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« Sirène » : ce que signifie vraiment ce mot de code que les hôtesses de l’air utilisent en plein vol

Une personne étalée sur plusieurs sièges d'avion dans une posture expansive, illustrant le comportement du « passager sirène »

Aux États-Unis, des membres d’équipage utilisent en plein vol le mot de code « sirène ». Derrière ce terme apparemment anodin se cache un sens bien précis.

Dans un article relayé par le média américain Travel + Leisure, une société de location de vacances haut de gamme et un pilote professionnel ont levé le voile sur l’usage discret du mot « mermaid », traduit ici par « sirène », au sein des équipages. Loin d’un surnom flatteur, ce code sert à désigner un certain type de passager que les hôtesses et stewards repèrent rapidement à bord, surtout sur les vols aux États-Unis.

Un mot de code mystérieux entendu en cabine

Sur un vol, il arrive que l’on surprenne un échange entre membres d’équipage sans vraiment en saisir la portée. Certains mots semblent sortis de nulle part, ne figurent dans aucun manuel de sécurité et ne concernent visiblement pas la météo ni les turbulences. C’est précisément le cas du terme « mermaid » utilisé par des équipes américaines.

D’après Travel + Leisure, le média a été mis sur la piste de cette expression lors d’échanges avec Wander, une société américaine spécialisée dans la location de résidences de vacances haut de gamme. Cette dernière a partagé l’existence de cette formule officieuse et son sens dans un courriel adressé au média.

Dans le jargon de certains équipages américains, « sirène » sert à désigner un passager qui occupe bien plus que sa place, volontairement.

Pour confirmer cette définition, Travel + Leisure s’est tourné vers un professionnel du secteur aérien, habitué aux vols privés comme commerciaux.

Ce que « sirène » veut vraiment dire pour les hôtesses et stewards

Le pilote Kolin Jones, fondateur de la compagnie de jets privés Amalfi Jets, explique au média américain que ce terme n’est ni officiel ni reconnu par les autorités aériennes comme la FAA, l’agence fédérale de l’aviation civile aux États-Unis. Il s’agit d’un simple argot interne à certains équipages.

Interrogé par Travel + Leisure, il détaille le sens du mot utilisé en cabine : pour lui, « sirène » ne renvoie pas à une créature féerique admirée par l’équipage, mais à un comportement très concret que les hôtesses et stewards observent parfois chez certains passagers.

Selon Kolin Jones, « sirène » est un terme d’argot employé entre membres d’équipage pour décrire les passagers qui s’étalent sur leur siège ou pratiquent le « manspreading ».

Le point clé, insiste le pilote, c’est que cette façon de s’étendre n’a rien à voir avec la corpulence de la personne. Il ne s’agit pas de stigmatiser un passager en raison de sa taille, mais de qualifier une attitude jugée égoïste ou envahissante.

Un passager qui bloque volontairement les autres

Le « passager sirène » est celui qui s’approprie plusieurs sièges, ou toute une rangée, alors que le vol est partagé avec d’autres clients. L’interprétation donnée à Travel + Leisure et rapportée par Kolin Jones est claire : ce comportement serait volontaire.

  • Le passager s’allonge ou s’affale sur plusieurs sièges.
  • Il laisse ses effets personnels occuper le siège voisin.
  • Il adopte une posture très large, jambes écartées ou corps étendu.
  • L’objectif présumé est de dissuader les autres passagers de s’installer à côté.

Dans le jargon évoqué par le pilote, ce n’est donc pas un problème de morphologie, mais une manœuvre pour garder une rangée « privatisée » sans y avoir droit. L’image de la sirène vient sans doute de la posture : un corps étiré sur la longueur des sièges, jambes rapprochées, qui peut vaguement évoquer une queue de poisson.

Aux yeux de l’équipage, ce type de passager ne crée pas une urgence de sécurité, mais il incarne une absence de savoir-vivre à bord et une potentielle source de tension avec les voisins de rangée.

Pourquoi les équipages utilisent-ils ce genre de code ?

Dans l’aviation commerciale, les codes internes existent depuis longtemps. Ils permettent aux hôtesses et stewards d’échanger rapidement sur une situation, un profil de passager ou un besoin spécifique, sans alarmer les autres voyageurs ni provoquer de malaise dans la cabine.

Objectif du code Utilisation typique
Rester discret Ne pas embarrasser un passager devant tous les autres
Gagner du temps Signaler un problème en un mot ou une courte expression
Coordonner l’équipe Prévenir un collègue qu’une intervention sera peut-être nécessaire

Dans le cas de « sirène », le mot permettrait à un membre d’équipage de signaler à un collègue qu’un passager étend exagérément son espace, au détriment des autres, et qu’il faudra peut-être intervenir pour rétablir des conditions de voyage acceptables pour tout le monde.

Le mot de code « sirène » ne désigne pas un danger, mais un problème de courtoisie et de confort en cabine.

Ce type de langage officieux reste en marge des termes strictement réglementaires, qui, eux, concernent les urgences médicales, les incidents techniques ou la sûreté à bord. Ici, on parle plutôt de gestion du confort et des comportements gênants.

