COURS À DISTANCE – Classe de Cinquièmes A & B / correction semaine du 23 mars 2020 – La montée des eaux dans le Pacifique (correction)

COURS À DISTANCE

Classe de Cinquièmes A & B / correction semaine du 23 mars 2020

La montée des eaux dans le Pacifique (correction)

 

  • Présentez la scène. Où est localisé le territoire étudié ?

 

Cette photographie nous présente une partie du littoral des îles Kiribati, un archipel situé dans l’Océan Pacifique. Les arbres renversés nous indiquent que l’île a été récemment frappée par un évènement destructeur. Les individus photographiés sont en train de reconstruire une digue constituée de pierres.

 

  • Quelle est la menace qui concerne les îles Kiribati ?

 

Les habitants des îles Kiribati sont menacés par l’élévation du niveau des mers, une des conséquences du changement climatique.

 

  • Quelles sont les conséquences pour la population des îles Kiribati ?

 

Ce phénomène a de nombreuses conséquences : « infiltration de l’eau salée » dans les sols cultivés et dans les réserves d’eau douce ; « submersion » d’une partie des terres habitées et cultivées

 

  • Comment la population et le président essayent-ils de trouver des solutions, de s’adapter à cette montée des eaux ? Que pensez-vous de ces solutions ?

Les habitants des îles Kiribati, encouragés par leur président, souhaitent quitter l’archipel et s’installer dans des zones qui ne sont pas menacées (îles Fidji, Australie, Nouvelle Zélande, Indonésie, Philippines). Ils deviennent des réfugiés climatiques.

 Bilan – développement construit

 Les îles Kiribati, petits archipel de l’océan Pacifique, sont concernées par le changement climatique. Quelles sont les conséquences de ce phénomène global ?

La principale conséquence du changement climatique perceptible dans les îles Kiribati est l’élévation du niveau des mers. Cela entraîne l’infiltration de l’eau salée » dans les sols cultivés et dans les réserves d’eau douce et la submersion  d’une partie des terres habitées. Les conditions de vie se dégradent rapidement dans cet archipel. De nombreux habitants quittent l’archipel et s’installent dans des pays voisins et moins menacés (Australie, Nouvelle Zélande…). Ils deviennent des réfugiés climatiques.

Le changement global et ses effets au Bangladesh (correction)

 Dacca, 13 millions d’habitants, est l’une des villes dont l’expansion est la plus rapide. Partout, on construit souvent trop vite et dans une étonnante imbrication, des tours de verre, des bidonvilles, des villas, des alignements de bâtiments de plusieurs étages. C’est dans un de ces immeubles sans attrait que se trouvent les bureaux du Bangladesh Unnayan Parishad, un organisme de recherche que dirige Ashan Uddin Ahmed, auteur de nombreux articles traitant de l’impact du réchauffement climatique sur le Bangladesh. Le chercheur rappelle froidement les enjeux :

« Les habitants du sud-ouest de notre pays sont aujourd’hui les plus affectés par le réchauffement planétaire. De nombreuses familles quittent cette région et viennent grossir les bidonvilles de Dacca ».

Avec plus de 140 millions d’habitants concentrés sur un territoire à peine plus grand que le quart de la France, le Bangladesh est l’un des Etats les plus exposés du monde : le troisième rapport du GIEC estimait ainsi à 5,5 millions de personnes le nombre de déplacés et à 11% la perte en territoire du plat pays bangladais pour une élévation du niveau de la mer de 45 centimètres. Où iront alors les réfugiés bangladais ? Dans les autres pays d’Asie du sud ? C’est, si l’on veut éviter les violences, très peu probables. Ashan Uddin Ahmed poursuit :

« Les organisations internationales comme l’ONU et l’UNHCR ont un rôle déterminant à jouer dans la planification des migrations massives qui s’annoncent. Pour être direct je pense que les pays qui disposent de plus de territoire vont devoir changer leur politique migratoire. Si on considère que le réchauffement climatique est un problème global, on doit chercher des solutions globales. Notre pays ne représente que 0,3% du total des émissions de gaz à effet de serre. C’est-à-dire moins que la ville de New York ; Nous devons nous même réduire nos émissions, c’est un devoir moral. Mais dans le même temps, si le reste du monde ne fait rien, il y aura une catastrophe humanitaire majeure. Tous les pays doivent s’efforcer de réduire leurs émissions.  Je propose la solution suivante : chaque pays doit prendre à sa charge, à savoir transporter et accueillir, un quota de réfugiés climatiques qui serait fonction de ses niveaux d’émission de gaz à effet de serre présents et passés ».

                                                                       Source : d’après un article publié dans le Monde diplomatique en avril 2007.

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5.1.3._5ème cours à distance semaine 1 correction Kiribati et Bangladesh

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