DEVOIRS & CORRECTIONS – Classe de Seconde, Correction de l’étude critique d’un document d’Histoire « Saladin proclame sa victoire sur les croisés et les marchands chrétiens. »

DEVOIRS & CORRECTIONS

L’article est constitué de sujet et de sa proposition de corrigé à la suite. Les documents principaux sont à télécharger en fin d’article.

Histoire

ÉTUDE CRITIQUE D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

Sujet – La Méditerranée médiévale : un espace d’échanges et de conflits à la croisée des trois civilisations. 

Vous étudierez cet extrait du Livre des deux jardins d’Abû Shâmâ de manière critique afin de montrer à l’aide du contexte, de vos connaissances et des informations du document dans quelles mesures on peut affirmer que la Méditerranée est à la fois un espace d’échanges et de conflits au XIIème siècle de l’ère commune ? Vous montrerez également que ce document appartient au genre du discours de la propagande politique. 

Document. « Saladin1 proclame sa victoire sur les croisés et les marchands chrétiens. »

« […] [En 1174 le roi de Sicile, Guillaume II] a fait devant Alexandrie une manifestation imposante, terrible. Jamais la mer n’avait porté tant de vaisseaux, jamais elle n’avait été couverte d’un tel nombre de fantassins et de cavaliers. C’était une province, que dis-je ! des provinces qu’elle transportait, une armée comme jamais roi n’en n’avait conduit ; mais Dieu lui a infligé une défaite honteuse. Parmi nos ennemis, il y avait aussi des soldats de Venise, de Pise et de Gênes, mais tous se comportaient tantôt comme des guerriers exerçant de sérieux dommages et brûlant d’une haine inextinguible, tantôt comme des voyageurs qui s’imposaient à l’Islam par le commerce et échappaient à la rigueur des règlements. Eh bien, il n’est pas un seul d’entre eux qui ne vienne aujourd’hui nous apporter2 les armes par lesquelles il mène son combat et son jihad3, pas un qui ne recherche notre faveur par l’offre de ses produits et de ses biens les plus précieux. Nous avons établi de bons rapports avec eux tous et conclu des traités de paix avantageux, en dépit de leur résistance et en plaçant nos intérêts au dessus des leurs. […] »

Abû Shâmâ AL-MAQDISI, (Calendrier de l’Hégire 599–665/correspondance dans le calendrier grégorien 1203–1268), Livre des deux jardins. Ou histoire des deux règnes, pages 177 à 181, date de rédaction inconnue.

[1.] Salah ad-Din, le « Saladin » des Chrétiens, est un chef de guerre et homme politique kurde du XIIème siècle : artisan de la défaite des Croisés et responsable de la reprise par les musulmans de Jérusalem (1187), troisième lieu le plus saint de l’Islam. Il est le fondateur de la dynastie des Ayyoubides.

[2.] Comprendre : nous vendent.

[3.] Entendu ici dans son sens large de guerre sainte, y compris celle menée par les Chrétiens qu’on appelle en Europe les Croisades.

SOURCES : extrait du Recueil des historiens des croisades, (RHC), Paris, 1898, volume II, tome IV Historiens orientaux, compilation et appareil critique d’Arthur BEUGNOT, cité par Christophe PICARD à la page 342 de son ouvrage La Mer des Califes. Une histoire de la Méditerranée musulmane, 2015, Paris, aux éditions du Seuil, collection « L’Univers Historique », 439 pages, ISBN 978-2-02-098381-5, cote CDI La Fontaine 909.09.27 PIC.

Proposition de corrigé

ÉTUDE CRITIQUE D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

Sujet – La Méditerranée médiévale : un espace d’échanges et de conflits à la croisée des trois civilisations. 

Document. « Saladin proclame sa victoire sur les croisés et les marchands chrétiens. »

                                               À l’heure où des milliers de migrants subsahariens et moyen-orientaux traversent la Méditerranée sur des embarcations de fortune, souvent au risque de leur vie, aidés par des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) horrifiées par les conditions de traversées, les États riverains tentent d’en contrôler les flux, parfois en utilisant leurs marines de guerre : au même moment, des porte-containers et des paquebots géants traversent la même mer, mais d’un autre monde, celle des flux libéralisés. Au XXIe siècle, la Méditerranée est un espace de conflits tout autant que d’échanges. Dix siècles auparavant, alors que les croisades atteignaient leur paroxysme, il en était exactement de même : conflits et échanges allaient au même rythme, souvent de pair.

                C’est de cette réalité paradoxale et ambivalente dont traite le document intitulé « Saladin proclame sa victoire sur les croisés et les marchands chrétiens », extrait du Livre des deux jardins. Ou histoire des deux règnes d’Abû Shâmâ AL-MAQDISI, vraisemblablement rédigé au XIIIe siècle. Abû Shâmâ AL-MAQDISI utilise ici, sans doute, un extrait d’une correspondance de Saladin envoyée aux souverains Almohades avec lesquels Saladin était en rivalité pour le contrôle de la Méditerranée.

