Archives par mot-clé : dictature

ANTHOLOGIE – 1998, Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La nouvelle couleur fétiche devint le rouge.”

« La nouvelle couleur fétiche devint le rouge. »

 « […] Il faut vous dire que la chance n’était pas avec moi car j’avais choisi le mauvais jour pour prétendre ouvrir mes yeux au monde. C’était le 15 août : non seulement cette date était importante en elle-même parce que c’était le jour de note fête nationale, mais c’était le 15 août 1980, vingtième anniversaire de l’Indépendance. La fête était donc plus qu’exceptionnelle.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1998, Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La nouvelle couleur fétiche devint le rouge.”

ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La démocratie a dégringolé sur nos têtes.”

« La démocratie a dégringolé sur nos têtes. »

 « […] XX

Après l’esclavage, le colonialisme, le néocolonialisme et le socialisme scientifique, la démocratie s’abattit sur nous un matin du mois d’août, en pleine saison sèche.

Je rigole quand j’entends aujourd’hui tous ces gens qui passent à la radio ou à la télé ou écrivent dans les journaux et qui donnent des explications fumeuses et contradictoires pour expliquer son arrivée.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La démocratie a dégringolé sur nos têtes.”

ANTHOLOGIE – 2010, Wilfried N’SONDE, Le coeur des enfants léopards. “Ne courbe pas l’échine.”

« Ne courbe pas l’échine. »

« […] A côté de la délégation chinoise, chargée de construire des ponts, des routes ou des hôpitaux, il y avait des miliciens cubains et des tortionnaires est-allemands pour améliorer les services de sécurité. Des coopérants français pour assurer l’éducation scolaire rationnelle et promouvoir la francophonie sous l’équateur Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2010, Wilfried N’SONDE, Le coeur des enfants léopards. “Ne courbe pas l’échine.”

ANTHOLOGIE – 2011, Kossi EFOUI, L’ombre des choses à venir., “La guerre.”

« La guerre. »

« […] Mon mentor officiel tenait à faire la fête avec moi avant mon départ pour « l’épreuve de la frontière ». Il y avait dans sa voix ce soir-là, un contentement qui n’était pas lié à l’excellence de la cuisson du riz, mais au fait que lui, mon mentor, riche d’un recel de pouvoirs patiemment acquis dans les hautes instances de la faculté et de la notabilité de la ville, avait réussi Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2011, Kossi EFOUI, L’ombre des choses à venir., “La guerre.”

ANTHOLOGIE – 1985, Sony LABOU TANSI, Les sept solitudes de Lorsa Lopez., “La septième décapitalisation.”

« La septième décapitalisation. »

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Estina Benta

Le veille du jeudi de malheur où nous saurions que Lorsa Lopez allait tuer sa femme, la veille aussi du jour maudit où Valancia devait fêter son deuxième faux centenaire, à cinq heure du matin, juste au moment où à la mosquée de Baltayonsa le muezzin Armano Yozua venait de crier l’appel à la prière, où le père Bona de la Sacristie avait passé le bayou pour la boucherie d’Elmano Zola, nous entendîmes la terre crier du côté du lac Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1985, Sony LABOU TANSI, Les sept solitudes de Lorsa Lopez., “La septième décapitalisation.”