Archives par mot-clé : littérature

ANTHOLOGIE – 1993, Edouard GLISSANT, Tout-Monde. “Le Tout-Monde, c’est ce désordre, et vous devez courir dedans.”

« Le Tout-Monde, c’est ce désordre, et vous devez courir dedans. »

 « […] Alors je dis que le Tout-Monde, c’est ce désordre, et vous devez courir dedans. ˮ

Qui donc, ah ! mais qui donc avait mis ce rêve d’avant tous les rêves dans sa troisième mort ?

“ Vous constatez bien que vous ne rêvez pas, dit l’Homme, vous regardez là tout au bout de vous-même. » Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1993, Edouard GLISSANT, Tout-Monde. “Le Tout-Monde, c’est ce désordre, et vous devez courir dedans.”

ANTHOLOGIE – 2008 – Maïssa BEY – Pierre, Sang Papier ou Cendre “Le bon élève”

« Le bon élève. »

 « […] Madame Lafrance […] dit aussi qu’elle est venue pour les « civiliser ». Elle aime beaucoup ce mot. Elle le répète souvent.

            C’est donc pour les civiliser qu’on leur a enlevé leurs terres, afin d’y installer des Français venus de France ? Sans doute pour qu’ils aient sous les yeux un exemple vivant de la Civilisation.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008 – Maïssa BEY – Pierre, Sang Papier ou Cendre “Le bon élève”

ANTHOLOGIE – 2012, Maïssa BEY, Sous le Jasmin la nuit., “Voilà encore un mot intéressant … “Heureuse”…”

« Voilà encore un mot intéressant… « heureuse »…. »

 « […] – Choisir de venir au monde…ça, c’est l’extrémité du fil. On ne choisit pas de venir au monde un matin de soleil ou une nuit d’orage. De naître d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée. Pas plus qu’on ne choisit la couleur de sa peau ou le sourire d’une mère.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2012, Maïssa BEY, Sous le Jasmin la nuit., “Voilà encore un mot intéressant … “Heureuse”…”

ANTHOLOGIE – 1983 – Véronique TADJO, Latérite, “L’horizon en feu.”

« L’horizon en feu. »

« […] QUEL FARDEAU PORTEZ-VOUS
EN CE MONDE IMMONDE
PLUS LOURD QUE LA VILLE QUI MEURT DE SES PLAIES ? Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1983 – Véronique TADJO, Latérite, “L’horizon en feu.”

MANUEL DE LITTERATURE-THEME DE TRAVAIL “L’ENFANCE”- BOUBOU HAMA “IZE-GANI.”(1985)

Les mythes africains

BOUBOU Hama, Izé-Gani, 1985,

“L’Enfance”

FICHE TECHNIQUE

BOUBOU(Hama), Izé-Gani, 1985, collection « jeunesse », 1885 ré édition, Édition Présence Africaine n°451, 133 pages, ISBN 2-7087-0451-6

L’EXTRAIT

“[…] La mère d’ Izé-Gani s’arracha à sa douleur. Elle fit un effort pour se dominer. Elle sortit de sa case, en fit le tour et constata qu’elle était seule, seule avec son immense chagrin Elle avait pourtant, sept fois, entendu appeler : « Maman! Maman! Maman ! Maman! Maman! Maman! Maman! » C était clair, ce nom, elle l’avait entendu, quelqu’un l’avait crié sept fois. Ce n’était pas une illusion. Dans son ventre, Izé-Gani bougea et parla .Pour ne pas effrayer sa mère, il dit : « Maman ! Maman ! c’est moi, ce n’est pas une illusion qui t’égare, ni quelque diable qui te trompe ; c’est moi, ton fils, qui te parle de ton ventre. Prends courage, Maman, ce n’est pas un devin malfaisant qui veut t’enlever la raison, c’est ton fils qui te parle de ton ventre. Tu as bien entendu, la voix que tu as entendue vient de toi. Elle est de paix, Maman, rassure-toi, c’est moi, ton fils, qui te parle de ton ventre, qui t’ai appelée sept fois pour marquer ma présence. Maman, je m’appelle Izé-Gani. Je compatis à ta douleur. Je veux naitre à la vie pour connaître le monde et t y aider, y faire ce qu’y faisait mo père pour te rendre heureuse. » Izé-Gani avait si bien su lui parler que sa mère, pourtant stupéfaite, n’eut pas peur. En mère généreuse, elle se dit : Dieu est grand, il fait ce qu’il veut sans doute. C’est de sa grandeur que mon fils parle. Ainsi, elle pensa : Mon fils veut naitre à la vie pour connaître le monde et m’y aider, y faire ce qu’y faisait son père pour me rendre heureuse. Du ventre de sa mère, Izé-Gani parla : « Je sais ce que tu penses, Maman, j’entends ta pensée. Je sais que je ne suis pas arrivé à terme pour ma naissance et c’ est pourquoi je me suis donné le nom de d’ Izé-Gani. Je sais que, comme le frit vert, je ne suis pas mur, mais vert, ce qui justifie le nom que je me suis donné. Maman, je veux naitre à la vie pour connaître le monde et t’y aide, y faire ce qu’y faisait mon père pour te rendre heureuse ; […] »

BOUBOU (Hama), Izé-Gani, 1985, collection « jeunesse », 1885 ré édition, Édition Présence Africaine n°451, 133 pages, ISBN 2-7087-0451-6

L’AUTEUR

Boubou Hama Boubou Hama est un poète, philosophe et historien africain né en 1960 à l’ouest du Niger dans un petit village songhaï. Il fut Président de l’assemblée nationale au Niger de 1958 à 1974. Après des études dans différentes écoles du Niger, il arrive au Sénégal et fréquente l’école William-Ponty à l’ile de Gorée. Il s’agit d’une école fédérale de l’Afrique Occidentale française qui a formé, avant l’ère des indépendances, la plupart des instituteurs, médecins et cadres d’Afrique de l’Ouest, dont de nombreux ministres et chefs d’État ou de gouvernement. En 1929, Boubou Hama devient le premier instituteur nigérien et en 1946, en tant que membre fondateur du Parti progressiste nigérien, il participe au congrès de Bamako à l’issue duquel fut crée le Rassemblement Démocratique Africain.

Quelques œuvres de Boubou Hama

Histoire de Gobir et de Sokoto, 1967, Paris, Présence africaine cop. 173 pages, ASIN: B0014VMH7I

Le retard de l’Afrique : essai philosophique, 1972, Paris, Présence africaine, ASIN: B0084YROEO

Contes et légendes du Niger, 1972-1976, Paris, Présence africaine, 108 pages, ISBN: 2708703307

L’essence du verbe, 1978, Niamey, Centre d’Études Linguistiques et Historiques par la Tradition Orale (CELHTO), ASIN: B00NA228KA

Références externes

Boubou Hama sur Wikipedia

Fanta Maa sur Wikipedia

© Kadidja MAZOU TAHIROU & Xéna-Marine VALERO (avril 2016)