Peut-on protéger la nature en expulsant ceux qui y vivent depuis des générations ? C’est cette question qui aide à comprendre le colonialisme vert. L’expression désigne des politiques écologiques menées au nom de la conservation ou du climat, mais qui imposent leurs règles à des populations locales, souvent dans les pays du Sud. Pour un élève de lycée ou un enseignant, la notion est utile car elle relie environnement, domination et géopolitique. Elle montre aussi qu’une transition écologique peut devenir injuste si elle ignore les droits des habitants, des paysans ou des peuples autochtones.
Colonialisme vert : définition simple et idée essentielle
Le colonialisme vert désigne des politiques écologiques imposées à des populations locales, souvent dans le Sud global, sans véritable consentement. Au nom de la protection de la nature ou de la transition écologique, ces projets peuvent prolonger des logiques de domination, d’expropriation et d’inégalités héritées de la colonisation.
La définition du colonialisme vert est donc simple. Elle relie écologie et domination en montrant que certaines mesures environnementales, même présentées comme utiles à la planète, peuvent priver des habitants de leurs terres, de leurs ressources ou de leur droit à décider.
L’expression peut surprendre. Elle associe pourtant deux réalités historiques fortes : la protection de la nature d’un côté, et la permanence de rapports de pouvoir issus de la colonisation de l’autre, surtout lorsque des acteurs extérieurs définissent seuls ce qui serait un “bon” usage des espaces.
Ce n’est pas un rejet de l’écologie. C’est une critique d’actions écologiques jugées injustes, quand la conservation, des aires protégées, des plantations de compensation carbone ou d’autres projets provoquent un accaparement des terres au détriment des habitants.
Les premières concernées sont souvent les populations autochtones et rurales. Or elles vivent parfois dans ces milieux depuis des générations, avec des pratiques locales qui protègent les écosystèmes sans passer par des décisions imposées depuis des États, des ONG internationales ou des entreprises du Nord.
Cette notion est aussi liée à la justice climatique. Elle rappelle que la lutte contre le réchauffement ne peut pas reproduire les inégalités entre Nord et Sud, ni sacrifier des communautés déjà fragilisées au nom d’une transition pensée ailleurs. Pour replacer cette critique dans un cadre plus large, on peut aussi revoir ce que recouvre réellement le développement durable en géographie.
Une définition à retenir pour le lycée
Le colonialisme vert désigne une situation où des politiques de protection de la nature ou de transition écologique reproduisent des rapports de domination sur des territoires et des populations, souvent au Sud. Cette critique vise certaines pratiques écologique
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