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Carburant : l’objet banal à retirer de sa voiture dès septembre pour faire baisser la consommation

Gros plan sur le toit d'une voiture avec une galerie vide et une boule d'attelage, symboles des accessoires à enlever pour réduire la consommation

Au Royaume-Uni, un spécialiste de l’auto explique qu’un simple accessoire, très courant sur les voitures, peut alourdir la facture carburant dès l’automne.

Alors que les prix de l’essence et du diesel restent élevés outre-Manche, le site britannique du Mirror relaie les conseils d’un expert pour réduire sa consommation avant l’hiver. Selon lui, retirer un élément pourtant très banal, installé sur de nombreuses voitures après les vacances, suffit déjà à faire baisser la note.

Un accessoire du quotidien qui fait grimper la facture

L’article du Mirror s’appuie sur les conseils de Dale Gillespie, spécialiste automobile chez Iron Offroad, une entreprise britannique liée à l’univers du 4×4. Il rappelle que le carburant reste un poste de dépense incontournable pour la plupart des conducteurs, et que chaque petit geste compte, en particulier à l’approche de l’hiver.

Septembre marque souvent la fin des grands trajets estivaux : retours de vacances, week-ends prolongés, déménagements. Résultat, beaucoup de voitures gardent encore sur le toit ou à l’arrière des équipements devenus inutiles au quotidien.

Selon l’expert, un accessoire aussi banal qu’une galerie de toit vide ou un porte-vélos oublié sur la voiture peut suffire à augmenter la consommation de carburant, sans que le conducteur ne s’en aperçoive.

Dale Gillespie insiste sur un point simple : le poids et l’aérodynamisme jouent un rôle clé dans la dépense de carburant, qu’il s’agisse d’un véhicule thermique ou électrique. Plus la voiture est lourde et « freine » l’air, plus elle consomme.

Galerie de toit, coffre de toit, porte-vélos : ce qu’il faut enlever

Le spécialiste britannique invite les automobilistes à faire un vrai tri sur leur véhicule, surtout après les vacances. Selon lui, tout ce qui reste fixé en permanence à l’extérieur de la voiture doit être remis en question.

Il cite notamment trois types d’équipements :

  • les galeries de toit vides, souvent laissées à l’année ;
  • les coffres de toit chargés ou simplement toujours montés ;
  • les porte-vélos et autres supports d’équipement (camping, skis, etc.).

« Le matériel de camping, les porte-vélos, tout cela s’additionne et impacte votre carburant », explique-t-il dans le Mirror. Ces accessoires ajoutent du poids, mais surtout une résistance à l’air importante, en particulier à vitesse élevée.

Selon les chiffres cités par Dale Gillespie, une simple galerie de toit laissée vide peut suffire à faire grimper la consommation.

L’expert avance une hausse de consommation de 1 % à 2,6 % rien qu’avec une galerie de toit vide, ce qui représenterait environ 30 livres sterling par an pour un conducteur britannique moyen.

Le cas d’un coffre de toit chargé est encore plus parlant. Sur une berline classique, un coffre de toit rempli peut entraîner une augmentation de 10 % à 12 % de la consommation sur un trajet type. Sur autoroute, l’effet se renforce, avec une hausse estimée à 20,8 %.

Ces pourcentages restent des ordres de grandeur, mais ils montrent à quel point un accessoire laissé en place toute l’année peut coûter cher à l’usage, alors qu’il n’est utile que quelques semaines.

Pourquoi septembre est le bon moment pour agir

Le spécialiste britannique conseille de s’y prendre dès septembre pour deux raisons principales. D’abord parce que la période des grands trajets estivaux se termine, ce qui rend ces accessoires souvent inutiles au quotidien. Ensuite parce que l’hiver approche, avec son lot de surconsommation.

L’article rappelle que l’hiver est « la saison la plus difficile pour faire rouler une voiture » : rendement du moteur en baisse, batterie moins efficace, trajets plus lents, chauffage plus sollicité. Attendre le froid pour alléger la voiture revient donc à perdre plusieurs semaines d’économies possibles.

L’autre geste clé : surveiller la pression des pneus

Au-delà des accessoires à retirer, Dale Gillespie met en avant un autre levier simple pour limiter les dépenses de carburant : la pression des pneus, souvent négligée. Selon lui, la température extérieure influence directement la pression.

L’expert rappelle qu’une baisse de 10 °C peut faire chuter la pression des pneus d’environ 1 à 2 psi, ce qui suffit à rendre les pneus sous-gonflés si aucun contrôle n’est effectué.

Des pneus trop peu gonflés augmentent la résistance au roulement, ce qui force le moteur à fournir davantage d’effort, donc à consommer davantage de carburant, essence comme diesel. L’article du Mirror mentionne une estimation : un simple écart de 6 psi sous la pression recommandée pourrait ajouter environ 3 % à la facture de carburant.

Le spécialiste rappelle également qu’un sous-gonflage régulier réduit la durée de vie des pneus, avec une perte estimée à environ 10 %. À l’échelle d’un budget automobile, ce double impact — plus de carburant, des pneus à changer plus tôt — pèse lourd.

Pour vérifier la bonne pression, il conseille aux automobilistes de chercher l’étiquette située soit à l’intérieur de la porte conducteur, soit sur le volet intérieur de la trappe à carburant. On y trouve les préconisations du constructeur selon la charge et le type de trajet.

