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« Au moins une course de suspension » : Norris veut plus qu’un recul de 5 places pour Colapinto à Sepang

Franco Colapinto au volant de sa monoplace Williams en Formule 1, lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan.

Cinq places de recul sur la grille de Sepang : c’est ce qu’écopera Franco Colapinto après son freinage manqué à Bakou. Lando Norris, éliminé dans la collision avec Pierre Gasly, juge que ce n’est pas assez et réclame au moins une course de suspension. Voici ce que dit la sanction, et ce qu’elle ne règle pas.

En bref

  • Colapinto a bloqué les roues au restart du 36e tour à Bakou, éliminant Gasly et Norris avec lui.
  • Les commissaires ont converti ses 10 secondes de pénalité en cinq places de recul sur la prochaine grille.
  • Norris juge cette sanction insuffisante et demande au moins une course de suspension pour tout accident provoqué au restart.

Le chiffre clé : 5 places de recul sur la grille de Sepang pour Colapinto après l’accident de Bakou.

Colapinto recule de cinq places à Sepang, faute de pouvoir purger 10 secondes

Le restart du Grand Prix d’Azerbaïdjan a tourné court au 36e tour. Franco Colapinto, alors 10e, est arrivé trop vite au premier virage, a bloqué les roues et s’est jeté tout droit. Il a touché le côté gauche de l’Alpine de son équipier Pierre Gasly, 7e, qui est allé percuter la McLaren de Lando Norris, 9e. Les trois voitures ont terminé leur course sur place.

Les commissaires ont rendu leur décision près de trois heures après l’arrivée. Colapinto reçoit 10 secondes, la pénalité standard quand on provoque une collision. Sauf qu’il avait abandonné : impossible de les purger, et sur le moment la sanction restait purement symbolique.

Le règlement 2026 prévoit alors une conversion. Les 10 secondes deviennent un recul de cinq places sur la grille de la prochaine course que le pilote disputera, a priori celle de Sepang, en Malaisie, la semaine suivante.

Norris juge la sanction trop légère et veut des suspensions

Le champion du monde en titre n’a pas caché sa colère devant la presse après son abandon. Pour lui, une place de moins sur la grille ne suffit pas à dissuader ce type d’erreur. Il a été très clair sur ce qu’il attend de la FIA.

« Je pense que la FIA devrait être plus sévère et commencer à infliger des suspensions pour ce genre de choses. »

Lando Norris, pilote McLaren, après le Grand Prix d’Azerbaïdjan, cité par Motorsport.com

Il a parlé de négligence chez certains pilotes et rappelé la facture : toutes les pièces de sa voiture touchées partent à la poubelle. Son barème est simple : quiconque provoque un accident de ce genre au restart devrait, selon lui, manquer au moins la course suivante. Il ajoute que ce pilotage n’a pas sa place en Formule 1.

Ni le grip précaire ni la stratégie de relance ne l’ont fait douter

On lui a demandé si les conditions pouvaient atténuer la faute. Grip faible, pneus pas encore en température : Norris n’achète pas l’argument. À ce niveau, dit-il, les pilotes sont censés anticiper. Il précise même que les pneus n’étaient pas si froids que cela.

Autre piste évoquée devant lui : la façon dont George Russell avait géré la relance. Norris a balayé l’idée. Russell peut faire ce qu’il veut, selon lui, la responsabilité reste celle du pilote qui rate son freinage.

Un détail change la lecture de sa colère : son week-end était déjà compliqué. Norris reconnaît qu’il manquait de vitesse de pointe et qu’il ne réalisait pas certaines choses parfaitement en pilotage. Face aux voitures qui le doublaient, il parlait de mission impossible. L’accident a simplement mis fin à une course qui ne s’annonçait pas brillante.

Colapinto, lui, ne conteste rien. Il a parlé d’une grosse erreur : roues complètement bloquées, pneus et freins froids, contrôle perdu. Il s’est excusé auprès de l’équipe, de Gasly, des employés de l’usine et de Norris.

