Archives par mot-clé : roman

ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La démocratie a dégringolé sur nos têtes.”

« La démocratie a dégringolé sur nos têtes. »

 « […] XX

Après l’esclavage, le colonialisme, le néocolonialisme et le socialisme scientifique, la démocratie s’abattit sur nous un matin du mois d’août, en pleine saison sèche.

Je rigole quand j’entends aujourd’hui tous ces gens qui passent à la radio ou à la télé ou écrivent dans les journaux et qui donnent des explications fumeuses et contradictoires pour expliquer son arrivée.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1998 – Emmanuel DONGALA, Les petits garçons naissent aussi des étoiles. “La démocratie a dégringolé sur nos têtes.”

ANTHOLOGIE – 1990, Dieudonné NAMFIO, Anthologie de la poésie centrafricaine, “Mon fils regarde mes mains.”

« Mon fils regarde mes mains. »

« […] Complainte

« Mon fils regarde mes mains
Elles sont aussi dures que l’ « espoir » Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1990, Dieudonné NAMFIO, Anthologie de la poésie centrafricaine, “Mon fils regarde mes mains.”

ANTHOLOGIE – 2001, Fatou DIOME, La préférence nationale. “Capter l’odeur française.”

« Capter l’odeur française. »

 « […] Monsieur Passe-Toi a fixé la règle sans avoir l’air d’y toucher : si vous êtes marié à un ou à une Française, nous dit-il, il vous faudra deux années de baise pour capter l’odeur française, la nationalité. Pour les femmes africaines mariées à des Français, les chances de naturalisation augmentent proportionnellement à l’élasticité de leur utérus, où poussent des fœtus français qui ignorent la préférence nationale. Mais monsieur Passe-Toi n’est pas aussi bête qu’on pourrait le croire. En repoussant la date d’acquisition de la nationalité à deux après le mariage, il compte sur le caractère volage de ses compatriotes et le racisme de la belle-famille pour briser les couples mixtes avant la date fatidique. L’étrangère, ex-épouse d’un Français devient juste un ex-objet exotique. Et comme tout objet, elle n’a aucun droit, même pas celui de gagner correctement sa vie. Alors, seule, elle essaie de survivre. […] »

 DIOME (Fatou), La Préférence nationale. , 2001, Paris, aux éditions Présence Africaine, recueil de nouvelles, Incipit de la nouvelle « La Préférence nationale. ».

ISBN 978-2-7087-0722-1

ANTHOLOGIE – 1985, Sony LABOU TANSI, Les sept solitudes de Lorsa Lopez., “La septième décapitalisation.”

« La septième décapitalisation. »

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Estina Benta

Le veille du jeudi de malheur où nous saurions que Lorsa Lopez allait tuer sa femme, la veille aussi du jour maudit où Valancia devait fêter son deuxième faux centenaire, à cinq heure du matin, juste au moment où à la mosquée de Baltayonsa le muezzin Armano Yozua venait de crier l’appel à la prière, où le père Bona de la Sacristie avait passé le bayou pour la boucherie d’Elmano Zola, nous entendîmes la terre crier du côté du lac Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1985, Sony LABOU TANSI, Les sept solitudes de Lorsa Lopez., “La septième décapitalisation.”

ANTHOLOGIE – 2008 – In Koli Jean BOFANE, Mathématiques congolaises, “Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible.”

« Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible. »

 « […] Tshilombo savourait la musique en sirotant sa bière, installé dans le canapé. Il se retourna. Un nuage de parfum de prix précéda l’entrée de Mme Odia Tshilombo qui venait d’arriver, suivie de Kapinga, sa jeune cousine.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008 – In Koli Jean BOFANE, Mathématiques congolaises, “Se méfiant l’un de l’autre sans aucune raison tangible.”