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Combien de gaz émettons-nous chaque jour ? Une étude révèle la moyenne officielle et l’heure du pic

Graphique montrant les trois pics horaires de flatulences sur une journée, avec le maximum en début de soirée vers 20-22 heures et deux vagues secondaires le matin et l'après-midi.

Une vaste étude australienne détaille enfin, chiffres à l’appui, la fréquence quotidienne des pets et les heures où ils surviennent le plus.

En Australie, des chercheurs ont utilisé une application mobile pour mesurer précisément la flatulence au quotidien. Le média en ligne italien Commenti Memorabili rapporte les résultats de ce projet scientifique original, mené sur plusieurs milliers de volontaires, qui permet de mieux cerner ce qui relève du normal… et ce qui doit alerter sur la santé digestive.

Une app pour suivre ses pets : le projet australien Chart Your Fart

Pour sortir la flatulence du non-dit, une équipe de chercheurs australiens a lancé le projet « Chart Your Fart ». Objectif : quantifier, de manière la plus objective possible, la production de gaz intestinaux chez des personnes en bonne santé apparente.

Les participants devaient utiliser une application sur smartphone et enregistrer chaque épisode de flatulences pendant leurs heures d’éveil. Au total, 6 400 personnes ont pris part à l’expérience, ce qui a permis de collecter plus de 360 000 événements de gaz.

Les chercheurs australiens ont enregistré plus de 360 000 pets auprès de 6 400 volontaires, offrant l’une des bases de données les plus détaillées sur la flatulence.

Cette masse de données permet d’obtenir, pour la première fois à cette échelle, un profil horaire précis des émissions de gaz, mais aussi une moyenne quotidienne par personne et des différences en fonction de l’âge et du sexe.

À quelle heure pète-t-on le plus ? Un pic net en soirée

Les résultats montrent une organisation très claire dans la journée. Le moment où les gaz sont le plus souvent expulsés ne correspond ni au petit matin ni à la nuit, mais au début de la soirée.

D’après l’étude, la période de plus forte production de gaz se situe entre 20 heures et 22 heures, soit environ une heure après le repas principal pour une grande partie des participants. Ce créneau concentre le pic le plus marqué de la journée.

  • Pic principal : entre 20 h et 22 h
  • Premier pic secondaire : entre 6 h et 8 h
  • Second pic secondaire : entre 14 h et 16 h

Les données mettent aussi en évidence deux autres périodes à surveiller. Une première hausse de l’activité gazeuse apparaît dès le matin, entre 6 h et 8 h, et une seconde dans l’après-midi, entre 14 h et 16 h. Ces créneaux correspondent à des moments typiques de reprise de l’activité digestive et à des phases de transition entre les repas.

La courbe journalière montre un pic majeur de flatulences en début de soirée, encadré par deux vagues plus modérées au petit matin et en début d’après-midi.

Combien de pets par jour ? La nouvelle « moyenne officielle »

L’un des apports marquants de ce travail est la révision à la baisse de certaines estimations anciennes. Les chercheurs australiens établissent une moyenne générale de 5 épisodes de flatulences par jour et par personne.

Ils observent un intervalle jugé courant situé entre 2 et 7 émissions quotidiennes. Autrement dit, une personne qui se situe dans cette plage reste généralement dans ce qui est considéré comme un fonctionnement normal de l’appareil digestif.

Indicateur Valeur observée
Moyenne générale 5 épisodes par jour
Fourchette la plus fréquente 2 à 7 par jour

Ces données nuancent l’image souvent exagérée que l’on se fait de la flatulence « normale ». Les estimations plus élevées mises en avant par le passé se trouvent ainsi contestées par cette étude de grande ampleur.

Hommes, femmes, jeunes : des différences mesurées

Les chercheurs ont également comparé la fréquence des gaz selon le sexe et les tranches d’âge. Les écarts existent, mais restent relativement modérés.

Une légère avance pour les hommes

Chez les hommes, la moyenne quotidienne s’établit à 5,2 événements. Chez les femmes, elle atteint 4,8. L’écart reste faible, mais constant dans l’échantillon australien, ce qui indique une tendance récurrente plutôt qu’un simple hasard statistique.

Les hommes enregistrent 5,2 épisodes de flatulences par jour en moyenne, contre 4,8 pour les femmes, selon les données australiennes.

Les plus jeunes produisent moins de gaz

L’âge modifie aussi les chiffres. La tranche 14-25 ans affiche la moyenne la plus basse, avec 4,4 épisodes par jour. Entre 26 et 65 ans, la moyenne remonte à 5. Cette hausse pourrait refléter des changements de mode de vie, de régime alimentaire ou l’apparition progressive de troubles digestifs chroniques.

  • 14 à 25 ans : 4,4 épisodes quotidiens
  • 26 à 65 ans : 5 épisodes quotidiens

L’étude se concentre sur les heures de veille et ne prend pas en compte les gaz expulsés durant le sommeil, qui pourraient modifier légèrement ces moyennes. Les chercheurs ont néanmoins privilégié les moments où les participants peuvent constater et noter efficacement chaque événement.