Les commissaires le jugent seul ou principal responsable

Dans leur décision, les commissaires décrivent un freinage trop tardif et une entrée par l’intérieur à une vitesse qui interdisait de tourner de façon contrôlée. Colapinto a manqué le virage et touché Gasly, qui a ensuite percuté Norris.

Ils écartent aussi toute clémence. L’approche plus indulgente réservée au premier tour et au premier virage ne s’applique pas : aucun autre pilote n’a contribué à la collision. Le cas est classé comme une faute pleine et entière.

Élément Détail
Tour de l’accident 36e, au restart
Colapinto 10e, jugé responsable
Gasly 7e, abandon
Norris 9e, abandon
Sanction 10 secondes converties en 5 places de recul
Base réglementaire Article B1.9.6.(e), Règlement 2026

Suffisante ou non : la sanction reste dans le barème, pas au niveau demandé par Norris

Sur le plan du règlement, les commissaires ont appliqué la règle telle qu’elle existe : 10 secondes pour une collision, transformées faute de pouvoir les purger. Rien n’indique à ce stade qu’une suspension soit envisagée. Ce que réclame Norris dépasse donc le barème actuel.

Pour Colapinto, le coût sportif est réel mais limité à un week-end : partir cinq places plus loin à Sepang complique la course, sans l’empêcher de la disputer. Pour Alpine, l’addition est déjà payée. Ses deux voitures étaient en passe de marquer des points quand elles ont été éliminées, et Gasly n’a pas caché son mécontentement envers son équipier.

Si vous suivez la saison, le regard se portera sur la qualification à Sepang. Vous verrez d’un coup si cinq places pèsent assez pour calmer le débat ou si la demande de Norris gagne du terrain chez les pilotes.

Vos questions

Quelle sanction Colapinto a-t-il reçue après l’accident de Bakou ?

Les commissaires lui ont infligé 10 secondes de pénalité, la sanction standard pour une collision provoquée. Comme il avait abandonné, elle est devenue un recul de cinq places sur la grille de la prochaine course.

Que demande Lando Norris à la FIA ?

Il veut que la FIA commence à suspendre les pilotes qui provoquent ce type d’accident. Pour un crash causé au restart, il estime qu’il faut au moins une course de suspension.

Pourquoi les commissaires n’ont-ils pas été plus indulgents ?

La clémence prévue pour le premier tour et le premier virage ne s’appliquait pas. Aucun autre pilote n’avait contribué à la collision, et Colapinto a été jugé entièrement ou principalement responsable.

Sources : Auto Hebdo, Motorsport.com.

Questions fréquentes

Pourquoi la pénalité de 10 secondes a-t-elle été convertie en recul de 5 places ?

Parce que Franco Colapinto avait abandonné lors de l'accident à Bakou, il ne pouvait pas purger les 10 secondes sur la piste. Le règlement 2026 prévoit alors une conversion en recul de 5 places sur la grille de la prochaine course.

Quels éléments les commissaires ont-ils retenus contre Colapinto ?

Un freinage trop tardif et une entrée par l'intérieur à une vitesse incompatible avec un virage contrôlé. Colapinto a manqué le virage et touché Gasly, qui a ensuite percuté Norris.

Pourquoi les commissaires n'ont-ils pas appliqué la clémence du premier tour ?

Cette clémence réservée au premier tour et au premier virage ne s'applique que si d'autres pilotes ont contribué à l'incident. Aucun autre pilote n'a été impliqué ici, Colapinto étant jugé entièrement responsable.

Lando Norris a-t-il obtenu gain de cause auprès de la FIA ?

Non, à ce stade rien n'indique qu'une suspension soit envisagée. La sanction reste dans le barème réglementaire actuel, ce que réclame Norris dépasse les règles existantes.

Quel est l'impact réel pour Colapinto de ce recul de 5 places ?

Le coût sportif est réel mais limité à un week-end : partir cinq places plus loin à Sepang complique la course sans l'empêcher de la disputer.
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