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Le fondateur de Blue Zones, Dan Buettner, affirme qu’adopter un certain type d’animal de compagnie favorise une vie plus saine et pourrait prolonger l’espérance de vie

Aux États-Unis, le spécialiste de la longévité Dan Buettner voit dans la compagnie d’un chien un levier quotidien pour mieux vieillir.

Publié le 27 septembre 2026, un article de Fox News, média d’information américain, relaie les conseils de Dan Buettner, fondateur de l’organisation Blue Zones à Minneapolis, dans le Minnesota. Selon lui, l’adoption d’un chien peut encourager plusieurs habitudes associées à une meilleure santé au fil des années.

Un chien, une routine qui pousse à bouger

Dan Buettner avance une idée simple : pour gagner en longévité, le meilleur changement pourrait parfois se trouver au bout d’une laisse. Lors d’un épisode récent de son podcast, il a recommandé d’adopter un chien.

« La meilleure chose que vous puissiez faire pour ajouter des années à votre vie pourrait vous surprendre. Adoptez un chien ! » affirme Dan Buettner.

Son raisonnement repose sur trois mécanismes : l’activité physique imposée par les promenades, la diminution de la solitude et le sentiment de responsabilité envers l’animal. Un chien a besoin de sortir, y compris les jours où son propriétaire n’en a pas particulièrement envie. Cette contrainte peut transformer la marche en rendez-vous quotidien.

Selon des études citées par Fox News et publiées dans la revue BMC Public Health, les propriétaires de chiens marcheraient en moyenne 22 minutes de plus par jour que les personnes qui n’en ont pas. Ils auraient ainsi davantage de chances d’atteindre les recommandations habituelles d’activité physique sur une semaine.

Cette marche n’a rien d’un programme sportif sophistiqué. Elle s’inscrit dans la vie courante : une sortie matinale, un trajet en fin de journée, quelques minutes dehors avant de rentrer chez soi. Pour Dan Buettner, cette régularité compte autant que l’intensité de l’effort.

Des associations observées avec la santé cardiovasculaire

L’article américain s’appuie aussi sur des travaux publiés par l’American Heart Association dans la revue Circulation. Ils font état d’une association entre la possession d’un chien et une baisse de 24 % de la mortalité toutes causes confondues, par rapport aux personnes qui n’en possèdent pas.

Chez les personnes ayant déjà subi un événement cardiaque grave, comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral, la présence d’un chien serait associée à une réduction du risque de décès pouvant aller jusqu’à 33 %.

Ces résultats décrivent des liens observés dans des études. Ils ne signifient pas qu’un chien remplace un suivi médical, un traitement ou les conseils d’un professionnel de santé.

Les chercheurs et spécialistes cités évoquent notamment l’effet de la présence animale sur le stress. Interagir avec un animal peut faire baisser le cortisol, souvent présenté comme l’hormone principale du stress, tout en favorisant la libération d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine.

Une étude suédoise menée pendant douze ans auprès de 3,4 millions de participants a également relevé, selon l’article, une pression artérielle plus basse et moins de maladies cardiovasculaires chez les propriétaires de chiens.

Trois effets possibles mis en avant

  • Une activité physique plus régulière grâce aux promenades.
  • Des moments de contact et d’apaisement au quotidien.
  • Davantage d’occasions de parler à d’autres personnes dans le quartier ou les espaces publics.

Un rempart possible contre l’isolement

Au-delà de la marche, le chien peut modifier la place sociale de son propriétaire. Les sorties créent des rencontres brèves, parfois répétées, avec des voisins, d’autres promeneurs ou des commerçants. Ces échanges ne suffisent pas à eux seuls à résoudre une situation d’isolement, mais ils peuvent entretenir un lien avec l’extérieur.

Les chiens jouent ainsi un rôle de catalyseur social, selon les experts cités dans l’article. Leur présence peut aussi offrir un attachement affectif et une routine à des personnes vivant seules.

Dan Buettner relie cette idée aux principes qu’il associe aux Blue Zones, ces régions du monde connues pour leur forte concentration de centenaires. Il y retrouve plusieurs éléments : le mouvement naturel au quotidien, un sentiment d’utilité, une meilleure gestion du stress et des liens sociaux solides.

« Les recherches montrent que les propriétaires de chiens vivent plus longtemps, souffrent de moins de crises cardiaques et ressentent moins de solitude », déclare Dan Buettner.

Ce que cela implique en France

En France, adopter un chien engage son propriétaire sur la durée. L’animal doit être identifié et recevoir des soins adaptés à son état de santé. L’adoption demande aussi d’anticiper les promenades, l’alimentation, les frais vétérinaires, les vacances et les solutions de garde.

Un chien ne convient donc pas automatiquement à chaque situation. Une personne qui cherche à rompre l’isolement ou à reprendre une activité physique peut aussi se tourner vers la marche accompagnée, des associations locales ou des activités collectives. L’adoption doit d’abord répondre aux besoins de l’animal, et non servir uniquement de stratégie de santé.

Les refuges et associations de protection animale évaluent généralement la compatibilité entre le mode de vie du futur adoptant et les besoins du chien. L’âge, le tempérament, le niveau d’énergie et les habitudes de l’animal peuvent changer fortement le quotidien d’un foyer.

Une responsabilité qui peut aussi donner du sens

Le bénéfice mis en avant par Dan Buettner ne tient pas seulement à l’exercice. Prendre soin d’un chien impose une organisation : se lever, sortir, prévoir, observer son état et répondre à ses besoins. Pour certaines personnes, cette responsabilité peut renforcer le sentiment d’avoir un rôle utile chaque jour.

Les promenades offrent aussi un effet cumulatif. Elles favorisent le mouvement, l’exposition à la lumière du jour et un temps loin des écrans. Lorsque ces sorties deviennent régulières, elles peuvent structurer les journées sans exiger d’équipement particulier.

Dan Buettner résume sa recommandation sans détour : « Si vous voulez vivre plus longtemps, allez adopter un chien ! » Une formule volontairement directe, qui rappelle surtout qu’un animal peut transformer durablement les habitudes de vie, à condition que l’engagement soit réfléchi et adapté.

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