Archives par mot-clé : noirs

ANTHOLOGIE – 1921, René MARAN, Batouala. « Tout leur corps transpirait une odeur de cadavre. »

« Une odeur de cadavre. »

 « […] Les Blancs pestent contre la piqûre des moustiques. Celles des « fourous » les irrite. Ils craignent les mouches-maçonnes. Ils ont peur de cette écrevisse de terre qu’est « prakongo », le scorpion, qui vit, noir, annelé et venimeux, parmi les toitures ruineuses, sous la pierraille ou au cœur des décombres.

 En un mot, tout les inquiète.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1921, René MARAN, Batouala. « Tout leur corps transpirait une odeur de cadavre. »

ANTHOLOGIE – 1936-1939, Aimé CESAIRE, Cahier d’un retour au pays natal. « Un très bon nègre. »

« Un très bon nègre. »

 « […] Et voici ceux qui ne se consolent point de n’être pas faits à la ressemblance de Dieu mais du diable, ceux qui considèrent que l’on est nègre comme commis de seconde classe Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1936-1939, Aimé CESAIRE, Cahier d’un retour au pays natal. « Un très bon nègre. »

1927, André GIDE Voyage au Congo & Retour du Tchad.

« Moins le blanc est intelligent, plus le noir lui paraît bête. »

 « […] 24 et 25 août.

Procès Sambry.

Moins le blanc est intelligent, plus le noir lui paraît bête.

L’on juge un malheureux administrateur envoyé trop jeune et sans instruction suffisante, dans un poste trop reculé. Il y eût fallu telle force de caractère, telle valeur morale et intellectuelle, qu’il n’avait pas. Á défaut d’elles, pour imposer aux indigènes, on recourt à une force précaire, spasmodique et dévergondée.  Continuer la lecture de 1927, André GIDE Voyage au Congo & Retour du Tchad.

ANTHOLOGIE – 1835, Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique. « Leurs malheurs se ressemblent. »

« Leurs malheurs seuls se ressemblent. »

 « […] Le territoire occupé de nos jours, ou réclamé par l’Union américaine, s’étend depuis l’océan Atlantique jusqu’aux rivages de la Mer du Sud. A l’est ou à l’ouest, ses limites sont donc celles mêmes du continent ; il s’avance au midi sur le bord des Tropiques, et remonte ensuite au milieu des glaces du Nord.

Les hommes répandus dans cet espace ne forment point, comme en Europe, autant de rejetons d’une même famille. On découvre en eux, dès le premier abord, trois races naturellement distinctes, et je pourrais presque dire ennemies.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1835, Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique. « Leurs malheurs se ressemblent. »