Quelques vérifications simples à programmer

L’expert britannique insiste sur le fait que ces gestes restent à la portée de tous, sans compétence mécanique particulière. Il recommande aux conducteurs de programmer, chaque début d’automne, une courte série de vérifications :

  • retirer la galerie de toit si elle n’est pas utilisée au quotidien ;
  • démonter le coffre de toit et le ranger à domicile ;
  • enlever les porte-vélos ou supports de matériel devenus inutiles ;
  • contrôler la pression des pneus à froid dans une station-service ou avec un compresseur domestique ;
  • vider le coffre des charges lourdes laissées par habitude (outils volumineux, équipements de loisirs, bagages oubliés).
  • Selon lui, « quelques vérifications et réglages simples peuvent aider à garder plus d’argent en poche », et les conducteurs pourraient être surpris par l’effet cumulé de ces petites actions répétées sur plusieurs mois.

    Quelle situation pour les conducteurs en France ?

    Les conseils relayés au Royaume-Uni par le Mirror trouvent un écho évident en France, où les automobilistes font face à la même problématique de prix élevés du carburant. Les mécanismes physiques restent identiques : poids, aérodynamisme, sous-gonflage des pneus.

    Les organismes français de sécurité routière, comme la Sécurité routière ou certains centres de contrôle technique, rappellent eux aussi que la surconsommation liée à une mauvaise pression des pneus ou à un véhicule trop chargé peut devenir significative. Les recommandations sont proches de celles évoquées au Royaume-Uni : vérifier la pression au moins une fois par mois et avant un long trajet, se conformer aux indications présentes sur la voiture, alléger le chargement non indispensable.

    Les équipements concernés restent exactement les mêmes sur les routes françaises :

    • galeries de toit et barres de toit fixées en permanence ;
    • coffres de toit utilisés l’été et jamais démontés ;
    • porte-vélos arrière ou sur attelage laissés montés à l’année.

    En France comme outre-Manche, leur démontage hors périodes d’usage régulier permet non seulement de consommer moins, mais aussi de gagner en confort de conduite, avec moins de bruit aérodynamique et parfois une meilleure stabilité à haute vitesse.

    Un impact aussi pour les véhicules électriques

    L’article britannique évoque également les voitures électriques, qui ne sont pas épargnées par ce phénomène. Les accessoires fixés à l’extérieur du véhicule réduisent leur autonomie réelle, déjà sensible aux conditions météorologiques. En hiver, le chauffage de l’habitacle, la gestion de la température de la batterie et les trajets plus lents pèsent sur la distance parcourue avec une charge.

    Dans ce contexte, retirer une galerie de toit ou un coffre inutilisé permet de gagner quelques précieux kilomètres d’autonomie, en particulier sur autoroute où la résistance à l’air joue un rôle majeur.

    Pour un conducteur français de véhicule électrique, la logique reste la même : alléger la voiture, préserver l’aérodynamisme, vérifier la pression des pneus, surtout à l’approche des saisons froides. Cela peut limiter les recharges sur un long trajet et rendre les déplacements plus prévisibles.

    Pourquoi ces « petits » gestes finissent par compter

    Les chiffres cités par l’expert britannique illustrent un phénomène souvent sous-estimé : une hausse de 2 % à 3 % de la consommation semble faible sur un plein pris isolément, mais représente un budget réel sur l’année. Ajoutées à la baisse de durée de vie des pneus, ces négligences reviennent à payer deux fois : à la pompe et chez le garagiste.

    Pour un automobiliste habitué à de longs trajets d’autoroute ou à une utilisation intensive de son véhicule, l’impact des coffres de toit ou galeries laissés en place se ressent encore davantage. À l’échelle d’un foyer, de simples réflexes saisonniers — démontage à la fin des vacances, contrôle systématique de la pression dès que les températures baissent — s’apparentent à une forme d’entretien préventif du budget auto.

    En procédant à ces ajustements dès le mois de septembre, comme le conseille l’expert britannique cité par le Mirror, les conducteurs au Royaume-Uni comme en France se préparent à affronter la période la plus coûteuse pour leurs véhicules, avec une voiture plus légère, mieux réglée et un portefeuille un peu moins sollicité.

    Questions fréquentes

    Quel impact réel une galerie de toit vide a-t-elle sur la consommation ?

    Une galerie de toit vide entraîne une augmentation de 1 % à 2,6 % de la consommation, ce qui représenterait environ 30 livres sterling par an pour un conducteur britannique moyen selon l'expert Dale Gillespie.

    Pourquoi septembre est-il le moment idéal pour retirer les accessoires de vacances ?

    Septembre marque la fin des grands trajets estivaux, rendant ces accessoires inutiles au quotidien. De plus, l'hiver approche, saison déjà marquée par une surconsommation importante, il est donc préférable d'alléger la voiture avant cette période pour économiser au maximum.

    Comment la pression des pneus influence-t-elle la consommation de carburant ?

    Des pneus sous-gonflés augmentent la résistance au roulement, forçant le moteur à fournir plus d'effort. Un écart de 6 psi sous la pression recommandée peut ajouter 3 % à la facture de carburant. De plus, une baisse de température de 10 °C peut faire chuter la pression de 1 à 2 psi.

    Où trouver les recommandations de pression des pneus pour mon véhicule ?

    Les préconisations du constructeur figurent sur une étiquette située soit à l'intérieur de la porte conducteur, soit sur le volet intérieur de la trappe à carburant. Ces données tiennent compte de la charge et du type de trajet.

    Ces conseils s'appliquent-ils aussi en France ?

    Oui, les mécanismes physiques restent identiques : poids, aérodynamisme et sous-gonflage des pneus impactent la consommation de la même manière. Les organismes français de sécurité routière font des recommandations similaires à celles du Royaume-Uni.
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