Archives par mot-clé : littérature

ANTHOLOGIE – 1980, Abdoulaye MAMANI, Sarraounia ou le drame de la reine magicienne. « Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

« Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

 « […] Deux tirailleurs, baïonnettes au canon, arborant leur longue chéchia flamboyante, les pieds nus profondément enfoncés dans le sable, surveillent un groupe de porteurs sous l’ombre ramassée d’un vieux gao. Une vingtaine de robustes djermas, couverts de haillons, somnolent à même le sol attendant le signal du départ.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1980, Abdoulaye MAMANI, Sarraounia ou le drame de la reine magicienne. « Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

ANTHOLOGIE – Maïssa BEY, Sous le jasmin la nuit., « Seul surgit le regard d’un autre. »

« Seul surgit le regard d’un autre. »

 « […] Elle a eu quinze ans… mais a-t-elle jamais été enfant ? De l’enfance a-t-elle eu la fraîcheur, la candeur, la spontanéité ? A-t-elle jamais connu les déraisons de l’adolescence, les espoirs secrets, les émois, les délicates rougeurs, les élans ?  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – Maïssa BEY, Sous le jasmin la nuit., « Seul surgit le regard d’un autre. »

ANTHOLOGIE – 2008 – In Koli Jean BOFANE, Mathématiques congolaises, « Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible. »

« Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible. »

 « […] Tshilombo savourait la musique en sirotant sa bière, installé dans le canapé. Il se retourna. Un nuage de parfum de prix précéda l’entrée de Mme Odia Tshilombo qui venait d’arriver, suivie de Kapinga, sa jeune cousine.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008 – In Koli Jean BOFANE, Mathématiques congolaises, « Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible. »

ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, « Ce désespoir qui usurpait le nom de foi. »

« Ce désespoir qui usurpait le nom de foi. »

 « […] La nuit était chaude et les rues bondées. Après la guerre qui venait de tailler le pays en pièces, les habitants de Sombé recommençaient à vivre, mais pas comme avant. Ce n’était pas pour aller au restaurant qu’ils sortaient. Ils n’allaient pas voir un film, ni se trémousser au rythme des chansons branchées.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, « Ce désespoir qui usurpait le nom de foi. »

ANTHOLOGIE – 1982, Emmanuel DONGALA, Jazz et vin de palme. « Il ne sait pas à quel moment « l’homme » surgira pour le frapper à son tour. »

« Il ne sait pas à quel moment « l’homme » surgira pour le frapper à son tour. »

 « […] NON, cette fois-ci il n’échappera pas ! Après quarante-huit heures, on avait enfin pu retrouver sa trace, reconstituer son itinéraire et repérer le village où il se cachait. […]

L’exploit était quasi impossible car le père fondateur de la nation, le guide éclairé, le rénovateur, le grand timonier, le président à vie, le maréchal chef suprême des forces armées et père bien-aimé du peuple, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1982, Emmanuel DONGALA, Jazz et vin de palme. « Il ne sait pas à quel moment « l’homme » surgira pour le frapper à son tour. »