CINÉMATHÈQUE VIRTUELLE – FICHES DE VISIONNAGE – “Michael MOORE, Capitalism : A Love Story, Etats-Unis, 2009”

CINÉMATHÈQUE VIRTUELLE – FICHES DE VISIONNAGE

Michael MOORE, Capitalism : A Love Story, Etats-Unis, 2009

« This Time It’s Personal »

FICHE TECHNIQUE

MOORE (Michael), Capitalism: A Love story, 2009, Film documentaire américain de 126 minutes, avec Michael MOORE, et Shawn Wallace, 5 nominations, produit par Michael et Anne MOORE et distribué par Paramount Picture.

LE RÉALISATEUR

Michael MOORE, né le 23 avril 1954 à Davidson dans la banlieue de  Flint dans le Michigan ou se trouve l’une des plus importantes usines Général Motors, il est un réalisateur de films documentaires engagés. A 18 ans  il devient le porte-parole des étudiant de son école en étant élu au conseil d’établissement de son école (la Davidson high school) et deviens un des plus jeune américain à faire partie de la fonction publique. A 22ans il onde propre journal Flint Voice qu’il dirige pendant à peu près 10 ans. A la fermeture de l’usine General Motors de Flint Michael Moore réalise son premier film : le documentaire Roger & Me, dans lequel il parle de son combat pour faire venir le PDG de la compagnie Roger Smith dans le Michigan. En 2002 il s’attaque au marché des armes sujet controversé aux Etats-Unis dans Bowling for Columbine. Apres la crise financière mondiale de 2008, il produit Capitalism: A Love Story  pour montrer les « défaillances » du modèle économique des Etats-Unis

SYNOPSIS

Le film est une critique et une satire sociale du modèle économique américain, dans lequel le réalisateur tente de comprendre  de quelle façon et pourquoi, le capitalisme financier est aussi important dans l’économie américaine. Pour lui Ronald Reagan est à la base de ce système, et donc à la base de la crise économique de 2008. Michael Moore dénonce le capitalisme et montre ses conséquences sur la vie des américains, à travers plusieurs exemples. Il nous montre qu’un centre de délinquants dont la gestion est normalement gérée par l’état  a été confié à une entreprise privée, qui travaillait avec des juges corrompu (à hauteur de 2,6 million de dollar) afin de remplir les prisons, car tant que celle-ci fonctionnait les contribuables payaient. Le film oppose un discours du président Franklin D. ROOSEVELT où il souhaitait que les américain aient « le droit pour chaque famille d’avoir un logement décent, le droit à une couverture santé décente » à la réalité économique en cour aux Etats-Unis, pendant la crise de 2008, où des familles entières se faisaient expulser de leur maison. On peut enfin également voir des pilotes, qui ont pris des prêts étudiants, pour faire des études, devoir cumuler deux emplois et vendre leur sang pour joindre les deux bouts.

ANALYSE

Ce film nous explique simplement que le capitalisme n’est pas compatible avec une société juste et humaine, le montage du film n’est pas chronologique, on entend une voix-off sur un montage ou alternent publicités, émissions, témoignages et histoire personnelle du réalisateur.Vingt ans après son premier film Roger and Me, Michael Moore s’attaque une nouvelle fois au sujet du capitalisme et à tous ceux qui ont contribué à la crise de 2008 et au triomphe d’un système libéral et inégalitaire aux Etats-Unis. Capitalism: A love story est un  mélange entre recherche, témoignage et de provocations. Comme à la fin du film on voit Moore devant les caméras et les passants entourer la Bourse de New York d’un ruban jaune «  scène de crime » et procéder à une « arrestation citoyenne ». Mais malgré ses blagues et ses provocations Moore a quand même enquêté : il nous montre par exemple que dans certaines entreprises les employés les plus rentables sont les employés morts, car leurs entreprises contractaient des assurances vie au nom de leurs employés, à leur profit (celui de l’entreprise). Michael Moore dans ce film nous montre la véritable place des grands lobbys financiers dans la politique américaine, cequi représente plusieurs centaines de millions de dollars qui leur ont été donné, sans condition d’utilisation. Enfin le réalisateur humaniseson documentaire, il donne un visage émouvant aux familles expulsées de chez elles.

© Audrey ADÉHOSSI & (2018)

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MOORE Capitalism a love story (2009)

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