Archives de catégorie : Anthologies

Cette catégorie propose deux types d’extraits: des extraits d’œuvres littéraires et des extraits d’essais. D’abord une série d’extraits d’œuvres littéraires majeures (Il s’agit ici essentiellement de romans et de poésies) traitant de problématiques communes à l’Europe et à l’Afrique. La plupart des auteurs retenus sont Africains (D’Afrique ou des diasporas) et l’accent a été mis sur les auteurs récents (Après 1991). On trouvera également dans cette catégorie – avant qu’elle ne soit étoffée et scindée – des extraits d’essais politiques, sans forcément de rapport avec les œuvres littéraires africaines présentées.

ANTHOLOGIE – 1921, René MARAN, Batouala. « Tout leur corps transpirait une odeur de cadavre. »

« Une odeur de cadavre. »

 « […] Les Blancs pestent contre la piqûre des moustiques. Celles des « fourous » les irrite. Ils craignent les mouches-maçonnes. Ils ont peur de cette écrevisse de terre qu’est « prakongo », le scorpion, qui vit, noir, annelé et venimeux, parmi les toitures ruineuses, sous la pierraille ou au cœur des décombres.

 En un mot, tout les inquiète.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1921, René MARAN, Batouala. « Tout leur corps transpirait une odeur de cadavre. »

ANTHOLOGIE – 1980, Abdoulaye MAMANI, Sarraounia ou le drame de la reine magicienne. « Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

« Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

 « […] Deux tirailleurs, baïonnettes au canon, arborant leur longue chéchia flamboyante, les pieds nus profondément enfoncés dans le sable, surveillent un groupe de porteurs sous l’ombre ramassée d’un vieux gao. Une vingtaine de robustes djermas, couverts de haillons, somnolent à même le sol attendant le signal du départ.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1980, Abdoulaye MAMANI, Sarraounia ou le drame de la reine magicienne. « Nous sommes tous des esclaves, donc frères dans le malheur. »

ANTHOLOGIE – 1997-1999, Jean-Pierre MILCAM, « Apocalypses », in Une enfance algérienne. « Leurs cendres confondues dans le limon généreux. »

« Leurs cendres confondues dans le limon généreux. »

 « […] L’école, la rue tentaient de m’apprendre à haïr, et je ne haïssais pas. Je n’avais aucune vocation au mépris, plutôt à la tendresse, et je saignais lorsque les gamins dont je partageais les yeux venaient à moi, triomphants, les yeux explosant dans un menu jet de vitriol : « Ca y est ! Ils ont guillotiné Zaoui, le sang du Juif a giclé à deux mètres de haut ! » Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1997-1999, Jean-Pierre MILCAM, « Apocalypses », in Une enfance algérienne. « Leurs cendres confondues dans le limon généreux. »

ANTHOLOGIE – 2008, Eliane KODJO « L’Enfant de la lune. » « Connais-tu les albinos? »

« Connais-tu les albinos ? »

« […] Je m’appelle Kuna, j’ai dix ans et je suis un petit garçon bien seul, comme la plupart de mes « frères » de même peau d’ailleurs. Je suis issu d’une famille de six enfants, mais j’ai une particularité Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008, Eliane KODJO « L’Enfant de la lune. » « Connais-tu les albinos? »

ANTHOLOGIE – Maïssa BEY, Sous le jasmin la nuit., « Seul surgit le regard d’un autre. »

« Seul surgit le regard d’un autre. »

 « […] Elle a eu quinze ans… mais a-t-elle jamais été enfant ? De l’enfance a-t-elle eu la fraîcheur, la candeur, la spontanéité ? A-t-elle jamais connu les déraisons de l’adolescence, les espoirs secrets, les émois, les délicates rougeurs, les élans ?  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – Maïssa BEY, Sous le jasmin la nuit., « Seul surgit le regard d’un autre. »