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Il est boucher depuis des années : ce morceau de la côte de bœuf que tout le monde laisse à l’étal est le plus savoureux

Morceau de viande rouge rosé avec os et gras blanc, posé sur une surface de barbecue chaude avec grille métallique

Dans une boucherie du bassin d’Arcachon, un artisan révèle qu’un morceau de côte de bœuf, souvent boudé par les clients, fait saliver les pros.

Dans le bassin d’Arcachon, un boucher-charcutier passionné affirme que la partie la plus goûteuse de la côte de bœuf est justement celle que les clients délaissent. Son astuce, relayée par le site culinaire Marmiton, bouscule les habitudes de commande au comptoir des boucheries en France.

Un boucher du bassin d’Arcachon révèle son secret de professionnel

Gérant de la boucherie traditionnelle Chez Castaing, dans le bassin d’Arcachon, Cédric Castaing s’est fait un nom en partageant ses conseils de viande bovine sur Internet. Ce boucher français, qui se présente comme un véritable amoureux du bœuf, répète régulièrement la même recommandation à ses abonnés : ne plus se contenter de demander « une côte de bœuf » de manière vague.

Pour lui, derrière cet intitulé générique se cachent plusieurs pièces distinctes sur l’animal, au goût et à la texture bien différents. En connaissant mieux l’anatomie de la côte, le client peut viser plus juste et se régaler davantage, sans forcément dépenser plus.

Pour Cédric Castaing, la côte de bœuf n’est pas une simple pièce, mais un ensemble de morceaux dont l’un concentre un goût remarquable.

C’est précisément ce morceau, méconnu du grand public, qu’il met en avant et que les bouchers affectionnent en silence, tout en le voyant rester en dernier sur l’étal.

Ce que cache vraiment l’intitulé « côte de bœuf » chez le boucher

Pour un boucher, « côte de bœuf » ne désigne pas une seule pièce uniforme, mais plusieurs côtes successives situées dans la partie avant de l’animal. Selon l’endroit où l’on tranche, la proportion de gras, la tendreté et la forme changent. Or, les clients ont tendance à se laisser guider par l’aspect extérieur, en privilégiant les morceaux visuellement imposants, bien formés, avec un bel os et un persillage régulier.

Dans l’une de ses vidéos mentionnées par Marmiton, Cédric Castaing conseille au contraire de viser un point très précis : le « cul de la côte de bœuf », c’est-à-dire la dernière côte de bœuf sur la rangée.

Le « cul de la côte de bœuf », cette dernière côte moins flatteuse visuellement, est décrite par le boucher comme la partie la plus savoureuse de la bête.

Ce morceau, plus discret à l’œil, attire moins l’attention des clients qui n’osent pas toujours le demander ou ne savent tout simplement pas qu’il existe. Résultat : il reste souvent en bout d’étal, alors qu’il figure parmi les préférés des professionnels.

Cédric Castaing reconnaît lui-même que, comparé à une belle côte de bœuf bien régulière, ce « cul de côte » fait moins rêver au premier regard. La forme peut sembler irrégulière, le gras moins joliment réparti, l’os différent. Mais pour lui, l’apparence ne reflète pas la réalité du goût.

Dans une courte vidéo citée par Marmiton, il lâche même : « Elle n’est pas très jolie, mais qu’est-ce qu’elle est bonne ! ». Une phrase qui résume parfaitement le paradoxe de cette pièce : visuellement en retrait, mais très recherchée par ceux qui la connaissent.

Comment cuire le « cul de la côte de bœuf » pour en profiter vraiment

Pour tirer le meilleur de cette dernière côte, le boucher d’Arcachon mise sur une méthode simple et accessible : la cuisson au barbecue. Pas besoin de marinade complexe ni de technique professionnelle.

Sa marche à suivre repose sur quelques gestes clés :

  • retirer les morceaux de gras les plus épais en surface, tout en conservant le gras utile à la saveur ;
  • laisser la viande revenir à température ambiante avant cuisson ;
  • faire chauffer la grille pour obtenir une chaleur vive ;
  • saisir le morceau environ cinq minutes de chaque côté, en fonction de l’épaisseur et du résultat souhaité.

