DOCUMENT DE COURS – Géographie – Théorie de la ville mondiale, “1996, DOLLFUS et l’Archipel Mégalopolitain Mondial (AMM)”

Olivier DOLLFUS, La mondialisation, 1996, Paris

« L’Archipel Mégalopolitain Mondial (AMM). »

FICHE TECHNIQUE

DOLLFUS (Olivier), La mondialisation, 1996, Paris, Presses de Sciences Po, 3e édition 2007, collection « Bibliothèque du citoyen. », Chapitre II « Le monde dans ses lieux. », pages 25-27, 171 pages, ISBN 978-2724610369

L’AUTEUR

Professeur agrégé de Géographie, docteur, professeur des universités d’abord à la Sorbonne puis à l’Université Paris-VII Denis-Diderot qu’il contribue à fonder et qu’il pense d’emblée avec les autres – dont la grande africaniste Catherine COQUERY-VIDROVITCH – comme un pôle interdisciplinaire, Olivier DOLLFUS révolutionne la Géographie française. Dans L’espace géographique (1970, Paris), puis Le système monde. Proposition pour une étude de géographie (1984, Avignon) il introduit dans la géographie universitaire française des notions d’analyse théorique, en collaboration avec Roger BRUNET (Concepteur des chorèmes), avec qui il cosigne (1990, Paris) la Géographie Universelle, dont le tome II Mondes nouveaux annonce l’œuvre précurseur qu’est La mondialisation (1996, Paris).

LE LIVRE

Le système urbain mondial de Villes-Monde est nommé dans un premier temps Archipel Métropolitaine Mondial avant de devenir Archipel Mégalopolitain Mondial (AMM) par Olivier DOLLFUS (1996). Cet AMM est constitué de la mise en relation de différents tissus urbains, produit de la mondialisation qui concentre les centres d’impulsion de toute nature, il la renforce en renforçant le rôle de commandement de ses ilots. Olivier DOLLFUS dit que « […] ensemble de villes qui contribuent à la direction du monde, […] (est) un symbole de la globalisation liée à la concentration des activités d’innovation et de commandement […] ». Par ce concept de géographie aisément cartographiable Olivier DOLLFUS fait la jonction entre les préoccupations de Fernand BRAUDEL centrées sur le fonctionnement des économies-monde, celles de Peter HALL sur les modèles urbains et celle de Saskia SASSEN sur la sociologie et les logiques de fonctionnement de la ville mondiale à la recherche d’un idéal-typique qui fasse système.

L’EXTRAIT

« Un ensemble de ville qui contribuent à la direction du monde. »

« […] L’archipel mégalopolitain mondial (AMM), formé d’ensemble de villes qui contribuent à la direction du monde, est une création de la deuxième partie du XXe siècle et l’un des symboles les plus forts de la globalisation liée à la concentration des activités d’innovation et de commandement. S’y exerce la synergie entre les diverses formes du tertiaire supérieur et du « quaternaire » (recherches, innovations, activités de direction). L’AMM marque conjointement l’articulation entre villes appartenant à une même région et entre grands pôles mondiaux. D’où cette émergence de grappes de villes mondiales […].

Les mégalopoles ont d’excellentes liaisons avec les autres « îles » de l’archipel mégalopolitain mondial (ce qui donne tout son sens au terme d’archipel) et concentrent entre elles l’essentiel du trafic aérien et des flux de télécommunication […]. 90 % des opérations financières s’y décident et 80 % des connaissances scientifiques s’y élaborent […]. Ces « îles de l’AMM » sont pour l’instant au nombre d’une demi-douzaine […] »

DOLLFUS (Olivier), La mondialisation, 1996, Paris, Presses de Sciences Po, 3e édition 2007, collection « Bibliothèque du citoyen. », Chapitre II « Le monde dans ses lieux. », pages 25-27, 171 pages, ISBN 978-2724610369

À VOIR SUR LE MÊME SUJET:

1966, Peter HALL et les “Villes du monde”

1967, Fernand BRAUDEL et la “Ville-monde”

1991, Saskia SASSEN et la “Ville mondiale”

DES INDEX POUR ALLER PLUS LOIN :

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DES ARTICLES CONNEXES :

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