Les Girondins et les Montagnards : différences et rôle

7 avril 2026 3 min Claire Delacour Claire
Les Girondins et les Montagnards : différences et rôle

Fiche de révision

Pourquoi des révolutionnaires, tous favorables à la fin de la monarchie absolue, ont-ils fini par s’opposer si violemment ? Quand j’explique la Révolution française à des lycéens, c’est souvent ce face-à-face entre Girondins et Montagnards qui rend la période la plus claire. À la Convention nationale, ces deux courants politiques incarnent deux façons de défendre la République, de gérer la guerre et de répondre aux tensions sociales. Pour bien les distinguer, il faut les replacer dans la chronologie de 1792 à 1794, avec des repères simples et mémorisables, utiles aussi pour préparer une épreuve de spécialité au bac.

Qui sont les Girondins et les Montagnards ?

Les Girondins et les Montagnards sont deux grands courants politiques de la Révolution française. Les premiers défendent surtout une République plus libérale et modérée, tandis que les seconds soutiennent des mesures plus radicales, un pouvoir central renforcé et l’appui des sans-culottes parisiens.

Ces deux groupes siègent surtout à la Convention nationale. Ils jouent un rôle majeur entre 1792 et 1794, au moment où la monarchie est renversée, où la République est proclamée et où les tensions politiques deviennent extrêmes.

Les députés girondins ne forment pas un parti moderne. Ils rassemblent plutôt des élus attachés aux libertés économiques, à la décentralisation relative et à une certaine méfiance envers la pression populaire parisienne, avec des figures comme Brissot, Vergniaud ou Condorcet.

Les Montagnards, eux, occupent les bancs les plus élevés de l’Assemblée, d’où leur nom de Montagne. Ils sont proches des sans-culottes et défendent une République plus égalitaire, plus interventionniste et plus ferme face aux ennemis intérieurs comme extérieurs, autour de Robespierre, Danton ou Marat.

Leur opposition est politique. Elle est aussi géographique et sociale, puisque les Girondins trouvent davantage d’appuis en province, alors que les Montagnards dominent davantage la vie politique parisienne et les réseaux militants de la capitale.

Pour un lycéen, l’idée à retenir est simple. Les Girondins et les Montagnards sont moins des partis organisés que des courants politiques rivaux au sein de la Convention nationale, opposés sur le rythme de la Révolution, le rôle du peuple et la manière de gouverner la République.

Pourquoi parle-t-on de la Gironde et de la Montagne ?

On parle de Girondins parce que plusieurs de leurs chefs sont liés au département de la Gironde, autour de Bordeaux. Les Montagnards, eux, doivent leur nom à leur place dans l’assemblée, sur les bancs les plus hauts, ce qui donne aussi à la Montagne une forte

Vous avez aimé ce cours ?