Avec cette cuisson courte et intense, la viande grille à l’extérieur tandis que le cœur reste rouge et juteux. C’est cette opposition entre croûte caramélisée et intérieur fondant qui, selon lui, met particulièrement en valeur le caractère du « cul de côte ».

Une cuisson vive au barbecue, environ cinq minutes par face, donne à ce morceau oublié une croûte grillée et un cœur rouge très parfumé.

Le boucher ne prétend pas que ce morceau doit devenir un réflexe à chaque repas. Il rappelle au contraire son attachement à d’autres pièces de viande de bœuf, plus adaptées à des usages différents : le jarret et la joue de bœuf pour des plats mijotés comme le pot-au-feu, ou encore la bavette, idéale pour une cuisson rapide à la poêle.

Jarret, joue, bavette : les autres chouchous du boucher

Au-delà de cette dernière côte, Cédric Castaing met en avant d’autres morceaux souvent sous-estimés :

  • le jarret de bœuf : riche en collagène, parfait pour les longues cuissons en bouillon ou en ragoût, où il devient fondant ;
  • la joue de bœuf : réputée pour sa texture moelleuse après plusieurs heures à feu doux ;
  • la bavette de bœuf : fine, goûteuse, adaptée à une cuisson rapide à la poêle ou au grill, pour des dîners prêts en quelques minutes.

Ces morceaux, parfois moins mis en avant que le filet ou l’entrecôte, permettent pourtant de varier les plaisirs à des prix souvent plus mesurés, tout en profitant pleinement des qualités de la viande bovine française.

Comment oser demander ce morceau oublié chez votre boucher

Pour profiter de ce secret de professionnel, il faut franchir une petite barrière : changer sa façon de commander. Arriver au comptoir et demander simplement « une côte de bœuf pour deux » reste imprécis. Le boucher fera un choix, mais pas nécessairement celui que recommande Cédric Castaing.

L’artisan d’Arcachon conseille d’être très clair et d’employer les mots justes. L’idée est de formuler sa demande en parlant explicitement du « cul de la côte de bœuf », autrement dit de la dernière côte.

Demander la « dernière côte de bœuf », appelée « cul de la côte de bœuf », permet au boucher de cibler aussitôt le morceau dont parle le professionnel.

En France, dans une boucherie traditionnelle, cette formulation devrait suffire : le boucher connaît l’anatomie de l’animal et identifiera immédiatement la pièce concernée. Le client peut aussi préciser le nombre de personnes à table et le type de cuisson souhaité pour ajuster l’épaisseur et le poids.

Le résultat sera peut-être un morceau un peu moins spectaculaire visuellement, avec une forme moins « parfaite » que certaines côtes présentées en vitrine. Mais selon Cédric Castaing, ceux qui tentent l’expérience comprennent vite pourquoi ce morceau fait partie des favoris des professionnels.

Ce que cela change pour les consommateurs français

En France, la côte de bœuf reste une pièce festive, souvent associée aux repas du week-end, aux barbecues d’été ou aux grandes tablées familiales. Elle figure parmi les morceaux les plus chers du bœuf, ce qui pousse beaucoup de consommateurs à privilégier l’apparence, par peur de « se tromper ».

Le conseil de ce boucher du bassin d’Arcachon invite à adopter une autre logique : miser sur la connaissance du produit plutôt que sur l’esthétique. En demandant le « cul de la côte de bœuf », le client paie une côte comme une autre, mais vise une zone réputée plus goûteuse.

En France, les boucheries traditionnelles restent le lieu le plus adapté pour ce type de demande précise. À la différence des rayons libre-service en grande surface, où les morceaux sont standardisés et emballés, l’artisan peut orienter, expliquer, montrer la pièce entière avant de découper.