Ce que cela change pour les passagers : l’étiquette à bord d’un avion

Le révélateur de Travel + Leisure rappelle surtout une réalité souvent sous-estimée : les équipes à bord observent attentivement la façon dont chacun occupe l’espace. Un voyageur particulièrement expansif, bruyant ou irrespectueux peut faire l’objet de commentaires discrets, voire de codes comme celui de la « sirène ».

Pour éviter de tomber, même sans le savoir, dans cette catégorie peu flatteuse, certains principes de base rendent la cohabitation plus simple sur un vol :

  • Rester dans l’emprise de son siège, accoudoirs compris.
  • Éviter d’encombrer le siège voisin avec ses sacs ou sa veste si le vol est plein.
  • Adapter l’inclinaison de son dossier en tenant compte de la personne derrière.
  • Demander poliment à changer de place plutôt que de s’étaler pour bloquer un voisin.

Les équipages, eux, doivent jongler entre courtoisie, fermeté et contraintes commerciales. Face à un « passager sirène », une hôtesse ou un steward peut, en fonction de la situation, demander à la personne de se recentrer, de libérer un siège ou de déplacer ses affaires, surtout lorsque d’autres voyageurs cherchent une place assise.

Existence de codes similaires en France et en Europe

En France, comme ailleurs en Europe, les compagnies aériennes forment leurs équipages à reconnaître rapidement des profils de passagers et à réagir avec tact. Les termes officiels restent ceux imposés par les procédures de sûreté et de sécurité, mais chaque équipe développe parfois son propre jargon interne, moins normé, pour parler de confort ou d’attitude.

Les équivalents précis du code « sirène » ne sont pas publics ni harmonisés. D’une compagnie à l’autre, des expressions ou surnoms circulent de manière informelle pour désigner un voyageur particulièrement exigeant, un groupe bruyant ou un client qui s’installe là où il n’a pas de réservation. Ces termes n’apparaissent pas dans les documents réglementaires et restent cantonnés aux échanges oraux.

En France comme aux États-Unis, l’enjeu reste similaire : signaler discrètement un comportement qui dérange les autres passagers, sans envenimer la situation. Les équipages français disposent du même cadre général de droits et de devoirs envers les clients : veiller à la sécurité, mais aussi à un minimum de confort et de respect mutuel en cabine.

Les droits et limites des passagers sur leur siège

Que l’on voyage sur une compagnie française, européenne ou américaine, le principe reste le même : le billet donne droit à un siège, pas à toute une rangée, sauf si celle-ci a été explicitement réservée ou payée. Un passager peut bien sûr profiter d’une rangée libre lorsque l’avion n’est pas plein, mais il doit en principe accepter de se rétracter si un autre voyageur y est placé.

En cas de conflit, les membres d’équipage font office d’arbitres. Ils rappellent les règles de base et peuvent demander à un passager de modifier sa position, de changer de place ou de libérer un siège. En cas de refus persistant ou de comportement agressif, les compagnies disposent de procédures graduées, allant du simple rappel à l’ordre à des sanctions plus sévères sur les vols suivants.

Le code « sirène », un révélateur de la vie quotidienne en cabine

Le mot de code révélé par Travel + Leisure raconte finalement beaucoup sur la vie à bord d’un avion : des passagers parfois épuisés, stressés ou anxieux, des équipages qui doivent gérer des attentes contradictoires, et une promiscuité qui rend vite l’espace personnel très sensible.

Être traité en « sirène » par l’équipage, c’est surtout le signe que l’on empiète sur le confort des autres passagers.

Pour les compagnies, ces codes internes constituent un outil pratique de coordination, mais ils rappellent aussi que la bonne entente dans la cabine repose largement sur le bon sens et la courtoisie de chacun. Quelques gestes simples — garder ses affaires près de soi, respecter l’espace de son voisin, demander au lieu d’imposer — suffisent souvent à éviter que son numéro de siège ne soit associé, discrètement, à un surnom peu flatteur au fond du galley.

Questions fréquentes

Pourquoi le code s'appelle-t-il « sirène » ?

L'image vient probablement de la posture adoptée : un corps étiré sur la longueur des sièges avec les jambes rapprochées, qui évoque vaguement une queue de poisson.

Ce code est-il officiel et réglementé ?

Non, il ne s'agit pas d'un terme officiel reconnu par les autorités aériennes comme la FAA. C'est un argot interne à certains équipages américains, contrairement aux codes réglementaires qui concernent la sécurité et les urgences.

Le terme « sirène » stigmatise-t-il les personnes en surpoids ?

Non, selon le pilote Kolin Jones, le code ne renvoie pas à la corpulence mais à une attitude délibérée et envahissante, indépendante de la morphologie de la personne.

Existe-t-il des équivalents en France et en Europe ?

Les compagnies aériennes européennes développent leur propre jargon interne officieux pour désigner les comportements gênants, mais les termes précis ne sont pas publics ni harmonisés d'une compagnie à l'autre.

Que peut faire une hôtesse ou un steward face à un « passager sirène » ?

L'équipage peut demander à la personne de se recentrer dans son siège, de libérer un siège occupé ou de déplacer ses affaires, surtout lorsque d'autres voyageurs cherchent une place assise.
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