Archives par mot-clé : Anthologie

ANTHOLOGIE – 2009, Leonora MIANO Soul Food Equatoriale. “Soul Food.”

« Soul Food. »

« […] A l’origine, la soul food n’est pas de chez nous. Enfin, pas sous cette appellation.
Bien sûr, n’importe quelle personne attachée à la cuisine de sa grand-mère, à celle de son terroir aurait tout à fait raison de la considérer comme sa soul food, la nourriture qui touche et remplit son âme. Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2009, Leonora MIANO Soul Food Equatoriale. “Soul Food.”

ANTHOLOGIE – 2004, Sami TCHAK, “La fête des masques”, “Jeter sur la réalité environnante un regard hautain.”

« Jeter sur la réalité environnante un regard hautain. »

 « […] Tu m’écoutes, Antonio ?

Père et mère étaient issus de ce peuple que partout on enserre dans la handicapante tunique de victimes des mauvais gestionnaires des nations. Et longtemps, ils avaient poussé, végété dans la boue du peuple.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2004, Sami TCHAK, “La fête des masques”, “Jeter sur la réalité environnante un regard hautain.”

ANTHOLOGIE – 1983 – Véronique TADJO, Latérite, “L’horizon en feu.”

« L’horizon en feu. »

« […] QUEL FARDEAU PORTEZ-VOUS
EN CE MONDE IMMONDE
PLUS LOURD QUE LA VILLE QUI MEURT DE SES PLAIES ? Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 1983 – Véronique TADJO, Latérite, “L’horizon en feu.”

ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, “Ce désespoir qui usurpait le nom de foi.”

« Ce désespoir qui usurpait le nom de foi. »

 « […] La nuit était chaude et les rues bondées. Après la guerre qui venait de tailler le pays en pièces, les habitants de Sombé recommençaient à vivre, mais pas comme avant. Ce n’était pas pour aller au restaurant qu’ils sortaient. Ils n’allaient pas voir un film, ni se trémousser au rythme des chansons branchées.  Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2006 – Léonora MIANO – Contours du jour qui vient, “Ce désespoir qui usurpait le nom de foi.”

ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”

« Un relent de moisi. »

 I

Et celui qui l’accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgit au seuil de sa maison démesurée n’avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, Continuer la lecture de ANTHOLOGIE – 2009, Marie N’DIAYE, Trois femmes puissantes. “Un relent de moisi.”