Archives de catégorie : Anthologies

Cette catégorie propose deux types d’extraits: des extraits d’œuvres littéraires et des extraits d’essais. D’abord une série d’extraits d’œuvres littéraires majeures (Il s’agit ici essentiellement de romans et de poésies) traitant de problématiques communes à l’Europe et à l’Afrique. La plupart des auteurs retenus sont Africains (D’Afrique ou des diasporas) et l’accent a été mis sur les auteurs récents (Après 1991). On trouvera également dans cette catégorie – avant qu’elle ne soit étoffée et scindée – des extraits d’essais politiques, sans forcément de rapport avec les œuvres littéraires africaines présentées.

ANTHOLOGIE – 1975, Édouard GLISSANT, Malemort, « Ils entendaient le cri des chiens dans la ravine. »

« Ils entendaient le cri des chiens dans la ravine. »

« […] (1788) (1939)

(Premièrement donc, ce qui n’achève de tomber depuis l’antan du temps et qui s’enfonce en pans s’émince mais ne s’éteint ni ne commence, mêlant l’âcre luisant de la tige flêchée amarrée de rouge aux foisons de grainage, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1975, Édouard GLISSANT, Malemort, « Ils entendaient le cri des chiens dans la ravine. »

ANTHOLOGIE – 2012 – Alain MABANCKOU, « Le sanglot de l’homme noir », « D’autres Africains réclameront plus d’Afrique. »

« D’autres Africains réclameront plus d’Afrique. »

 « […] Le sanglot de l’homme noir

Cher Boris (I),

La France et l’Afrique ont des relations pour le moins complexe. Les livres d’histoire t’ont sans doute appris plus que je ne pourrais te dire à ce sujet. Dans ces relations, il y a u des hauts et des bas. Certains te diront qu’il faut en vouloir à la France, la charger de tous les pêchés du monde. Pour ma part, je suis de ceux qui soutiennent que l’histoire africaine reste à écrire avec patience, avec sérénité. Ne faire pencher la balance ni d’un côté, ni de l’autre. D’autres Africains réclameront plus d’Afrique, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2012 – Alain MABANCKOU, « Le sanglot de l’homme noir », « D’autres Africains réclameront plus d’Afrique. »

MANUEL DE LITTÉRATURE – Négritude

MANUEL DE LITTÉRATURE

Biographie de René Philombe

    Écrivain camerounais (N’Gaoundéré 1930 – Cameroun 2001). C’est un  créateur, dès 1957, de journaux, et est fondateur de l’Association des poètes et écrivains camerounais et de la revue le Cameroun littéraire, il a vécu au Cameroun et a consacré ses romans (Sola, ma chérie, 1966 ; Un sorcier blanc à Zangali, 1969), ses nouvelles (Lettres de ma cambuse, 1964 ; Histoires queue-de-chat, 1971), son théâtre (Africapolis, 1974) et ses poèmes (Choc, antichoc, 1978) aux problèmes de l’Afrique contemporaine.

TEXTE : « NEGRITUDE »

Longtemps béat sous le vieux bât
qui me limait les pigments
je me suis enfin réveillé
l’œil rouge
au rouge
grondement
des gongs
intérieurs.

Je me tâte le pouls et j’entends
tous les bras repentants
de mon sang
qui battent dru
le vaste tam-tam des sources inviolées.

Ils m’invitent au minaret tabou
de la régénérescence
ils m’invitent
là-haut
moi et mes totems
sous l’œil vierge de l’Aurore
pour l’incinération totale des échardes.

Ma calebasse pétillera
des sèves pures
de l’ébène
ma calebasse à moi

Et je n’aurai plus soif
de moi-même.

 Neuf Poètes camerounais, 1979

QUESTIONS

De quelle façon le poème reflète-t-il l’Afrique ? donnez le champ lexical qui se rapporte à l’Afrique.

À quel bâtiment l’auteur fait-il référence dans la troisième strophe ?

Donnezla signification du mot «  négritude ». Qui est à l’origine de ce courant ?

Ce poème illustre- t-il la négritude, si oui pourquoi ?

 

ANTHOLOGIE – 1748, Charles de MONTESQIUEU, De l’Esprit des lois. « Un corps tout noir. »

« Un corps tout noir. »

 « […] Chapitre V. De l’esclavage des Nègres

SI j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1748, Charles de MONTESQIUEU, De l’Esprit des lois. « Un corps tout noir. »