Dans cet article
Un poste vacant dans l’école de votre enfant ne passera plus par la liste d’attente du concours. Depuis le 1er octobre, les professeurs des écoles restés sur liste complémentaire ne peuvent plus être appelés pour 2026-2027. Ceux qui n’ont pas été appelés perdent leur concours, et les recteurs en manque de remplaçants se tournent vers des contractuels.
En bref
- Depuis le 1er octobre, les candidats sur liste d’attente ne peuvent plus être appelés pour un poste en 2026-2027.
- Les candidats non appelés entre le 1er septembre et le 1er octobre perdent leur concours et doivent le repasser.
- En cas de besoin, les recteurs feront appel à des contractuels bac +3, moins chers, embauchés uniquement en CDD.
Le chiffre clé : 53 % des collèges manquaient d’au moins un professeur à la rentrée, selon le SNES-FSU.
La liste d’attente ne permet plus d’obtenir un poste en 2026-2027
C’est la règle qui s’applique depuis le jeudi 1er octobre : les professeurs des écoles inscrits sur liste complémentaire ne peuvent plus être choisis, ni pour un remplacement, ni pour occuper un poste, sur l’année scolaire 2026-2027. Seuls les candidats classés sur la liste principale peuvent désormais obtenir une affectation.
Jusqu’ici, la liste d’attente avait une vraie utilité tout au long de l’année. Un candidat qui n’était pas arrivé en tête du classement pouvait être appelé à tout moment, par exemple pour remplacer un enseignant qui se désistait à la dernière minute, ou pour prendre un poste resté vacant. Cette porte est fermée.
Pour les familles, le changement est discret, mais il est réel. Quand une classe se retrouve sans enseignant, le recours à un lauréat du concours placé en attente n’est plus possible. Les recteurs doivent trouver une autre solution.
Un décret d’avril 2025 fixe la limite à un mois après le début de la formation
Cette règle n’est pas une surprise de dernière minute : elle découle d’un décret publié en avril 2025. Le texte encadre le recours à la liste complémentaire, que ce soit pour remplacer un candidat de la liste principale ou pour pourvoir un emploi vacant, et il fixe une date limite.
« le remplacement par appel à la liste complémentaire de candidats inscrits sur la liste principale ou pour pourvoir un emploi vacant ne peut être effectué au-delà de la période d’un mois après le début de la formation »
Décret d’avril 2025, cité par CNews
En pratique, la fenêtre s’est ouverte le 1er septembre et s’est refermée le 1er octobre. Un candidat sur liste d’attente qui n’a pas été appelé entre ces deux dates perd donc le bénéfice de son concours. Pour exercer, il devra le repasser et, cette fois, se classer sur la liste principale.
Le tableau ci-dessous résume la situation de chacun.
| Situation | Ce qui s’applique |
|---|---|
| Candidat de la liste principale | Seul profil qui peut obtenir un poste cette année |
| Liste d’attente, appelé entre le 1er septembre et le 1er octobre | Ne perd pas le bénéfice de son concours |
| Liste d’attente, non appelé | Perd son concours, doit le repasser et viser la liste principale |
| Recteur en manque de remplaçants | Fait appel à des contractuels |
Les contractuels prennent le relais, avec un contrat plus souple et moins cher
En attendant, si les recteurs ont besoin de remplaçants, ils feront appel à des contractuels. Ce sont des personnes qui n’ont pas passé le concours, mais qui sont titulaires d’un Bac +3. Leur statut ne leur permet d’être engagées qu’en contrat à durée déterminée.
Derrière ce choix, il y a d’abord un enjeu financier : les contractuels sont payés moins cher que les lauréats du concours. Il y a aussi un argument pratique. Leur contrat est très mobile : ils peuvent être appelés pour de brèves missions, et leur contrat peut s’arrêter très rapidement.
Pour les parents, la conséquence est concrète. Le remplaçant d’un enseignant absent sera un contractuel sous contrat court, et non un lauréat du concours resté en attente. Un contrat qui peut s’arrêter vite, c’est aussi une présence potentiellement moins stable devant la classe.
Des candidats ont manifesté cet été, sans faire changer la règle
La décision passe mal chez plusieurs lauréats. Ils ont réussi le concours, mais n’ont pas été classés assez haut pour entrer sur la liste principale, et ils ne comprennent pas pourquoi on les laisse de côté alors que les besoins de l’école restent aussi importants.
Plusieurs candidats sur liste d’attente avaient décidé de manifester cet été pour dénoncer cette règle. Ces rassemblements n’ont pas fait bouger les choses : la mesure s’applique bien depuis le 1er octobre.
Si vous êtes vous-même dans cette situation, le calendrier est sans ambiguïté. Sans appel avant le 1er octobre, il n’y a plus rien à attendre pour cette année scolaire : il faudra repasser le concours.
Le manque de professeurs reste massif : 53 % des collèges touchés à la rentrée
Le contexte explique l’incompréhension des candidats. Selon une étude du SNES-FSU, le Syndicat national des enseignements de second degré, il manquait au moins un professeur dans 53 % des collèges à la rentrée. Le syndicat a sondé 1 000 établissements, confirmant des postes non pourvus.
Attention à ne pas tout mélanger : ce chiffre porte sur les collèges, alors que la règle du 1er octobre vise les professeurs des écoles. Mais il montre l’ampleur des besoins en enseignants au moment où la liste d’attente se ferme.
Pour l’année 2026-2027, les affectations reposent donc sur la liste principale et les remplacements, en cas de besoin, sur des contractuels. C’est ce qu’il faut garder en tête si la classe de votre enfant reste sans enseignant.
Vos questions
Un candidat sur liste d’attente peut-il encore être appelé après le 1er octobre ?
Non, pas pour l’année 2026-2027. Le décret d’avril 2025 interdit d’appeler la liste complémentaire au-delà d’un mois après le début de la formation. Seuls les candidats de la liste principale peuvent obtenir un poste.
Qui remplace les enseignants absents si la liste d’attente est fermée ?
Les recteurs qui ont besoin de remplaçants font appel à contractuels. Ce sont des personnes titulaires d’un Bac +3 qui n’ont pas passé le concours, embauchées uniquement en CDD. Elles sont payées moins cher et leur contrat peut s’arrêter très vite.
Que peut faire un lauréat qui n’a pas été appelé avant le 1er octobre ?
Il perd le bénéfice de son concours. Pour exercer, il devra le repasser et réussir à se classer sur la liste principale. Les rassemblements organisés cet été n’ont pas fait changer la règle.
Sources : CNews, Le Monde.
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