Archives par mot-clé : exil

ANTHOLOGIE – 2008, Leonora MIANO Tels des astres éteints “La mort parmi les vivants.”

« La mort parmi les vivants. »

« […] L’escalier roulant était encore en panne. L’écriteau le disait en cours de maintenance. Des sans-abris étaient étendus sous des couvertures crasseuses. Un rat filait vers son trou. Une odeur de pourriture imprégnait l’atmosphère. Plus personne ne faisait attention à tout cela. La mort déambulait depuis longtemps parmi les vivants. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2008, Leonora MIANO Tels des astres éteints “La mort parmi les vivants.”

ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”

« Un relent de moisi. »

 I

Et celui qui l’accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgit au seuil de sa maison démesurée n’avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”

MANUEL DE LITTÉRATURE – Le départ : voyage(s), exil, migration(s). – Fabienne KANOR, “Faire l’aventure.”, 2014

Littérature et société

« Le départ: voyage(s), exil, migration(s) »

Extrait de Faire l’aventure, Fabienne KANOR

“[…] La dernière fois que j’ai mis les pieds à Las Palmas, c’était pour assister à un enterrement. On était une dizaine dans le cimetière. Des copains, un imam et les représentants d’une association qui défend les droits des migrants. Normalement, quand quelqu’un décède chez nous, on fait sa toilette pour le purifier et l’imam récite la Prière des Morts. Continuer la lecture de MANUEL DE LITTÉRATURE – Le départ : voyage(s), exil, migration(s). – Fabienne KANOR, “Faire l’aventure.”, 2014

ANTHOLOGIE – 1981, Boris Boubacar DIOP, le temps de Tamango. “Ce sont mes otages et je suis le leur.”

« Ce sont mes otages et je suis le leur. »

 CHAPITRE I

 Le président ne prit même pas la peine de saluer ses Ministres. L’heure était grave. L’heure n’était pas aux salamalecs. Il dit : « L’heure est grave, Messieurs ! » C’était justement ce que pensaient ces Messieurs depuis une dizaine de jours. Ils avaient entrepris, avec une hardiesse inaccoutumée, de le faire comprendre au Président.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1981, Boris Boubacar DIOP, le temps de Tamango. “Ce sont mes otages et je suis le leur.”