1ère – Spécialité (HGGSP) – Que sont la géographie et la géopolitique ?

1ère – Spécialité – Que sont la géographie et la géopolitique ?

 BARTHE-DELOIZY Francine, 2003, Géographie de la nudité, être nue quelque part, Paris, Bréal.

  • BENHAMOU Farid, 2007, Crier au loup pour avoir la peau de l’ours : une géopolitique locale de l’environnement à travers la gestion et la conservation des grands prédateurs en France.

« Qu’est-ce que la géographie ? ». Cette question est le point de départ d’un ouvrage important : Qu’est-ce que la géographie ? de Jacques Scheibling, publié en 1994. Pour l’auteur, tout le monde sait à quoi s’intéressent l’histoire, la biologie ou la physique. L’histoire s’intéresse au passé des hommes, la biologie au vivant, la physique à la matière. Ces définitions n’ont pas varié depuis des siècles. « Quel est l’objet de la géographie ? » Les enjeux de ces questions sont des enjeux d’unité et de cohérence de la géographie : J. Scheibling parle ainsi d’une « géographie en miettes », dont on perdrait l’objet à cause de l’existence de trop de branches différentes. Aujourd’hui, outre les nombreux courants de géographie qui existent, les objets de la géographie semblent se diversifier au point où on a l’impression que tout peut faire l’objet d’une étude géographique. Face à cette « géographie en miettes », comment trouver alors un objet qui fasse consensus parmi tous les géographes ? Qu’est ce qui (a) fait finalement l’unité de la géographie ?

  • La géographie comme connaissance de la terre (de l’Antiquité jusqu’à la fin du 19ème siècle)

 

Au chapitre 15 du Petit Prince, le Petit Prince rencontre un géographe, qui définit ainsi son métier:

« – Qu’est-ce qu’un géographe ? – C’est un savant qui connaît où se trouvent les mers, les fleuves, les villes, les montagnes et les déserts ». (Le Petit Prince, Antoine de St-Exupéry, 1946, p 53).

Cette définition de la géographie comme connaissance de la terre est la définition originelle de la géographie. Étymologiquement, la géographie signifie la description (graphie) de la terre (géo). Cette dimension primitive de la géographie existe depuis les premiers récits de voyage, récits mythologiques (l’Iliade et l’Odyssée d’Homère). À cette époque, il s’agit, par le voyage et l’observation des astres, du monde terrestre et céleste, de progressivement connaître le monde. La description, par le récit, est un moyen de fixer et de diffuser ces connaissances. La connaissance du monde par les Grecs se limite aux territoires connus, ceux du monde méditerranéen : ils font ainsi la description de la terre habitée ou œcoumène. C’est alors l’époque de la naissance des premières géographies universelles, comme la Géographie de Strabon (17 livres, 1er siècle après JC) qui s’attache à décrire les grandes régions du monde.

La géographie scientifique est issue de la cosmographie grecque (= description astronomique de l’univers) qui met en œuvre un système de coordonnées universellement valable fondé sur les repères astronomiques. Il s’agit de pouvoir se repérer, s’orienter et localiser. Au IIIème siècle avant J.C. à Alexandrie, l’idée de la sphéricité de la terre est déjà admise. Eratosthène, à l’époque directeur de la bibliothèque d’Alexandrie, mesure la circonférence terrestre. Grâce à cette avancée, il y a désormais possibilité de reporter sur un plan la latitude de chaque lieu. Eratosthène invente alors le système de coordonnée géographique. Grâce à l’astronomie grecque, les géographes disposent d’un moyen universel de localiser des lieux sur une sphère.

