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Pompes, café mâché ou pièce de monnaie sous la langue : les autorités préviennent qu’elles connaissent tous les trucs pour tromper l’alcootest

Pompes, café mâché ou pièce de monnaie sous la langue : les autorités préviennent qu'elles connaissent tous les trucs pour tromper l'alcootest

En Espagne, les autorités routières alertent sur des pratiques censées masquer l’alcool avant un contrôle, mais jugées totalement inefficaces.

Malgré les campagnes de prévention, des conducteurs espagnols tentent encore d’échapper aux conséquences d’un contrôle d’alcoolémie avec des recettes transmises de bouche à oreille. Le journal en ligne espagnol Motorpasión Moto rapporte que la Direction générale de la circulation espagnole recense ces croyances, dont certaines peuvent aussi exposer les usagers à d’autres dangers.

Des astuces qui ne font pas baisser l’alcoolémie

Mâcher des grains de café, boire de l’huile, avaler du blanc d’œuf ou multiplier les verres d’eau : ces méthodes reviennent régulièrement dans les conversations entre automobilistes. Certaines personnes pensent aussi qu’une séance d’exercice physique, la transpiration, des bonbons à la menthe ou un spray pour la bouche pourraient modifier le résultat d’un alcootest.

La Direction générale de la circulation espagnole, l’organisme chargé de la sécurité routière en Espagne, affirme qu’aucune de ces pratiques n’a démontré sa capacité à faire baisser le niveau d’alcool dans le sang. Elles ne permettent donc pas d’éviter un résultat positif lors d’un contrôle.

Le café, les chewing-gums, les produits mentholés ou l’exercice peuvent éventuellement modifier une odeur en bouche. Ils ne retirent pas l’alcool déjà présent dans l’organisme.

La liste relevée par les autorités espagnoles comprend aussi le tabac, les boissons énergisantes, les citrons, les confiseries sucrées ou encore la consommation de cocaïne. Cette dernière pratique ne peut évidemment pas neutraliser l’alcool et ajoute un risque majeur lié aux stupéfiants, tant sur la route que pour la santé.

  • Faire du sport ou tenter de transpirer abondamment ;
  • mâcher du café, des herbes, des chewing-gums ou des bonbons ;
  • boire de l’eau, de l’huile, du café ou des boissons énergisantes ;
  • fumer beaucoup ;
  • utiliser un spray buccal ;
  • consommer des substances illicites.

Des croyances souvent véhiculées par l’entourage

Selon les travaux cités par la Direction générale de la circulation espagnole, ces fausses idées viennent surtout des amis, de sites internet, de collègues ou de connaissances. Les réseaux sociaux et la famille constituent des sources moins fréquentes, sans être absentes.

Le problème ne se limite pas à la crainte d’une amende ou d’un retrait de points. Prendre le volant après avoir bu altère les capacités nécessaires à la conduite : perception du danger, vigilance, temps de réaction et capacité à prendre une décision adaptée. À moto, où le conducteur ne bénéficie pas de la protection d’une carrosserie, les conséquences peuvent être particulièrement graves.

La Direction générale de la circulation avait d’ailleurs évoqué, lors du 24e Forum de Barcelone sur la sécurité routière, l’idée d’un taux d’alcool de zéro pour les motocyclistes. La mesure avait été mise sur la table, sans être adoptée à ce stade, selon Motorpasión Moto.

Le temps reste le seul facteur déterminant

L’alcool absorbé passe dans le sang, puis l’organisme l’élimine progressivement. Ni un aliment, ni un bain de bouche, ni une boisson très caféinée ne peuvent accélérer de façon fiable ce processus. Une personne peut se sentir plus éveillée après un café ou une boisson énergisante, tout en restant alcoolisée et donc incapable de conduire en sécurité.

Cette confusion entre sensation de vigilance et baisse réelle de l’alcoolémie alimente les mauvais réflexes. Un conducteur qui se sent moins fatigué peut croire, à tort, avoir retrouvé toutes ses facultés. Or l’alcootest mesure l’alcool expiré et ne se laisse pas tromper par le goût du café ou de la menthe.

