobe et les vastes paysages du Zimbabwe.

Un carrefour entre quatre pays au bord du Zambèze

Le quadripoint de Kazungula est souvent surnommé les « quatre coins de l’Afrique ». Il se situe dans une région où les frontières de la Zambie, du Zimbabwe, du Botswana et de la Namibie se rapprochent autour du fleuve Zambèze et de la rivière Chobe.

Ce territoire appartient à l’aire de conservation transfrontalière Kavango-Zambèze. Son principe est de relier, au-delà des frontières nationales, des espaces naturels qui abritent une faune mobile. Éléphants, prédateurs et oiseaux ne s’arrêtent pas aux postes de contrôle : la coopération entre pays vise donc à préserver de grands couloirs de circulation animale.

À Kazungula, quelques kilomètres suffisent pour passer des embruns des chutes Victoria aux rives fréquentées par les éléphants du fleuve Chobe.

Le pont de Kazungula franchit le Zambèze entre la Zambie et le Botswana. Il facilite les liaisons routières dans une zone longtemps marquée par la traversée fluviale. Pour les visiteurs, il constitue aussi un accès vers le parc national de Chobe depuis Livingstone, en Zambie.

Les chutes Victoria, entre la Zambie et le Zimbabwe

Les chutes Victoria s’étendent sur la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe. Classées au patrimoine mondial de l’Unesco, elles comptent parmi les grands sites naturels du continent. Le fleuve Zambèze s’y engouffre dans une profonde faille, projetant un panache d’eau visible à distance.

Le reportage évoque trois manières d’observer les chutes. Côté zambien, le parc national de Mosi-oa-Tunya permet de s’approcher des cascades. Le nom du parc reprend l’appellation locale des chutes, qui signifie « la fumée qui gronde ». Cette expression renvoie au bruit de l’eau et au nuage d’embruns qui s’élève au-dessus de la gorge.

Côté zimbabwéen, le parc national des chutes Victoria offre un réseau de sentiers menant à plusieurs points de vue. La brume peut y recouvrir les visiteurs comme une pluie fine. Un survol en hélicoptère permet aussi de mesurer la largeur de la faille et l’ampleur du débit qui s’y précipite.

  • En Zambie, le parc de Mosi-oa-Tunya offre une approche rapprochée des cascades.
  • Au Zimbabwe, les sentiers du parc national des chutes Victoria longent plusieurs belvédères.
  • La piscine du Diable, accessible selon la saison côté zambien, se trouve au bord des chutes et exige un encadrement adapté.

Une activité soumise aux conditions du fleuve

La piscine du Diable attire les voyageurs en quête de sensations fortes. Il s’agit d’une formation rocheuse naturelle située près du rebord des chutes, sur le côté zambien. Son accès dépend du niveau du Zambèze et des conditions de sécurité. Cette sortie ne peut donc pas être envisagée à n’importe quelle période ni sans l’accompagnement prévu sur place.

Chobe, le royaume des grands troupeaux

Après avoir franchi le pont de Kazungula, l’itinéraire mène au Botswana, dans le parc national de Chobe. Cette réserve est réputée pour sa concentration exceptionnelle d’éléphants. Le reportage décrit de vastes troupeaux près de la rivière Chobe, dans l’eau, sur les pistes et sous les arbres.

Le parc se visite notamment depuis le fleuve. Une croisière permet d’observer les animaux depuis l’eau, tandis qu’un safari en véhicule tout-terrain donne accès aux pistes terrestres. Le parcours relaté fait même une brève incursion dans la bande de Caprivi, territoire namibien étroit qui s’étire vers l’est entre plusieurs pays voisins.

La rivière Chobe constitue un point d’eau essentiel pour la faune et un poste d’observation privilégié lors des safaris.

Le choix d’un hébergement à Livingstone, côté zambien, rend possible une excursion à la journée vers Chobe. La ville offre aussi d’autres activités liées au Zambèze, comme les sorties fluviales en fin de journée, ainsi qu’un musée et un marché d’artisanat.

Hwange, une autre facette du Zimbabwe

À quelques heures de route de la région des chutes se trouve le parc national de Hwange, au Zimbabwe. C’est le plus vaste parc national du pays. Il abrite lui aussi d’importantes populations d’éléphants et plus de 400 espèces d’oiseaux, selon Travel + Leisure.

Le reportage y mentionne des guépards, des hyènes et des lycaons, ces chiens sauvages africains connus pour leur vie en meute. Le lycaon reste difficile à observer, ce qui rend sa présence notable lors d’un safari. Hwange propose une ambiance plus isolée que les zones touristiques établies autour des chutes Victoria.

Ce que cette région rappelle aux visiteurs français

En France, les parcs nationaux protègent également des milieux naturels remarquables, sous l’autorité de l’établissement public Parcs nationaux de France et des structures propres à chaque territoire. La comparaison s’arrête vite : le pays ne possède ni safari avec de grands troupeaux d’éléphants, ni ensemble frontalier comparable autour d’un fleuve africain.

Le point commun réside dans la protection d’écosystèmes fragiles. Dans la région Kavango-Zambèze, cette mission prend une dimension internationale, car les animaux empruntent des territoires répartis entre plusieurs États. Les déplacements touristiques doivent aussi tenir compte des règles d’entrée propres à chaque pays, des passages de frontières et des consignes des guides dans les réserves.

Pour combiner les chutes Victoria et Chobe, l’organisation du trajet compte autant que le choix des activités. Les distances sont courtes à l’échelle de l’Afrique australe, mais les contrôles frontaliers, les horaires de navigation et les conditions météorologiques peuvent modifier le programme. Le fleuve, les parcs et les frontières font ici partie d’un même paysage.

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