A la Renaissance apparaissent de nouveaux mondes qu’il faut connaître pour pouvoir administrer. Dans l’ensemble, cette période est marquée par le progrès de la connaissance des contours des continents, des routes maritimes qui y mènent et de quelques itinéraires intérieurs. Lentement se précise une meilleure connaissance de la terra incognita notamment à travers son épisode le plus connu, les « Grandes Découvertes ». Ces expéditions donnent naissance à une production intense de récits de voyage. Les recueils de voyages, qui rassemblent les récits des navigations et des voyages dans des contrées jusqu’alors inconnues, se présentent en quelque sorte comme des registres du progrès dans la connaissance de la Terre. En 1298, le Livre des Merveilles de Marco Polo témoigne des explorations terrestres vers l’Est et de la découverte route de la Soie par la Chine, Samarkand, Bagdad, la mer de Chine et l’Océan indien. À travers ces récits, la géographie s’apparente à un inventaire du monde en termes de curiosités ; au sens d’objet rare, insolite ou exotique collectionné en Europe à partir du XVIIIème siècle. Aux côtés des inventaires de curiosités qui peuplent les récits de voyage, les inventaires de lieux découverts au cours d’explorations trouvent une expression graphique dans la cartographie. A partir du XVIème siècle on assiste à un essor de la cartographie et notamment des mappemondes (planisphères) et des globes qui peuvent se constituer grâce à une meilleure connaissance du monde. Chaque continent est intégré au fur et à mesure des découvertes. En 1507, Martin Waldseemüller publie un planisphère qui constitue la première mention du nom Amérique sur une carte ; en 1569, Ortelius conçoit le premier atlas moderne de cartes.

Avec les Grandes Découvertes puis bien plus tard avec les explorations du XVIème au XIXème siècle, l’homme acquiert une connaissance du monde fini. Cela signe la fin de la géographie comme science descriptive qui cherche à faire progresser la connaissance du monde.

  • La géographie comme étude des rapports homme/milieu (de la fin du 19ème siècle à la Seconde Guerre Mondiale)

Depuis le début du XIXème siècle, la géographie tente de se constituer comme une science explicative. C’est la grande nouveauté par rapport à la géographie comme connaissance de la terre : on passe ainsi d’un modèle de science descriptive à celui d’une science explicative. Ce passage est lié au nouveau caractère scientifique de la géographie. On entend par science explicative, une science qui recherche des causalités aux phénomènes observés. Cette géographie explicative est celle de l’Ecole française de géographie de Vidal de la Blache. La géographie est désormais une science mésologique : elle s’intéresse au rapport existant entre les sociétés humaines et la Terre, entre l’homme et son cadre d’existence, le milieu. Cette préoccupation pour les interactions homme/milieu se retrouve dans le concept de « genre de vie ». Une région naturelle dispose du « genre de vie » adéquat : Dans une région géographique donnée, les sociétés ont su développer un genre de vie qui, prenant appui sur un complexe de techniques, de pratiques et d’attitudes, ont acquis une maîtrise originale du milieu physique. Depuis l’Antiquité, la géographe est considérée comme la science de la description de la Terre et au XIXème siècle elle revêt sa forme classique de science naturelle des paysages et des sociétés : elle se concentre sur l’explication des phénomènes naturels. Ces phénomènes naturels concernent l’atmosphère (étudiée par la climatologie), la biosphère (étudiée par la biogéographie), l’hydrosphère (étudiée par l’hydrologie et l’océanographie), la lithosphère (étudiée par la géomorphologie). Une large place est faite aux phénomènes physiques comme en témoigne les thèses publiées au début du XXème siècle. Toutes les études régionales fonctionnent sur le même modèle avec d’abord une étude de géographie physique de la région naturelle (le milieu physique, le climat, la vie animale ou végétale), une étude historique de l’habitat et de la culture de la région, puis une étude de l’organisation des hommes et des activités.

  • La géographie comme science de l’espace des sociétés (de la fin de la Seconde Guerre Mondiale à aujourd’hui)