Des sanctions graduées en Espagne

Les règles citées par les autorités espagnoles concernent l’Espagne et ne s’appliquent pas telles quelles en France. Au-delà de 0,50 milligramme d’alcool par litre d’air expiré, un conducteur espagnol s’expose à une amende de 1 000 euros et à la perte de six points sur son permis. Le seuil est abaissé à 0,30 milligramme pour les conducteurs professionnels et les titulaires d’un permis depuis moins de deux ans.

Entre 0,25 et 0,50 milligramme par litre d’air expiré, les sanctions indiquées sont une amende de 500 euros et un retrait pouvant atteindre quatre points. En cas de récidive, l’amende grimpe à 1 000 euros, avec une perte de quatre ou six points selon le taux constaté.

En Espagne, refuser de se soumettre aux vérifications d’alcool ou de stupéfiants entraîne lui aussi un retrait de six points.

Les situations les plus graves relèvent du pénal. À partir de 0,60 milligramme d’alcool par litre d’air expiré, ou de 1,2 gramme par litre de sang, la législation espagnole prévoit une peine de prison, une amende ou un travail d’intérêt général, ainsi qu’une interdiction de conduire. Le refus des tests peut aussi mener à une peine de prison et à une privation du droit de conduire.

Quelle règle pour les conducteurs en France ?

En France, la conduite sous l’empire d’un état alcoolique constitue également une infraction grave. La limite générale est fixée à 0,25 milligramme par litre d’air expiré. Pour les titulaires d’un permis probatoire et les conducteurs de transports en commun, elle est abaissée à 0,10 milligramme.

Les forces de l’ordre peuvent effectuer des dépistages et demander une vérification par éthylotest ou éthylomètre. Refuser les vérifications constitue une infraction. Quand le taux atteint le seuil délictuel, l’affaire peut relever de la justice pénale, avec des conséquences possibles sur le permis, l’assurance et la vie professionnelle.

Prévoir son retour avant de sortir

La précaution utile se prend avant de consommer de l’alcool : désigner un conducteur qui ne boit pas, emprunter les transports en commun, réserver un taxi ou rester dormir sur place. Attendre sans reprendre le volant reste aussi une solution lorsque l’on a bu.

La formule de prévention relayée par les autorités espagnoles garde toute sa force : si l’on boit, on ne conduit pas. Chercher une parade dans un café mâché, une séance de pompes ou une pièce placée sous la langue ne remplace jamais cette décision.

Questions fréquentes

Mâcher du café ou boire beaucoup d'eau peut-il faire baisser mon alcoolémie?

Non. Ces pratiques ne retirent pas l'alcool déjà présent dans l'organisme. Elles peuvent éventuellement modifier une odeur en bouche, mais l'alcootest mesure l'alcool expiré et ne se laisse pas tromper par ces astuces.

Pourquoi les gens croient-ils à ces fausses solutions contre l'alcootest?

Ces croyances sont surtout véhiculées par les amis, les collègues, les connaissances et les sites internet. Il existe aussi une confusion entre sensation de vigilance (après un café) et baisse réelle de l'alcoolémie.

Quel est le seul facteur qui réduit vraiment l'alcoolémie?

Le temps. L'alcool absorbé passe dans le sang et l'organisme l'élimine progressivement. Aucun aliment, bain de bouche ou boisson caféinée ne peut accélérer ce processus de façon fiable.

Quelles sont les sanctions en Espagne pour un conducteur alcoolisé?

Au-delà de 0,50 mg/l, l'amende est de 1 000 euros avec perte de six points. Entre 0,25 et 0,50 mg/l, l'amende est de 500 euros. À partir de 0,60 mg/l, les poursuites deviennent pénales avec possibilité d'emprisonnement.

Quelle est la meilleure prévention contre la conduite alcoolisée?

Désigner un conducteur qui ne boit pas, prendre les transports en commun, réserver un taxi ou rester dormir sur place avant de consommer de l'alcool.
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