Colonialisme vert : définition simple, exemples et enjeux

7 avril 2026 3 min Claire Delacour Claire
Colonialisme vert : définition simple, exemples et enjeux

Fiche de révision

Comment protéger la nature peut-il parfois créer de nouvelles injustices ? C’est toute la question du colonialisme vert. J’emploie cette expression pour désigner des projets menés au nom de l’environnement, mais imposés à des populations locales sans véritable consentement. Aires protégées, compensation carbone, extraction de minerais pour la transition : derrière des objectifs présentés comme écologiques, on retrouve parfois expulsions, contrôle des terres et rapports de domination. Pour des lycéens, comprendre ce concept permet de relier histoire du colonialisme, géographie des ressources, transition écologique et rapports de puissance dans le monde contemporain.

Qu’est-ce que le colonialisme vert ?

Le colonialisme vert désigne des politiques écologiques imposées à des habitants, souvent dans les pays du Sud, sans véritable accord local. Au nom de la protection de la nature ou de la transition écologique, ces projets peuvent entraîner expulsions, accaparement des terres et nouvelles dominations.

La définition du colonialisme vert est assez simple. Elle décrit une situation où des États, des ONG, des entreprises ou des institutions internationales contrôlent des espaces naturels au nom de l’écologie, tout en écartant les populations qui y vivent depuis longtemps. Le mot colonialisme renvoie ici à une relation de pouvoir. Le mot vert montre que cette domination se présente comme écologique.

L’expression s’est diffusée dans les débats universitaires. Elle est aussi très présente dans les milieux militants et médiatiques, surtout quand des projets de conservation, de compensation carbone ou d’extraction de minerais “propres” touchent des populations autochtones ou rurales. On parle par exemple d’aires protégées créées sans consultation réelle, ou de forêts transformées en réserves carbone pour répondre aux besoins de pays plus riches. La nature est alors protégée, mais certains habitants perdent leurs droits.

Le sujet est donc environnemental et politique. Il est aussi géographique, car il concerne l’usage des territoires, les rapports Nord-Sud, et la maîtrise des ressources dans la transition écologique. Cette critique ne rejette pas toute action pour préserver les écosystèmes. Elle demande plutôt une justice environnementale, c’est-à-dire une écologie qui respecte les habitants, leurs savoirs, et leur pouvoir de décision.

En classe, cette notion aide à lire le monde actuel. Elle montre que la protection de la nature peut devenir conflictuelle lorsque des projets écologiques reproduisent des hiérarchies anciennes, avec accaparement des terres, inégalités de pouvoir et bénéfices captés ailleurs. Voilà pourquoi la définition colonialisme vert intéresse autant l’histoire-géographie que les débats sur le climat, au même titre que d’autres notions utiles comme l’organisation des territoires en géographie.

Une définition simple pour les lycéens

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