Archives par mot-clé : littérature

ANTHOLOGIE – 1966, Ousmane SEMBENE, Le mandat. « Un mandat de combien? »

« Un mandat de combien ? »

 LE MANDAT

 La sueur collait sa chemise à la peau ; avec peine le facteur poussait son solex dans le sable ; il transpirait, sa figure brillait, le buste en avant, les mains solidement posées sur le guidon, ahanant légèrement la bouche ouverte, il gravissait le mamelon de sable tout en maudissant les habitants et les autorités : « Qu’est-ce qu’on attend pour asphalter cette rue ? » pensait-il. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1966, Ousmane SEMBENE, Le mandat. « Un mandat de combien? »

ANTHOLOGIE – 1968-1970, Ahmadou KOUROUMA, Les soleils des indépendances. « Faire l’exégèse des dires afin de trouver sa propre destinée. »

« Faire l’exégèse des dires afin de trouver sa propre destinée. »

 « […] Les voyageurs débarquèrent au quartier malinké où les cases se serraient dans une odeur de fumée et de pissat de vache.

Et à cet instant le soleil tomba derrière une montagne et de l’autre sortirent le brouillard et l’ombre. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1968-1970, Ahmadou KOUROUMA, Les soleils des indépendances. « Faire l’exégèse des dires afin de trouver sa propre destinée. »

ANTHOLOGIE – 1997, Boris Boubacar DIOP, Le Cavalier et son ombre. « Le Président était le pantin idéal. »

« Le Président était le pantin idéal. »

 « […] Une odeur nauséabonde les fit reculer de quelques pas. Une odeur de cadavre.

Au même instant, une voix retentit derrière eux :

– bienvenue dans ma modeste retraite.

C’était le Président.

Il avait fière allure dans son célèbre grand boubou trois-pièces d’un blanc immaculé Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1997, Boris Boubacar DIOP, Le Cavalier et son ombre. « Le Président était le pantin idéal. »

ANTHOLOGIE – 2002, Yasmina KHADRA, L’imposture des mots. « Maintenant que je ne suis plus un soldat, qui suis-je ? »

« Maintenant que je ne suis plus un soldat, qui suis-je ? »

 « […] Le mal qui a trop duré, laisse un grand vide en disparaissant. Maintenant que je ne suis plus soldat, qui suis-je ? Maintenant que je n’obéis plus aux ordres, que je ne marche plus au pas, que je ne suis plus obligé de claquer les talons dès qu’on me toise d’en haut, que vais-je faire de mes années de plomb Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2002, Yasmina KHADRA, L’imposture des mots. « Maintenant que je ne suis plus un soldat, qui suis-je ? »

ANTHOLOGIE – 2008 – Abdourahman WABERI, Aux Etats-Unis d’Afrique. « Le théâtre de ton périple. »

« Le théâtre de ton périple. »

 « […] Ton programme tient en deux mots, ma tendre Malaïka. Retrouver la trace de ta mère première, la femme sans visage, inaccessible à ce jour. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008 – Abdourahman WABERI, Aux Etats-Unis d’Afrique. « Le théâtre de ton périple. »