Depuis les années 1950, on observe un mouvement général de remise en cause encore plus nette du caractère descriptif et encyclopédique de la géographie. A travers les étapes qu’on vient de voir la géographie n’est plus seulement description de l’espace mais science de l’organisation de l’espace et des pratiques spatiales humaines. Dans les années 1970, on observe un grand tournant chez les géographes scandinaves, américains puis plus tard français : il s’agit du recentrage sur l’espace pris sous un angle géographique. Nous pouvons prendre l’exemple des travaux de Roger Brunet, qui ont joué un rôle considérable dans la modernisation et la rénovation de la géographie contemporaine. Dans le Dictionnaire critique de la géographie de R. Brunet, l’espace est défini comme « mot vital de la géographie ». L’«espace géographique» est définie par R. Brunet dans son Dictionnaire critique comme « l’étendue terrestre utilisée et aménagée par les sociétés en vue de leur reproduction au sens large : non seulement pour se nourrir et s’abriter, mais dans toute la complexité des actes sociaux ». L’important est de noter que l’espace envisagé est un espace social et non un espace naturel en tant qu’il est « utilisé et aménagé par les sociétés ». Le premier tome de la Géographie Universelle (1990) apparaît comme un manifeste de la théorie de l’espace géographique de Brunet. Dans cet ouvrage, plus que sur la simple notion d’espace, Brunet insiste sur la « production de l’espace » : l’espace est produit et organisé par des acteurs. En effet, l’organisation de l’espace n’est pas le résultat d’un ordre préétabli mais elle résulte d’un mouvement constant de construction et de transformation par les hommes. Ainsi pour connaître l’espace, le géographe doit chercher à comprendre les sociétés qui le construisent. Par exemple une société communiste ou capitaliste produit des espaces différents : dans les années 1960 aux Etats-Unis, le développement des banlieues résidentielles constituées de pavillons individuels correspond à une idéologie sociale individualiste, fondée sur la propriété individuelle. A la même époque en URSS sont construits des logements collectifs dans des grands immeubles.

Depuis le milieu des années 1980, le territoire constitue l’une des catégories de pensée organisatrices qui rassemblent de nouvelles manières de dire en géographie. Sa définition minimale est «espace approprié». Pour qu’un espace soit considéré comme un territoire, il faut qu’il y ait un sentiment d’appartenance et d’appropriation de ses habitants. L’ouvrage Géographie sociale et territoire de Guy Di Méo (1998) sert de référence pour les tenants d’une réflexion géographique sur le territoire qui a pu se structurer autour de la géographie sociale. Selon lui, la notion de territoire exprime une appropriation sociale de l’espace géographique par des groupes qui se donnent une représentation identitaire. Ainsi il faut repérer deux éléments définitoires : celui de l’appropriation et celui de la représentation. L’appropriation peut passer par des logiques économiques et politiques, notamment d’établissement des frontières. Dans sa dimension politique, le territoire traduit un mode de découpage et de contrôle de l’espace garantissant la spécificité et la permanence, la reproduction des groupes qui l’occupent. Mais le territoire d’aujourd’hui, plus qu’une réalité tangible, est avant tout une représentation gérée par l’individu socialisé. Aménagé par les sociétés qui l’ont successivement investi, il comporte un certain nombre d’éléments instaurés en valeurs patrimoniales qui contribuent à raffermir le sentiment d’identité collective des hommes. Le territoire identitaire devient un puissant outil de mobilisation sociale comme on le voit dans la résurgence des identités locales, en Corse, en Bretagne ou au Pays basque par exemple. La notion de territoire est d’ailleurs aussi présente aussi en géographie culturelle qui travaille aussi sur les représentations. C’est le cas par exemple chez Joël Bonnemaison. Dans Les Fondements géographiques d’une identité. Territoire, histoire et société dans l’archipel de Vanuatu, (1986-87) il analyse les valeurs et les cosmogonies aux sources des pratiques des peuples mélanésiens. Le Vanuatu est un État d’Océanie situé en Mélanésie, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique. L’archipel est composé de 83 îles pour la plupart d’origine volcanique situées à 1 750 kilomètres à l’Est de l’Australie. Dans ces études, Joël Bonnemaison propose le concept de dimension géosymbolique du territoire, qui devient le lieu d’un investissement affectif et identitaire. Il revient donc à Joël Bonnemaison d’avoir révélé, dans les îles mélanésiennes, comment l’homme était arrimé affectivement et symboliquement à son espace, et d’avoir forgé pour développer cette idée la notion de « géosymbole », qui est une matérialisation de la mémoire du groupe.

Sur un autre front, l’émergence des questions environnementales dans les années 1970 a conduit les géographes à entreprendre une approche du territoire élargie. On a pris conscience que des espaces qui avaient été aménagés depuis les années 1950, comme les littoraux ou les massifs montagneux, se révélaient fragiles, vulnérables. Des géographes de formation naturaliste comme Georges Bertrand ou André Dauphiné ont contribué à une analyse du territoire en termes d’environnement, de ressources, d’aléas et de risques. Pour les géographes, le terme d’environnement désigne les relations d’interdépendance complexes existant entre l’homme, les sociétés et les composantes physiques, chimiques, biotiques d’une nature anthropisée.

