Dans cet article
La veille d'une grève intersyndicale et à quelques jours des débats budgétaires à l'Assemblée, la secrétaire générale adjointe du SNES-FSU hausse le ton sur les salaires des enseignants. Elle détaille pourquoi le syndicat appelle à la mobilisation le 29 septembre et ce qu'il exige dans le budget 2027.
En bref
- Le SNES-FSU appelle à la grève le 29 septembre, veille de la présentation du budget 2027 par Sébastien Lecornu.
- Le syndicat revendique 20 % d'augmentation de la valeur du point d'indice et son indexation sur les prix.
- Autres demandes : fusion Classe normale et Hors-classe, accès généralisé à la Classe exceptionnelle, statut pour les AESH.
Le chiffre clé : 20 %, hausse de la valeur du point d'indice réclamée par le SNES-FSU.
Une grève programmée juste avant la présentation du budget
Le 29 septembre, jour de mobilisation intersyndicale, tombe la veille de la présentation du budget 2027 par Sébastien Lecornu. Ce n'est pas un hasard. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, explique que le syndicat veut peser sur les débats budgétaires avant même qu'ils ne commencent à l'Assemblée nationale.
Elle rappelle que l'an dernier déjà, une mobilisation lancée dès septembre avait permis de mettre la question du partage des richesses au centre du débat public. Cette année, plusieurs facteurs se combinent selon elle pour justifier le moment choisi : l'entêtement du gouvernement sur les rémunérations, le contexte économique, l'ouverture du débat budgétaire et l'approche de la présidentielle.
« Plus les années passent, plus la situation salariale devient insupportable en matière de rémunération. » Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, dans le Café pédagogique
Le syndicat chiffre précisément ses revendications
Le SNES-FSU ne se contente pas de dénoncer une situation, il pose des chiffres sur la table. La demande centrale : une augmentation de 20 % de la valeur du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires. À cela s'ajoute un mécanisme d'indexation de ce point sur les prix, pour éviter que l'inflation ne rogne à nouveau les salaires dans les années suivantes.
Le syndicat porte aussi des demandes de carrière : fusionner la Classe normale avec la Hors-classe, et généraliser l'accès à la Classe exceptionnelle, l'échelon le plus haut de la grille des enseignants. Sophie Vénétitay insiste sur un point : cette revalorisation doit se faire sans contrepartie, contrairement à des pistes évoquées par certains candidats à la présidentielle.
| Revendication | Contenu |
|---|---|
| Point d'indice | Augmentation de 20 % de sa valeur |
| Indexation | Point d'indice lié à l'évolution des prix |
| Carrière | Fusion Classe normale et Hors-classe |
| Classe exceptionnelle | Accès généralisé pour tous les enseignants |
Les personnels non titulaires ne sont pas oubliés
Au-delà des enseignants titulaires, le SNES-FSU met en avant la situation des autres catégories de personnels. Le syndicat réclame un vrai statut pour les AESH, ces accompagnants d'élèves en situation de handicap, ainsi qu'une grille de rémunération nationale pour les AED, les assistants d'éducation qui encadrent la vie scolaire.
Sophie Vénétitay évoque aussi un plan de titularisation pour les non titulaires, une revendication qu'elle juge d'autant plus urgente cette rentrée. Elle pointe le fait que beaucoup de contractuels ont été, selon ses mots, remerciés sans ménagement à la rentrée.
Pour elle, la faiblesse des salaires n'est pas un sujet isolé : elle est directement liée à la pénurie de personnels qui marque cette rentrée scolaire, les postes non pourvus s'expliquant en partie par l'attractivité en baisse des métiers de l'Éducation nationale.
Une seule journée de grève ne suffira pas, prévient le syndicat
Sophie Vénétitay est claire sur la suite : le 29 septembre est un point de départ, pas un aboutissement. Elle affirme qu'il faudra d'autres temps forts de mobilisation, y compris sur plusieurs jours, pour obtenir les premiers gains sur la revalorisation salariale.
La mobilisation s'inscrit dans un cadre unitaire, associant plusieurs syndicats. Une réunion interprofessionnelle est prévue dès le 1er octobre, et les échanges doivent se poursuivre au sein de l'intersyndicale de l'Éducation nationale dans les semaines suivantes.
- 29 septembre : journée de grève et de mobilisation intersyndicale.
- 30 septembre : présentation du budget 2027 par Sébastien Lecornu.
- 1er octobre : réunion interprofessionnelle pour la suite du mouvement.
Pour la secrétaire générale du SNES-FSU, la réussite de cette première journée conditionne la capacité du mouvement à peser ensuite sur les discussions parlementaires autour du budget.
Vos questions
Pourquoi la grève du 29 septembre concerne-t-elle les enseignants ?
Le SNES-FSU appelle à la grève pour dénoncer les salaires des personnels de l'Éducation nationale, jugés insuffisants depuis plusieurs années. Le syndicat veut peser sur le budget 2027, présenté le lendemain de la mobilisation.
Que demande précisément le SNES-FSU sur les salaires ?
Le syndicat réclame une hausse de 20 % de la valeur du point d'indice ainsi que son indexation sur les prix. Il demande aussi la fusion de la Classe normale avec la Hors-classe et un accès généralisé à la Classe exceptionnelle.
La mobilisation va-t-elle continuer après le 29 septembre ?
Oui, selon Sophie Vénétitay, une seule journée ne suffira pas à obtenir des avancées. Le SNES-FSU annonce vouloir d'autres temps forts de mobilisation, y compris sur plusieurs jours, en lien avec l'intersyndicale qui se réunit dès le 1er octobre.
Sources : Le Café pédagogique.
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