Type de commerce Possibilité de demander le « cul de côte » Avantage principal
Boucherie traditionnelle Oui, en le formulant clairement au comptoir Conseil personnalisé et découpe à la demande
Grande surface (libre-service) Rarement, pièces déjà emballées Choix rapide, prix affiché à l’avance

Pour un lecteur français, ce type d’astuce montre aussi l’intérêt de renouer avec un dialogue direct avec son boucher, afin d’obtenir des conseils de cuisson, des idées de morceaux alternatifs ou des pièces adaptées au budget du moment.

Pourquoi ce morceau est-il si savoureux ? Quelques repères utiles

Si ce « cul de côte » séduit les bouchers, ce n’est pas un hasard. Sur un bœuf, certaines zones concentrent davantage de gras intramusculaire et de saveur. La dernière côte se situe à la frontière entre différentes parties de l’animal, là où les textures se mélangent.

Le gras, souvent redouté par les consommateurs, joue en réalité un rôle central. En fondant à la cuisson, il nourrit la viande et apporte du goût. C’est ce que les professionnels appellent le « persillage », ces fins filaments de gras visibles dans la chair.

Un morceau comme le « cul de la côte de bœuf » peut ainsi offrir :

  • une chair plus juteuse après cuisson ;
  • un parfum plus marqué ;
  • une sensation en bouche plus fondante.

Ce caractère peut toutefois surprendre ceux qui préfèrent des morceaux très maigres. L’astuce consiste alors à adapter la cuisson et la découpe : trancher la viande en fines lamelles après repos, ajuster l’assaisonnement, et éviter de trop cuire, au risque de sécher la pièce.

Un mot sur la cuisson au barbecue et ses limites

Le conseil de Cédric Castaing repose sur une cuisson au barbecue, très répandue en France dès que les beaux jours reviennent. Ce mode de cuisson permet de saisir rapidement la viande et de former une croûte grillée, très appréciée sur une côte de bœuf.

Ce type de cuisson doit toutefois rester maîtrisé : une braise trop vive peut carboniser l’extérieur sans cuire l’intérieur, tandis qu’une grille trop proche des flammes augmente le risque de brûlé. Beaucoup de bouchers recommandent de limiter les flammes directes, de laisser les braises se stabiliser et de surveiller de près le temps de cuisson.

Pour ceux qui n’ont pas de barbecue, une poêle en fonte très chaude ou un grill de cuisine peuvent constituer une alternative. Le principe reste le même : saisir fort, puis adapter le temps de cuisson à l’épaisseur, en laissant reposer la viande quelques minutes avant de la couper.

Questions fréquentes

Pourquoi le cul de la côte de bœuf est-il moins demandé s'il est si savoureux?

Parce que les clients se laissent guider par l'aspect extérieur et privilégient les morceaux visuellement imposants avec un bel os et un persillage régulier. Le cul de côte a une forme irrégulière et un gras moins joliment réparti, ce qui le rend moins attrayant au premier regard.

Comment bien demander ce morceau chez le boucher?

Il faut être explicite et demander le cul de la côte de bœuf ou la dernière côte de bœuf, plutôt que de simplement commander une côte de bœuf de manière vague. On peut aussi préciser le nombre de personnes et le type de cuisson souhaité.

Quelle est la meilleure méthode de cuisson pour ce morceau?

La cuisson au barbecue est recommandée: retirer le gras superflu, laisser la viande revenir à température ambiante, saisir environ cinq minutes de chaque côté sur une grille bien chaude pour obtenir une croûte grillée et un cœur rouge.

Quels autres morceaux de bœuf un boucher recommande-t-il?

Cédric Castaing met en avant le jarret (pour les longues cuissons), la joue de bœuf (moelleuse après cuisson lente) et la bavette (fine et goûteuse, adaptée à une cuisson rapide à la poêle ou au grill).

Ce morceau est-il moins cher que les autres côtes de bœuf?

L'article ne précise pas le tarif du cul de côte comparé aux autres côtes, mais souligne que les morceaux sous-estimés permettent généralement de varier les plaisirs à des prix plus mesurés.
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