  • A quoi sert la géographie aujourd’hui ?

Interroger les usages de la géographie, c’est interroger l’interface entre géographie et société : il s’agit de se demander ce que la géographie peut offrir à la société et ce qui est demandé par les sociétés à la géographie.

« La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre » (Yves Lacoste) On aimerait insister, dans un premier temps, à partir de cette citation d’Y. Lacoste, sur l’usage politique et stratégique de la géographie. Les connaissances géographiques servent à délimiter des espaces afin de les contrôler et à concevoir des stratégies spatiales. A son origine, la géopolitique désignait l’étude de l’État en tant qu’organisme vivant disposant d’un corps spatial et soumis à des cycles de vie (naissance, maturité, déclin) déterminant ses variations frontalières. Cette approche originale des États a été initiée par l’Allemand Friedrich Ratzel (1844-1904), considéré comme le fondateur de la géopolitique. Quant au mot « Geopolitik », il a été proposé pour la première fois par le juriste suédois Rudolf Kjellen (1864-1922), qui a poursuivi et développé la réflexion de Ratzel. Ultérieurement, ce terme a rapidement conquis le monde universitaire germanique avant de s’imposer aux universitaires européens comme l’amiral britannique Halford Mackinder (1861-1947), qui enseignait la géographie à Oxford et qui a proposé sa thèse de géostratégie en 1904 opposant les puissances continentales et maritimes. Mais la montée du nazisme en Allemagne vient lourdement compromettre la géopolitique. En effet, à partir de 1922 le général Karl Haushofer (1869-1946) reprend ce terme dans la revue Zeitschrift für Geopolitik, qui devint le moyen de diffusion privilégié de la vision géopolitique allemande, imprégnée de l’idée de la spoliation de l’Allemagne, de la défense de la germanité et de la nécessité pour un peuple de contrôler un « espace vital » (lebensraum) dimensionné à sa mesure. Ainsi la géopolitique a indirectement permis à Haushofer de justifier l’expansionnisme allemand. Ce dernier épisode explique la quasi disparition de ce mot après la guerre, du fait du discrédit qui fut jeté sur cette notion.

Dans un contexte de guerre froide, Yves Lacoste se saisit du terme en 1976 pour fonder son mouvement : en ce sens il remet au goût du jour l’usage politique de la géographie. Pour Y. Lacoste, la nouvelle géopolitique traite fondamentalement des « rivalités entre Etats de pouvoir sur un territoire » (Dictionnaire de géopolitique, 1998). Lacoste affirme aussi de manière provocatrice que la géographe est « un agent de renseignements, qu’il le veuille ou non, au service du pouvoir » et qu’il doit donc « se rappeler constamment que la géographie est un savoir stratégique et qu’un savoir stratégique est dangereux ». Il y a donc clairement une utilité politique et stratégique de la géographie. Il donne dans son ouvrage l’exemple de la guerre du Vietnam, qui fournit selon lui des preuves nombreuses que la géographie sert à faire la guerre. Selon lui, entre 1965 et 1972, les Etats-Unis ont mis en place un plan de destruction systématique du réseau de digues qui protègent les plaines peuplées du Nord-Vietnam. Ces digues, qui protègent les plaines des crues, ne pouvaient faire l’objet de bombardements massifs qui auraient alerté l’opinion internationale. Il fallait donc attaquer ce réseau de digues de façon précise et discrète, en certains endroits essentiels, pour que les digues se rompent aux endroits où les inondations auraient les conséquences les plus désastreuses. Cette stratégie est pout Yves Lacoste le résultat d’un raisonnement géographique.

De manière plus générale aujourd’hui, il existe aujourd’hui un courant de géographie politique qui étudie aussi bien la géographie électorale (fondée par André-Louis Siegfried), que la géographie des frontières (Michel Foucher) etc. Pour éclairer la distinction entre géopolitique et géographie politique, Stéphane Rosière, dans Géographie politique et géopolitique (2003), a proposé de considérer la géographie politique comme « l’étude du cadre politique » et la géopolitique comme « l’étude de l’espace considéré comme un enjeu ».