                Dans quelles mesures peut-on affirmer que l’extrait du livre d’Abû Shâmâ AL-MAQDISI témoigne de l’équilibre géopolitique et économique de la Méditerranée au XIIe siècle ?

                La Méditerranée au XIIe siècle est un espace de conflits : d’autant plus qu’avec Saladin la réaction musulmane aux croisades entraîne l’expulsion des Chrétiens des territoires qu’ils avaient annexés au XIe siècle et au début du XIIe siècle. Mais la Méditerranée est aussi un espace d’échanges, et d’abord d’échanges marchands comme en témoigne le document. Cependant, la proclamation de Saladin rentre dans une logique de compétition politique avec les autres souverains musulmans et sa proclamation de victoire doit être prise, aussi, sous l’angle de la propagande.

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La Méditerranée au XIIe siècle est un espace de conflits : d’autant plus qu’avec Saladin, la réaction musulmane aux croisades entraîne l’expulsion des Chrétiens des territoires qu’ils avaient annexés au XIe siècle. L’extrait du Livre des deux jardins. Ou histoire des deux règnes d’Abû Shâmâ AL-MAQDISI, vraisemblablement rédigé au XIIIe siècle, en témoigne.

« […] Jamais la mer n’avait porté tant de vaisseaux, jamais elle n’avait été couverte d’un tel nombre de fantassins et de cavaliers. […] » (Lignes 2 & 3) déclare Saladin. Il décrit une attaque subie par Alexandrie en 1174 de la part du roi normand de Sicile, Guillaume II. Pour Saladin cette armée était « […] une armée comme jamais roi n’en n’avait conduit […] » (Ligne 4). C’est l’un des épisodes des Croisades (« […] il mène son combat et son jihad […] », ligne 10). En 1095, Urbain II proclame la croisade » : tout chrétien qui coud sur son vêtement la croix et se met en route pour délivrer le tombeau du Christ sera remis de ses pêchés. L’appel est entendu par des dizaines de milliers de Chrétiens. En 1096 des « pauvres » (Paysans, petits artisans) et des marginaux suivent Pierre l’Ermite et Gauthier sans Avoir pour une expédition qui traverse les Balkans, sillonnant son passage de massacres de chrétiens orthodoxes et de nombreux pogroms. Les Seldjoukides exterminent cette croisade en Anatolie. Mais celle des princes, arrivée grâce aux navires des communes italiennes, prend Jérusalem en 1099. La foi des Croisés est intense (« […] tous se comportaient […] comme des guerriers exerçant de sérieux dommages et brûlant d’une haine inextinguible […] », lignes 6 et 7). Dès lors les Chrétiens s’installent en Terre sainte, créant les « États latins d’Orient » (1099-1291). Les dissensions entre Chrétiens sont cependant fortes : Guillaume II de Sicile combattit plus longtemps les Byzantins en Thessalonique que les Musulmans en Égypte.

                La réponse musulmane tarde, et la chute de Jérusalem, troisième lieu le plus saint de l’Islam, passe quasiment inaperçu. En cause l’extrême fragmentation du monde arabo-musulman au XIIe siècle. En Méditerranée occidentale, l’Al-Andalous et le Maghreb sont depuis le VIIIe siècle et la prise du pouvoir des Abbasides une région autonome, de même que l’Égypte des Fatimides. Le calife de Bagdad est un fantoche qui ne tient sont pouvoir que d’une myriade d’émirs et de cheiks de moins en moins arabes, de plus en plus souvent turcs. Tels Nur al-Dîn de Mossoul et sont vassal Salah-al-Dîn. Celui reconquiert l’Égypte aux mains des califes fatimides et en devient le régent (« […] a fait devant Alexandrie une manifestation imposante, terrible […] », lignes 1 & 2). Saladin fait proclamer la guerre sainte, le jihad, et « […] Dieu lui [Guillaume II de Sicile] a infligé une défaite honteuse […] » (Ligne 5). Pourtant, pour réaliser l’unité du monde musulman, au moins au Proche Orient, Saladin combat autant les princes musulmans turcs que les croisés. En 1187, débarrassé des rivaux musulmans, il conquiert Jérusalem : restaurant l’Islam dans la ville, il laisse le Saint-Sépulcre aux Chrétiens, rend les synagogues à la communauté juive. Naît alors la légende doré de Saladin, le « preux chevalier », respecté des Chrétiens comme des Musulmans. Après ses conquêtes, les Croisés ne possèdent plus que quelques places fortes (Dont le célèbre Krak des Chevaliers) et quelques villes côtières (Dont Tyr et Saint Jean d’Acre).

