Archives par mot-clé : souvenirs

ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA – Les petits garçons naissent aussi des étoiles, “Et j’ai cru revivre les derniers moments de la vie de Lumumba.”

« Et j’ai cru revivre les derniers moments de la vie de Lumumba. »

 « […] Quand j’eus totalement repris mes esprits, j’ai vu que je me trouvais sur une petite butte ; je dominais ainsi le champ de bataille comme un général en campagne. Ce que je voyais n’était pas beau : des coups de feu ; des coups de crosse qui s’abattaient sur les hommes, les femmes, les enfants ; les hommes, les femmes, les enfants qui essayaient de fuir. J’étais révolté.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA – Les petits garçons naissent aussi des étoiles, “Et j’ai cru revivre les derniers moments de la vie de Lumumba.”

ANTHOLOGIE – 1961, Cheikh Hamidou KANE, L’aventure ambigüe. “Ce que je propose, c’est que nous acceptions de mourir en nos enfants.”

« Ce que je propose, c’est que nous acceptions de mourir en nos enfants. »

 « […] La place était déjà pleine de monde. Samba Diallo, en y arrivant, eut la surprise de voir que les femmes étaient en aussi grand nombre que les hommes. C’était bien la première fois qu’il voyait pareille chose.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1961, Cheikh Hamidou KANE, L’aventure ambigüe. “Ce que je propose, c’est que nous acceptions de mourir en nos enfants.”

ANTHOLOGIE – 2008 – Maïssa BEY – Pierre, Sang Papier ou Cendre “Le bon élève”

« Le bon élève. »

 « […] Madame Lafrance […] dit aussi qu’elle est venue pour les « civiliser ». Elle aime beaucoup ce mot. Elle le répète souvent.

            C’est donc pour les civiliser qu’on leur a enlevé leurs terres, afin d’y installer des Français venus de France ? Sans doute pour qu’ils aient sous les yeux un exemple vivant de la Civilisation.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008 – Maïssa BEY – Pierre, Sang Papier ou Cendre “Le bon élève”

ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, “C’est le coeur ardent que j’étreins puissamment les contours du jour qui vient.”

« C’est le cœur ardent que j’étreins puissamment les contours du jour qui vient. »

 « […] Cette fois il me semble que tu me voies. Tu me demandes d’une voix douce, baissant à terre la pelle que tu tenais encore levée : Pourquoi t’être absentée si longtemps ma fille ? Ne sais-tu pas que je t’ai cherchée partout le cœur serré d’angoisse ? Jamais je n’ai entendu ces inflexions dans ta voix.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, “C’est le coeur ardent que j’étreins puissamment les contours du jour qui vient.”