En reprenant la formule de Lacoste, on pourrait dire que la géographie, ça sert aussi à aménager le territoire. Alors que le projet de la géographie académique aboutit à la description encyclopédique du monde, se développe dès le début du XXème siècle, sur ses marges et en périphérie de l’institution, un champ du savoir autonome et à visée opérationnelle, celui de l’urbanisme et de l’aménagement. Ce courant opérationnel bénéficie de la forte demande sociale et politique, notamment après la Seconde Guerre mondiale, dans la France de la reconstruction puis des Trente Glorieuses, caractérisée par une forte croissance des villes et la modernisation des infrastructures entre autres. Avec la mise en place de la DATAR en 1963 en France, on assiste à l’engagement des instances politiques dans l’aménagement de l’espace national. Le géographe devient expert à consulter en matière d’aménagement du territoire. Un expert, rappelons-le, est une personne choisie pour ses connaissances techniques : c’est un praticien. Nous pouvons prendre l’exemple du rapport Hautreux-Rochefort, qui date de 1963. Le Commissariat au Plan confie à deux géographes, Michel Rochefort et Jean Hautreux en collaboration avec la DATAR la rédaction d’un rapport sur le problème de déséquilibre du territoire français, suite à l’ouvrage de Jean-François Gravier Paris et le désert français (1947). Ils dressent alors un classement des villes françaises susceptibles de contrebalancer Paris. Aujourd’hui les géographes s’impliquent toujours beaucoup dans l’aménagement du territoire, notamment au sein des collectivités territoriales ou des politiques de la ville.

Vers une géographie prospective ? La prospective est une démarche qui consiste à élaborer des scénarios possibles à partir de données scientifiques disponibles, afin de prévoir les tendances à venir. Sa fonction première est d’être une aide à la décision stratégique. Dans les années 1950, les calculs prospectifs à long et très long terme se sont multipliés, surtout aux États-Unis, imités par tous les pays industrialisés et avec l’encouragement des Nations unies, dont tous les grands organismes ont aujourd’hui des services statistiques et de prospective. De nombreux champs de la géographie contemporaine ont une dimension prospective bien qu’ils ne se réduisent jamais qu’à cela. Ces travaux, qui donnent des prévisions chiffrées de divers phénomènes (le nombre d’enfants en situation de malnutrition en 2050, les risques de situation de stress hydrique en 2050 etc.), s’appuient souvent sur des études statistiques, introduites en géographie par la révolution quantitative. Autre enjeu de ces travaux, ils identifient des facteurs sur lesquels les pouvoirs publics peuvent intervenir afin d’empêcher la réalisation de scénarios problématiques. Divers champs de la géographie peuvent être convoqués (géographie de la santé, géographie des risques, géographie du peuplement). Les géographes du XXIème siècle se doivent dorénavant d’intégrer les grands débats contemporains comme la croissance de la population, l’urbanisation du monde, les problèmes environnementaux comme l’effet de serre et la gestion des ressources non-renouvelables, la problématique des risques etc. Aujourd’hui, le Développement durable propose un développement mondial respectueux de l’environnement comme condition nécessaire à la poursuite du développement économique et à l’exigence de justice sociale.

Géographie : « Science qui a pour objet l’espace des sociétés, la dimension spatiale du social ». LÉVY Jacques et LUSSAULT Michel (dir.), 2003, Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Paris, Belin.

Géopolitique : « On considérera donc la géopolitique comme la description des rivalités dont le territoire est l’enjeu. L’analyse géopolitique inclut, au moins, la description des dynamiques territoriales, des acteurs géopolitiques, de leurs représentations territoriales et de leurs modes opératoires ainsi que des enjeux qui les motivent ». ROSIÈRE S., 2001, « Géographie politique, géopolitique et géostratégie : distinctions opératoires » in L’information géographique, 1/2001.

un territoire est  structuré par des pôles et limités par des frontières

– étude des dynamiques territoriales = décrire l’évolution du territoire.

–  étude des acteurs : les Etats, les peuples (pas toujours conscients mais représentés). Les acteurs ont des représentations territoriales = une conception de l’espace et du cadre politique. Pour réaliser leur représentation les acteurs ont un mode opératoire (des moyens pour arriver à une fin).

– étude des enjeux = les objectifs : contrôler un territoire pour ses ressources, pour sa position géographique, pour ce qu’il représente (symbole).

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