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Mais la Méditerranée est aussi un espace d’échanges, et d’abord d’échanges marchands comme en témoigne le document, notamment quand Abû Shâmâ AL-MAQDISI fait dire à Saladin, dans Livre des deux jardins. Ou histoire des deux règnes, qu’« […] il y avait aussi des soldats de Venise, de Pise et de Gênes, mais tous se comportaient tantôt comme des guerriers […], tantôt comme des voyageurs qui s’imposaient à l’Islam par le commerce […] » (Lignes 5 à 8).

                La Méditerranée au XIIe siècle est, en effet, un espace d’échanges, et d’abord d’échanges marchands. Saladin cite les principales cités marchandes d’Italie du Nord qui ont le quasi monopole du commerce dans la Méditerranée orientale, « […] Venise, de Pise et de Gênes […] » (Ligne 6). Leurs marchands sont installés dans les funduk des grandes villes commerciales du monde musulman (Alexandrie) et byzantin (Constantinople). Terminaux des routes de la soie terrestres (Qui aboutissent dans l’empire byzantin) et maritimes (Qui aboutissent dans le monde musulman), les villes côtières de Méditerranée orientale sont très dynamiques : le verre, la soie, les brocards d’Afghanistan et d’Iran, la mousseline de Mossoul, le fer travaillé de d’or et d’argent de Damas (Damasquinage), l’ivoire de la côte orientale d’Afrique sont échangés contre les produits bruts ou travaillés venus d’Occident : bois, laine, acier (« […] il n’est pas un seul d’entre eux qui ne vienne aujourd’hui nous apporter les armes […] », lignes 9 et 10), l’argent, l’ambre, le blé, les vins… Les cités-États assurent le transbordement maritime des deux rives de la Méditerranée. Plus largement, elles assurent l’interface entre l’Occident et l’Orient, parfois extrême : les POLO vont jusqu’en Chine. Le transport des armées croisées n’est pas gratuit ; les cités italiennes mobilisent des flottes énormes de navires et de galères, opérations logistiques mais aussi financières qui font de ces cités-États les banquières des croisades des princes. En 1204, la IVe croisade est détournée sur Zadar, que les Vénitiens veulent reconquérir, puis vers Constantinople qui est mise à sac. Le divorce entre Orthodoxe et Catholique, initié avec le schisme de 1054 est consommé.

                Mais la Méditerranée au XIIe siècle est aussi un espace de diffusion des savoirs et des pratiques. Les cités-États italiennes comme Venise ou Gènes profitent du savoir-faire comptable et financier des marchands musulmans pour développer les premières sociétés par actions de navires, ou la comptabilité moderne, les entrepôts vénitiens sont appelés fundaco, italianisation du funduk arabe. Quand les Vénitiens battent monnaie, ils l’appellent le Zecchini, déformation du Sekke arabe, pièce d’or du commerce musulman. Les emprunts chrétiens sont immenses : la philosophie grecque (Notamment Aristote) est redécouverte par le biais des philosophes arabes : encore faut-il rappeler que tous les savants arabes ne sont pas musulmans, comme en Syrie et en Irak où les communautés de chrétiens d’Orient ont pieusement conservés les traités antiques. Le verre est importé du Proche-Orient par les Italiens : à Venise, les verriers s’installent sur l’île de Murano, où ils sont toujours… Certains territoires sont des carrefours culturels étonnants. La Sicile des rois normands, celle de Guillaume II de Sicile, est un des exemples édifiants. Palerme est une ville multiculturelle : les églises, souvent des mosquées reconverties, étaient autrefois des basiliques romaines puis byzantines. Nombre de serviteurs des rois normands sont des musulmans qui jouissent en Sicile d’une liberté de culte inédite dans le monde chrétien très intolérant : c’est le cas d’Al-Idrissi dont le traité de Géographie est un summum du savoir cartographique du Moyen-âge.

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                               Cependant, la proclamation de Saladin rentre dans une logique de compétition politique avec les autres souverains musulmans et sa proclamation de victoire doit être prise, aussi, sous l’angle de la propagande.