Quand faut-il s’inquiéter ? Les causes possibles d’un excès de gaz

Si les chiffres annoncés donnent un cadre de normalité, les chercheurs rappellent que certains signaux doivent inciter à consulter un professionnel de santé. Un « excès d’air » dans l’abdomen peut traduire un trouble digestif ou une maladie métabolique.

Parmi les causes citées figurent :

  • les intolérances alimentaires, comme l’intolérance à certains sucres ou au lactose ;
  • la syndrome de l’intestin irritable, trouble fréquent du transit ;
  • le diabète, qui peut influencer le fonctionnement du tube digestif.

L’étude rappelle aussi le rôle des habitudes quotidiennes. Fumer, boire régulièrement des boissons gazeuses, mâcher du chewing-gum ou consommer de grandes quantités de légumes très riches en fibres, comme les haricots ou les brocolis, augmente la quantité d’air ingéré ou produit dans l’intestin.

Un changement brutal de fréquence, une sensation de ballonnement douloureux ou des gaz associés à d’autres symptômes digestifs justifient un avis médical, soulignent les chercheurs cités par Commenti Memorabili.

Pour un lecteur français, le constat est transposable : les mêmes catégories d’aliments et de comportements favorisent aussi la formation de gaz. Les principes de surveillance restent identiques, même si la présente étude s’appuie uniquement sur un échantillon australien.

Ce que cela signifie pour la France : un ordre de grandeur utile

En France, aucun dispositif de suivi de la flatulence aussi massif et aussi structuré que Chart Your Fart n’a été rendu public à ce jour. Les gastro-entérologues s’appuient surtout sur des consultations cliniques et des études plus ciblées.

L’intérêt de ce travail australien réside donc dans l’ordre de grandeur qu’il fournit. Pour un Français qui s’interroge sur sa digestion, savoir que la moyenne observée à l’étranger tourne autour de 5 épisodes par jour, avec un intervalle fréquent entre 2 et 7, donne un repère concret.

Les médecins français, comme leurs homologues australiens, considèrent surtout l’évolution des symptômes : progression rapide des ballonnements, douleurs, modification durable du transit ou perte de poids. La fréquence brute des pets, isolée de tout contexte, reste un indicateur très relatif.

Comment interpréter ces chiffres au quotidien ?

Ces résultats invitent à regarder la flatulence comme un phénomène normal, lié au travail permanent de l’appareil digestif. Les gaz proviennent à la fois de l’air avalé (en parlant, en mangeant, en fumant) et de la fermentation des aliments par les bactéries intestinales.

En pratique, plusieurs pistes permettent d’ajuster sa production de gaz :

  • observer les moments de la journée où les flatulences sont les plus gênantes ;
  • repérer les repas qui précèdent systématiquement une hausse des gaz ;
  • limiter temporairement certains aliments fermentescibles pour voir si la situation s’améliore ;
  • réduire le tabac et les boissons gazeuses, qui augmentent la quantité d’air ingéré.

La notion de « pic du soir » observée entre 20 h et 22 h peut, par exemple, aider à mieux planifier les activités sociales ou sportives, ou à adapter légèrement l’horaire et la composition du dîner pour limiter l’inconfort.

La flatulence, un indicateur discret de la santé digestive

Enfin, cette étude rappelle que la flatulence n’est pas seulement un sujet de plaisanterie. Elle fait partie des signaux par lesquels le corps exprime l’état de son système digestif. Une fréquence dans la norme, sans douleur associée ni changement brutal, s’inscrit souvent dans un fonctionnement équilibré.

À l’inverse, une modification nette de ce rythme, dans un sens comme dans l’autre, peut alerter sur une intolérance récente, une infection, un syndrome de l’intestin irritable ou d’autres pathologies. Dans ce contexte, les chiffres australiens fournissent un point de comparaison utile pour toute personne, en France ou ailleurs, qui s’interroge sur ce que son ventre raconte au quotidien.

Questions fréquentes

Quelle est la moyenne normale de flatulences par jour?

Selon l'étude australienne, la moyenne générale est de 5 épisodes de flatulences par jour et par personne. L'intervalle jugé courant et normal se situe entre 2 et 7 émissions quotidiennes.

À quelle heure de la journée pète-t-on le plus?

Le pic principal de flatulences se manifeste entre 20 heures et 22 heures, environ une heure après le repas principal. Deux autres vagues plus modérées surviennent le matin entre 6 heures et 8 heures, et l'après-midi entre 14 heures et 16 heures.

Y a-t-il des différences entre les hommes et les femmes?

Oui, les hommes enregistrent en moyenne 5,2 épisodes de flatulences par jour contre 4,8 pour les femmes. Cet écart reste faible mais constant dans l'étude.

Quand faut-il consulter un médecin pour un excès de gaz?

Il est conseillé de consulter si vous constatez un changement brutal de fréquence, une sensation de ballonnement douloureux, ou des gaz associés à d'autres symptômes digestifs. Des causes comme les intolérances alimentaires, le syndrome de l'intestin irritable ou le diabète peuvent augmenter la flatulence.

Quels aliments et comportements augmentent la production de gaz?

Fumer, boire des boissons gazeuses, mâcher du chewing-gum et consommer de grandes quantités de légumes riches en fibres (haricots, brocoli) augmentent la quantité d'air ingéré ou produit dans l'intestin.
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