Archives par mot-clé : souvenirs

HISTORIOGRAPHIE – Percey SHELLEY, “Ozymandias”

ÉPISTÉMOLOGIE DE L’HISTOIRE

Percey Byssie SHELLEY, Ozymandias

« Contemplez mes œuvres, ô Puissants, et désespérez. »

J’ai rencontré un voyageur venu d’une terre antique

Qui disait : « Deux jambes de pierre, vastes et sans tronc,

Se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable

Mi-enfoui, gît un visage brisé, Continuer la lecture de HISTORIOGRAPHIE – Percey SHELLEY, “Ozymandias”

ANTHOLOGIE – 2008, Eliane KODJO “L’Enfant de la lune.” “Connais-tu les albinos?”

« Connais-tu les albinos ? »

« […] Je m’appelle Kuna, j’ai dix ans et je suis un petit garçon bien seul, comme la plupart de mes « frères » de même peau d’ailleurs. Je suis issu d’une famille de six enfants, mais j’ai une particularité Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008, Eliane KODJO “L’Enfant de la lune.” “Connais-tu les albinos?”

ANTHOLOGIE – 2009 – Tahar BEN JELLOUN “Au pays.”

« Un ouvrier modèle. »

« […] A l’usine, il avait ses habitudes. Il arrivait tous les jours à l’heure. Jamais de retard ni d’absence. Même malade, sauf vaincu par la grippe, il tenait à être là, à travailler. Il apportait son repas, mangeait vite, s’asseyait sur un banc et fermait les yeux. Ses camarades se moquaient de lui. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2009 – Tahar BEN JELLOUN “Au pays.”

ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”

« Un relent de moisi. »

 I

Et celui qui l’accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgit au seuil de sa maison démesurée n’avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”

ANTHOLOGIE – 1997-1999, Jean-Pierre MILCAM, “Apocalypses”, in Une enfance algérienne. “Leurs cendres confondues dans le limon généreux.”

« Leurs cendres confondues dans le limon généreux. »

 « […] L’école, la rue tentaient de m’apprendre à haïr, et je ne haïssais pas. Je n’avais aucune vocation au mépris, plutôt à la tendresse, et je saignais lorsque les gamins dont je partageais les yeux venaient à moi, triomphants, les yeux explosant dans un menu jet de vitriol : « Ca y est ! Ils ont guillotiné Zaoui, le sang du Juif a giclé à deux mètres de haut ! » Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1997-1999, Jean-Pierre MILCAM, “Apocalypses”, in Une enfance algérienne. “Leurs cendres confondues dans le limon généreux.”