                Fin politique, Saladin eut comme projet de réunifier les musulmans sous une même loi. Fidèle serviteur des califes de Bagdad, il ne porta jamais le titre de Calife (Lieutenant de Dieu sur Terre et successeur de Mahomet) bien qu’il fonda une dynastie de dirigeants puissants, les Ayyoubides. Sa proclamation vise aussi à montrer qu’il est, parmi les dirigeants militaires et politiques de cet Islam fragmenté, le seul légitime : et cette légitimité il la tient de Dieu (« […] Dieu lui a infligé une défaite honteuse […] », lignes 4 et 5). C’est cette légitimité qui permet à Saladin de vaincre des ennemis comme « […] Jamais la mer n’avait porté tant de vaisseaux, jamais elle n’avait été couverte d’un tel nombre de fantassins et de cavaliers […] » (Lignes 2 et 3). Les superlatifs s’accumulent dans la proclamation de Saladin : « […] une armée comme jamais roi n’en n’avait conduit […] » (ligne 4), « […] brûlant d’une haine inextinguible […] » (Ligne 7), « […] C’était une province, que dis-je ! des provinces qu’elle transportait […] » (Lignes 3 et 4). La proclamation de Saladin entre évidemment dans le cadre de la communication politique : affrontant victorieusement et seul des ennemis comme jamais un autre chef musulman n’avait eu à en affronter, il est donc élu par Dieu pour mener la reconquête et l’unité des musulmans au nom du Calife. Sans nier le danger que représentait alors le Royaume de Sicile (Un royaume franc niché au cœur de la Méditerranée et contrôlant les routes maritimes Ouest-Est, avec des amiraux audacieux capables aussi bien de menacer les Almohades installés nouvellement aux Baléares que les troupes de Saladin en Égypte), rappelons que l’expédition de Guillaume II de Sicile tourna rapidement court et que les efforts de ce royaume furent rapidement orientés contre les … Byzantins.

                En dépit d’une forte orientation politique, cette proclamation n’en révèle pas moins les modes de pensée des souverains médiévaux à l’égard du commerce et nous permet de comprendre comment guerre et commerce pouvaient aller de pair en Méditerranée au XIIe siècle. Le problème du commerce entre Chrétiens et Musulmans se pose avec plus d’acuité dans le monde musulman, où les souverains qui tirent leur légitimité de Dieu ne peuvent se défausser de la responsabilité du commerce avec l’infidèle sur des cités-États souveraines. Est-il licite ou illicite de commercer avec les Chrétiens ? Saladin est clair : le commerce est régit par des accords formels (« […] Nous avons établi de bons rapports avec eux tous et conclu des traités de paix avantageux, […] en plaçant nos intérêts au dessus des leurs […] », lignes 11 à 13). Le commerce est donc encadré par des accords, mais des accords avantageux pour les Musulmans, donc l’Islam. Les Cités-États italiennes avaient tendance à user des croisades et de la fragmentation du monde musulman pour échapper à leurs obligations fiscales (« […] des voyageurs qui s’imposaient à l’Islam par le commerce et échappaient à la rigueur des règlements […] », lignes 7 et 8). Mais les accords permettent à Saladin de faire rentrer les Italiens dans le rang (« […] tous et conclu des traités de paix avantageux […] », ligne 12). Comme tous les princes de son époque, Saladin voit le commerce avec les Chrétiens comme un moyen de les affaiblir : ainsi note-t-il « […] pas un seul d’entre eux qui ne vienne aujourd’hui nous apporter les armes par lesquelles il mène son combat […] » (Lignes 9 et 10). Sans voir que les profits du commerce renforcent la puissance des États marchands, qui sont aussi des États chrétiens. Les rois chrétiens tiennent les marchands et le commerce dans la même piètre estime… Non seulement le commerce enrichit, mais les transferts de compétences sont d’envergure : le secret des verriers de Murano appris des Musulmans en est l’exemple le plus célèbre.

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                                La Méditerranée au XIIe siècle est celle des flottes de guerres charriant les combattants ennemis sur les deux rives, celles des corsaires et des pirates, pirates sarrasins comme l’historiographie s’est plu à se le remémorer, oubliant facilement qu’aux exploits des « Barbaresques » répondaient ceux des Vénitiens chassant les navires génois de leur sphère byzantine d’influence. C’est aussi celle des marchands : c’est d’ailleurs souvent l’occasion qui différenciait la galère marchande de la galère corsaire, les mêmes navires et les mêmes équipages pouvaient être l’un et l’autre. Marchands, corsaires, pirates, pèlerins, soldats sillonnent cette mer en même temps, quand ils ne sont pas en même temps les uns et les autres.

Si cette réalité semble quelque peu paradoxale c’est que nous oublions qu’aujourd’hui encore Chine et États-Unis en Mer de Chine, Union Européenne et Russie en Mer Noire, allient, eux aussi, commerce et rivalité militaire, sans parler de la « Guerre froide » (1947-1991) où les mêmes États pouvaient se faire la guerre et en même temps commercer, le tout à l’échelle du globe… Le XIIe siècle paraît, finalement, très actuel.

© Souleymane ALI YÉRO, Erwan BERTHO & Ronan KOSSOU (2019)

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1.7.1.1.1._2de_DEVOIR_MAISON_Histoire_Etude_Mediterranée_2019-2020 1.7.1.1.2._2de_DEVOIR_MAISON_Histoire_Texte_Saladin_Correction

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