Archives de catégorie : Anthologies

Cette catégorie propose deux types d’extraits: des extraits d’œuvres littéraires et des extraits d’essais. D’abord une série d’extraits d’œuvres littéraires majeures (Il s’agit ici essentiellement de romans et de poésies) traitant de problématiques communes à l’Europe et à l’Afrique. La plupart des auteurs retenus sont Africains (D’Afrique ou des diasporas) et l’accent a été mis sur les auteurs récents (Après 1991). On trouvera également dans cette catégorie – avant qu’elle ne soit étoffée et scindée – des extraits d’essais politiques, sans forcément de rapport avec les œuvres littéraires africaines présentées.

ANTHOLOGIE – 2010, Wilfried N’SONDE, Le coeur des enfants léopards, “Laisse toi de temps en temps chavirer.”

« Laisse-toi de temps en temps chavirer. »

 « […] Égaré dans un tourbillon d’images désordonnées, des pensées floues me reviennent, elles défilent au galop. Ce sont, je suppose, des éclats de ma vie. J’y aperçois l’ancêtre se lever, il se tient maladroit. Autour de lui, une nuée d’esprits de bonté. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2010, Wilfried N’SONDE, Le coeur des enfants léopards, “Laisse toi de temps en temps chavirer.”

ANTHOLOGIE – 1957 – Georges BALANDIER – Afrique ambiguë, “La complainte du chaos.”

« La complainte du chaos. »

 « […]                                                  L’Afrique sait ce qu’elle est

            L’Afrique, elle, sait ce qu’elle est. Elle l’a toujours su, mais nous en Occident, et beaucoup d’autres ailleurs, avons simplifié sa complexe réalité, ignoré sa force d’être et de maintenir ce qu’elle est, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1957 – Georges BALANDIER – Afrique ambiguë, “La complainte du chaos.”

MANUEL DE LITTÉRATURE – Le départ : voyage(s), exil, migration(s), Camara LAYE, “L’Enfant noir”

ANTHOLOGIE & MANUEL DE LITTÉRATURE

“Le départ: voyage(s), exil, migration(s)”

 

http://www.africavivre.com/images/stories/flexicontent/l_l-enfant-noir-de-laurent-chevallier.jpg
Image du film de Laurent CHEVALLIER L’Enfant Noir.

Extrait de L’Enfant noir 1953, chapitre 9 Continuer la lecture de MANUEL DE LITTÉRATURE – Le départ : voyage(s), exil, migration(s), Camara LAYE, “L’Enfant noir”

ANTHOLOGIES – Les grands textes politiques – 1950, Robert Schuman, “Déclaration Schuman du 9 mai 1950”

Déclaration liminaire

Messieurs,

Il n’est plus question de vaines paroles, mais d’un acte, d’un acte hardi, d’un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses.

Nous espérons qu’elles le seront.

Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d’abord, qu’il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l’Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l’Allemagne. Les conditions européennes doivent s’en trouver entièrement transformées. Cette transformation rendra possibles d’autres actions communes impossibles jusqu’à ce jour. L’Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s’élèvera grâce au groupement des productions et à l’extension des marchés qui provoqueront l’abaissement des prix.

Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest, et tous les territoires, notamment l’Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité.

Voici cette décision, avec les considérations qui l’ont inspirée.

Déclaration du 9 mai

« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. Continuer la lecture de ANTHOLOGIES – Les grands textes politiques – 1950, Robert Schuman, “Déclaration Schuman du 9 mai 1950”