MANUEL DE LITTÉRATURE – Florent COUAO-ZOTTI, “Si la cour du mouton est sale ce n’est pas au cochon de le dire.”

ANTHOLOGIE

MANUEL DE LITTÉRATURE

Florent COUAO-ZOTTI,

Florent COUAO-ZOTTI, crédit Maison d édition

L’AUTEUR

Florent Couao-Zotti est né en 1964 à Pobé au Bénin. A sa naissance en 1964, sa mère est sage-femme à l’hôpital de Pobé et son père, fonctionnaire à l’organisation commune Bénin-Niger (OCBN), une société de chemin de fer. En 1973, sa mère meurt d’un cancer à l’hôpital de Porto-Novo. Florent Couao-Zotti vit deux ans chez sa grande sœur à Parakou, puis chez son père à Cotonou, dans la maison familiale. Il y retrouve une fratrie de dix enfants. Deux de ses frères, qui participent à la série littéraire Edgard et Ludovic avec un ami du quartier, parlent beaucoup des grands auteurs français, anglais et américains. Son père, Gilles, ancien instituteur, aime aussi la littérature.
Après des études de lettres à l’Université Nationale du Bénin et une formation d’entrepreneur culturel à Kinshasa, il s’oriente vers le journalisme comme chroniqueur culturel puis comme rédacteur en chef d’un journal satirique. Enseignant, journaliste, scénariste de bandes dessinées, cet écrivain protéiforme (qui change de forme très fréquemment) et talentueux est l’auteur de romans, de nouvelles et de pièces de théâtre. C’est avec une pièce de théâtre qu’il fait ses premières armes, Ce soleil où j’ai toujours soif (l’Harmattan, 1995), où il exprime son scepticisme à l’égard du “renouveau démocratique “africain.
“Florent Couao-Zotti est un visionnaire et ses yeux innombrables fouillent avec méticulosité (Qui apporte beaucoup d’attention, de soin à ce qu’il fait) la ville africaine et sa folie dantesque (Sublime, grandiose et assez terrifiant) L’amour y est infini et commande aux hommes les plus grandes déraisons, à l’image de leurs immenses peines. Une voix majeure de la nouvelle littérature africaine.”
” L’intérêt de cet auteur se trouve dans les plis et les replis de son écriture, sa respiration singulière, son rythme tout en brisures et reprises. C’est bonheur de lire Couao-Zotti. On y trouve des qualités d’écriture cinématographique. On ramasse à pleine mains des néologismes, des audaces grammaticales, des jeux de mots….il y a quelque chose de l’insolence dans son écriture. Couao-Zotti est à suivre et à surveiller.

QUELQUES ŒUVRES DE COUAOZOTTI
Le Cantique des cannibales, 2004, Paris, aux éditions Le Serpent à plumes.
Retour de tombe, Joca Seria, 2004.
Les Fantômes du Brésil, UBU éditions, 2006
Poulet-bicyclette et Cie, 2008, Paris, aux éditions Gallimard
Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire, 2010, Paris, aux éditions Le Serpent à plumes

Nous nous sommes penchées sur une des œuvres de cet écrivain qui est : Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire.

L’OEUVRE

Dans le brouhaha crasseux de Cotonou, la capitale béninoise, on a retrouvé le cadavre d’une jeune femme, l’ancienne Miss-Bénin qui c’est donnée à la prostitution. Impliquée dans un trafic de farine, elle laisse derrière elle une valise de grande valeur, qu’une de ses amies ne tardera pas à récupérer, afin de l’échanger contre quelques liasses de billets. Oui, mais voilà, dans ce milieu crapuleux, on se frotte à des hommes dangereux, comme Smaïn ou son homme de main, et même si on fait appel au détective privé SDK, les ennuis sont à prévoir…

Des proverbes servent de titres aux chapitres, tels que:
“Tous les coqs qui chantent ont d’abord été des œufs
Les oreilles ont beau être grandes, elles ne dépassent jamais la tête
Il n’y a que le ciel qui voit le dos de l’épervier”

Extrait de L’œuvre

“[…] Dèkoungbé, un des quartiers de Godomey, ville de la banlieue de Cotonou. De simple bourgade au début des années quatre-vingt, il était devenu, en l’espace d’une décennie, l’une des zones les plus populeuses et les plus tumultueuses, à mi-chemin entre village, brousse et foutoir. Foutoir, surtout lorsque arrivent les pluies, la saison dite des chiens.
D’ailleurs, avec l’orage d’il y a deux jours, la crue ne s’était pas fait prier pour s’installer. Les eaux débordaient de partout. Elles sinuaient dans les rues, croupissaient dans les maisons, faisaient gonfler les ordures en même temps qu’elles arrachaient aux latrines leurs sympathiques contenus. […]”

Questions
Quel type d’œuvre s’agit-il ?
Quelles informations le texte nous donne t-il sur le cadre spatio-temporel?
De quoi parle l’extrait.?

ILLUSTRATIONS

Couverture, crédit Maison d'édition
Couverture, crédit Maison d’édition
Quatrième de couverture de l’œuvre, crédit maison d'édition
Quatrième de couverture de l’œuvre, crédit maison d’édition

SOURCES
http://chezlorraine.blogspot.com/2011/02/si-la-cour-du-mouton-est-sale-ce-nest.html
http://www.babelio.com/livres/Couao-Zotti-Si-la-cour-du-mouton-est-sale-ce-nest-pas-au-porc/166206
http://www.amazon.fr/cour-mouton-sale-nest-porc/dp/2268068900

Numérisation & étude critique de l’extrait © ATTY NAZAIRE Nadia & YARI Zeinab (novembre 2015)

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