DEFINITIONS – Géographie – “Echelle(s)”

REPÈRES CLÉS DE GÉOGRAPHIE

Les définitions

Échelle(s)

« […] Un « grand homme » et une grande maison ne sont pas « grands » de la même façon même s’il n’est pas absurde de penser que […] il y ait quelques probabilité pour que le premier se trouve à résider dans la seconde. […] »

LÉVY (Jacques) et LUSSAULT (Michel), sous la direction de, Dictionnaire de la Géographie et de l’espace des sociétés. , 2003, Paris, aux éditions belin, 1034 pages, extrait de l’article « Échelle », pages 284 à 288. Disponible au CDI.

La notion d’échelle correspond à l’idée que la taille à un effet sur le contenu, en faisant varier la taille d’un phénomène on en modifie la nature car en faisant subir des sauts quantitatifs on lui fait aussi subir des sauts qualitatifs. Une ville de 2,000 habitants est une ville mais pas comme une ville de 20 millions d’habitants. La seconde en multipliant sa population par 20,000 est devenue une autre sorte de ville.

Ainsi les « petits objets » ne sont pas le décalque en plus petit des grands. Même si il a des correspondances entre phénomènes de même famille mais de taille différente il faut admettre que quelque chose d’autre que la taille change quand la taille change.

La taille est en géographie l’une des composantes de définition d’un espace. En effet la taille par exemple différencie un lieu (ici) et une aire (tout autour d’ici). La notion d’échelle est donc importante dans la perception de l’espace par les sociétés, dont nous.

Reste à définir ce qui est grand. C’est la question des critères. Ce peut être la distance. Mais aussi les potentialités d’un espace. Ainsi le Groenland est plus grand que l’île de Java mais considérablement moins peuplé et donc moins riche de potentialités. Qui des deux est le plus « grand ». D’où l’importance en devoir de poser ses critères.

C’est la question du seuil (quand passe-t-on d’une catégorie d’échelle à une autre ?) qui se pose également. Où est « l’effet de seuil ». Ainsi l’ONU reconnaît comme « ville globale » les villes de plus de 8 millions d’habitants, mais Los Angeles n’est pas toujours considérée comme une ville globale alors que Paris (3,5 millions d’habitants) l’est. L’effet de seuil quantitatif ne suffit pas : les sièges sociaux de FTN*, les sièges d’organisations internationales (Comme l’UNESCO) entrent en ligne de compte pour définir ce qu’est une ville globale.

Il existe à l’évidence deux bornes aux deux extrêmes : l’échelle locale et l’échelle mondiale. L’échelle locale c’est l’espace du vécu, c’est-à-dire l’aire déterminée par l’emplacement des lieux que je peux fréquenter dans la journée. Même si je ne vais pas tous les jours au Club équestre il est raisonnable de penser que si je fais de l’équitation je peux y passer.

L’échelle est donc la résultante de choix. Y compris et peut-être surtout en cartographie. Le choix de projection d’une mappemonde sur un plan pour réaliser un planisphère est bien connu. La projection conforme (qui respecte les angles) de Mercator par exemple n’a donc pas la même échelle des distances à l’Équateur ou aux cercles polaires arctique et antarctique. Il s’agit ici de l’échelle cartographique à ne pas confondre avec l’échelle géographique.

Trivialement on distinguera les échelles mondiale, continentale, d’aire régionale (Une fraction de continent comme l’Asie de l’Est ou le Proche-Orient par exemple), nationales et locale.

 * FTN : Firmes Transnationales.

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