Blocage des lycées : ce qui change pour les lycéens à partir de jeudi et du 6 octobre

Grille métallique d'entrée de lycée cabossée et fermée, gravats au sol, matin gris
Après des centaines d'interpellations mardi, les syndicats lycéens appellent à un nouveau blocage jeudi et à manifester le 6 octobre.

Après le blocage de mardi et des centaines d'interpellations, les syndicats lycéens ne lâchent rien. L'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne appellent à un nouveau blocage des lycées et universités jeudi, puis à une manifestation le 6 octobre. Voici ce qui change concrètement pour vous.

En bref

  • Le blocage lycéen du 29 septembre a provoqué 440 interpellations selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
  • L'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne appellent à bloquer lycées et universités jeudi, puis à manifester le 6 octobre.
  • Les dégradations en Île-de-France atteignent désormais un million d'euros, contre 200 000 euros à la mi-journée de mardi.

Le chiffre clé : 440, interpellations rapportées par le ministre de l'Intérieur lors du blocage du 29 septembre.

Deux nouvelles dates de mobilisation sont fixées après le blocage de mardi

Mardi soir, dans un communiqué commun, l'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne ont appelé à un nouveau blocage des lycées et des universités ce jeudi. Elles appellent aussi à une grande manifestation le 6 octobre. Leur mot d'ordre : bloquer et reprendre les facs et les lycées.

Les deux organisations justifient cette relance du mouvement par les conditions d'études qu'elles dénoncent depuis des semaines.

Le pouvoir cherche à nous chasser de nos lieux d'études par les coupes budgétaires, la fermeture de places, des bâtiments dégradés, la sélection ou encore la répression.

Pour vous, cela signifie un nouveau risque de perturbation dans l'établissement de votre enfant dès jeudi, puis une mobilisation nationale programmée le mardi 6 octobre.

Le blocage de mardi a déjà débouché sur des centaines d'interpellations

L'Union syndicale lycéenne appelait à bloquer les établissements ce mardi 29 septembre, en parallèle de la grève de la fonction publique. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 416 établissements ont été visés par des actions, dont encore 338 en fin de journée.

ChiffreCe qu'il mesure
416Établissements visés par des actions
45Lycées réellement bloqués
46Lycées ayant subi une tentative de blocage
440Interpellations annoncées par Laurent Nunez

Le ministre de l'Intérieur a précisé sur BFMTV que les deux tiers de ces interpellations avaient donné lieu à des gardes à vue. En Île-de-France, la préfecture de police a recensé 70 interpellations et 58 actions, mais peu de blocages effectifs selon elle.

L'Île-de-France concentre l'essentiel des tensions et des dégâts

C'est en Île-de-France que le mouvement a été le plus suivi. Selon la Région, 75 établissements franciliens ont connu des perturbations ce mardi, dont ont été le théâtre de dégradations. Une vingtaine de blessés a été recensée parmi les élèves, le personnel de l'Éducation nationale et des agents de la région. Le mouvement a aussi touché Lyon, Nice, Grenoble ou Lille.

La facture des dégâts s'alourdit fortement au fil de la journée : elle est passée de 200 000 euros à la mi-journée à un million d'euros le soir, selon la présidente de Région Valérie Pécresse.

Une dizaine de portails d'entrée hors service sont totalement ou partiellement à remplacer et nécessiteront des travaux lourds, des frais de gardiennage pour éviter les intrusions et les vols, sans compter les dégâts des incendies, les tags, les vitres brisées et les frais de nettoyage à engager.

Ces propos sont ceux de Valérie Pécresse, qui détaille l'ampleur des réparations à venir dans les lycées franciliens.

Le bilan humain s'alourdit et les motifs de la colère restent les mêmes

Mardi soir sur X, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a déploré des violences inqualifiables. Il a rapporté au moins 10 personnels de l'Éducation nationale et plusieurs élèves blessés, notamment par des tirs de mortiers. Laurent Nunez a de son côté évoqué 48 membres des forces de sécurité intérieure blessés. Le dernier bilan du ministère de l'Éducation nationale fait état de 31 blessés au total, parmi lesquels des élèves et du personnel, ce bilan permet aussi de mieux comprendre le mouvement.

Un déploiement policier qualifié de très fort et musclé a été mis en place autour des lycées, une mobilisation dénoncée par des syndicats comme la CGT.

Sur le fond, l'Union syndicale lycéenne présente le blocage comme une réponse aux conditions d'études : manque de professeurs, classes et emplois du temps surchargés, stress lié à Parcoursup. Le mouvement reçoit le soutien de la CGT et de certains élus, dont le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, tandis que la droite dénonce une instrumentalisation politique par LFI.

Deux échéances à surveiller dans votre établissement

Pour les lycéens et leurs parents, deux dates sont désormais à noter. Ce jeudi, un nouveau blocage des lycées et des universités est appelé par l'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne. Le mardi 6 octobre, une grande manifestation nationale est prévue.

Après les événements de mardi, un dispositif policier renforcé autour des établissements reste probable en cas de nouvelles tentatives de blocage. Le gouvernement, par la voix du ministre de l'Intérieur, a mis en avant les violences et les dégradations constatées, tandis que les syndicats lycéens maintiennent leurs revendications sur les moyens et les conditions d'études.

Vos questions

Quelles sont les prochaines dates de mobilisation lycéenne ?

L'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne appellent à un nouveau blocage des lycées et des universités ce jeudi, puis à une grande manifestation le 6 octobre. Ces dates ont été annoncées mardi soir dans un communiqué commun.

Combien d'établissements ont été touchés par le blocage du 29 septembre ?

Selon le ministère de l'Éducation nationale, 416 établissements ont été visés par des actions, dont 338 encore en fin de journée. 45 lycées ont été réellement bloqués et 46 ont subi une tentative de blocage.

Quel est le bilan des interpellations et des blessés ?

Laurent Nunez a annoncé 440 interpellations, dont les deux tiers ont donné lieu à des gardes à vue, et 70 en Île-de-France selon la préfecture de police. Côté blessés, le ministère de l'Éducation nationale recense 31 blessés, dont des élèves et du personnel, et Laurent Nunez évoque 48 membres des forces de l'ordre blessés.

Sources : L'Internaute.

Par Manon Riboulet
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